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30 reviews en 30 jours – Minnesota Timberwolves : le duo Towns / Wiggins est mort, vive le duo Towns / D’Lo

Karl Anthony Towns KAT 14 janvier 2020 3

Et un projet qui fait plouf, un.

Source image : YouTube

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

Disons que la hype n’était pas spécialement au rendez-vous. Karl-Anthony Towns nous teasait évidemment une nouvelle saison à des hauteurs statistiques incroyables, les jeunes Okogie ou Culver devaient s’immiscer au plus vite dans un projet un peu hasardeux, on attendait (depuis six ans) un Andrew Wiggins régulier dans l’effort, mais dans tous les cas la densité de la Conférence Ouest ne laissait que très peu de place à un quelconque espoir de Playoffs pour les Loups…

Le bilan

19 victoires, 45 défaites. Autant dire que cette saison fut… compliquée. Compliquée, étrange, et… impossible ou presque à prévoir. Tout d’abord ? Un début d’exercice énorme, avec une première sortie de folie à Brooklyn et un bilan de 4-1 après une semaine de régulière et même de 10-8 après un mois de compétition. Karl-Anthony Towns est exceptionnel, comme prévu, ça envoie des gros fights avec Joel Embiid pour agrémenter tout ça, mais c’est surtout… Andrew WTF Wiggins qui évolue à un niveau stratosphérique. Au scoring, à la distribution, en défense, tout en justesse, le n°1 de la Draft 2014 joue comme un MVP et c’est tout le Minnesota qui chante en même temps qu’il hallucine. Malheureusement la joie sera de courte durée car le pivot à tout bien faire de Minny verra sa saison rapidement compromise. Genou, poignet, tanking, pas de All-Star Game pour Katou et dans le même temps Andrew Wiggins redevient le Dede qu’on connait, et dans le même temps les Wolves enchainent notamment une série de onze défaites et une autre de treize histoire de verser pour de bon vers le fond du panier et se positionner à la Draft 2020. Le premier mois est dans le rétro et la suite ne sera qu’une succession d’évènements préparant surtout l’avenir proche de la franchise. Le départ de Jeff Teague, celui de Gorgui Dieng, celui de Robert Covington et celui… d’Andrew Wiggins, puis les arrivées de Malik Beasley, Juan Hernangomez et D’Angelo Russell, au cœur d’une fin de saison bizarroïde mais assurant en tout cas une belle avant-dernière place à l’Ouest en vue de la prochaine Lottery. Un énorme trou d’air donc en milieu de saison mais des points positifs néanmoins avec par exemple les progrès de Jarrett Culver ou l’explosion de Malik Beasley en fin de saison. Rendez-vous donc… on sait pas quand, avec un KAT sans jambe de bois si possible.

L’évènement marquant

Deux soirées d’hiver qui auront définitivement changé le visage de la franchise. Nuit du 5 au 6 février, la trade deadline c’est demain mais dans quelques bourgades cainri on a décidé de prendre le taureau par les cornes. Parmi ces aficionados du changement ? Les Wolves donc, qui récupèrent ce soir-là Malik Beasley, Evan Turner, Jarred Vanderbilt, Juancho Hernangomez + le 1er tour de Draft 2020 des Nets en se débarrassant de Robert Covington, Jordan Bell, Noah Vonleh, Keita Bates-Diop et Shabazz Napier. Welcome aux Nuggets du Minnesota mais dès le lendemain un coup de tonnerre plus rude encore se fera entendre au dessus du Target Center… En effet, une quinzaine d’heures plus tard, si Gorgui Dieng fait ses valises pour Memphis et que James Johnson rejoint quant à lui la bande à Kevin Costner, c’est surtout… Andrew Wiggins qui quitte le Minnesota et qui rejoint les Warriors avec des tours de Draft, croisant à l’aéroport (encore ouvert à l’époque) D’Angelo Russell, Omari Spellman et Jacob Evans. En 24h la franchise a tout rasé ou presque, on est reparti pour un tour en espérant gagner un peu plus qu’un match de Playoffs en dix ans.

Les petits nouveaux

Deux joueurs draftés par les Wolves en juin dernier. Connaissez-vous Jaylen Nowell ? Non ? Logique, seule sa famille est aujourd’hui capable de nous parler de son jeu. Big-up par contre au grand Naz Reid, pivot énergique non-drafté qui a su tirer son épingle du jeu en fin de saison notamment, mais focus plutôt sur le n°6 de la cuvée 2019, Jarrett Culver, qui aura fini par se faire une jolie place dans le roster après un début de saison timide. 9,2 points et 3,4 rebonds cette année pour l’ancien arrière de Texas Tech, 15 pions par match entre la Saint-Sylvestre et la fin du mois de janvier, et un profil de vrai two-way player qui se dessine, pas encore au point avec son tir mais efficace dans le périmètre et agressif quand il attaque le cercle, poke Brook Lopez. Une première saison solide à défaut d’être exceptionnelle, avec suffisamment de skills posés pour être pressé d’assister à l’acte II la saison prochaine.

L’image de la saison

31 octobre dernier. Si la soirée se terminera avec la chute du golgoth Baynes sur la mimine de Steph Curry, quelques heures auparavant c’est à une vraie foire d’empoigne à laquelle on aura eu droit. Le ton montait depuis quelques jours entre Sixers et Wolves et lors d’un match géré tranquillement jusque-là par Philly… Joel Embiid et Karl-Anthony se mettent en scène. Pif, paf, pouf, gouache dans la gueule, tentative d’étranglement, excitation de Mike Scott et durant trois minutes on vit le plus gros bordel de la saison avant l’apparition de cette putain d’année 2020 de malheur. Le cirque continuera quelques heures sur les réseaux sociaux, NBA 3.0 oblige, et si les deux grands gamins en rigoleront sans doute un jour ensemble, l’atmosphère en cette nuit d’Halloween rappelait clairement celle de Zombi Land.

La suite des évènements

Évidemment la Lottery sera suivie de près dans le Minnesota, et la saison 2020-21 devrait en tout cas s’articuler autour d’un axe D’Angelo Russell – Malik Beasley – Jarrett Culver – Karl-Anthony Towns. A voir comment les jeunes Hernangomez, peut-être Vanderbilt ou même Josh Okogie (saison 2019-20 à tâtons) pourront s’inscrire sérieusement dans un projet de victoires, mais la colonne vertébrale gérée par Ryan Saunders semble tout de même capable d’assurer un peu plus de wins que la saison passée. Attention car Charles-Antoine Villes ne sera bientôt plus considéré comme un jeune, attention car Charles-Antoine Villes en aura peut-être bientôt marre de prendre des branlées même si son board lui a fait le cadeau récemment de ramener en ville un des ses meilleurs potes. Il va falloir gagner messieurs, très vite.

  • Si la saison régulière reprenait : attention Malik, faudrait pas gagner trop de matchs non plus
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : une fois de plus Karl-Anthony Towns n’y participerait pas

Une nouvelle saison pourlingue mais cette fois-ci en son sein… une petite révolution. Y’a du talent, pas tant que ça mais peut-être juste ce qu’il faut pour enfin sortir les Wolves d’un ventre mou qui commence à les connaitre par cœur. Chapitre Wiggins fermé, on enchaine.

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