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Les Lakers et les Pistons surveillent le dossier Miles Bridges : dans l’attente de l’enquête de la Ligue, les deux franchises restent à l’affût

Miles Bridges 2 17 janvier 2022

En dépit du reste, le joueur intéresse.

Source image : NBA League Pass

Beaucoup le croyaient hors circuit du fait de son arrestation pour violences conjugales. En cette fin de semaine, son statut d’agent libre restreint avec les Hornets aurait finalement réveillé l’intérêt de plusieurs franchises NBA, restées à l’affût depuis le début de l’affaire, qui attendent aujourd’hui l’enquête de la NBA pour s’attacher les services de l’ailier de 24 ans. Débrief.

C’est l’une des infos/rumeurs qui va faire jaser en cette fin de semaine : selon Shams Charania de The Athletic, Lakers et Pistons seraient intéressés par la piste… Miles Bridges. Sur le papier, l’ailier des Hornets reste sur une saison 2021-22 à 20,2 points à 49% au tir dont 33% du parking, 7 rebonds et 3.8 assists de moyenne en 80 matchs disputés. Il est actuellement agent libre « restreint » avec la franchise de Caroline du Nord. C’est-à-dire ? C’est-à-dire que le joueur est libre de solliciter des offres d’autres équipes pour de nouveaux contrats – comme un agent libre « non restreint » – à la seule différence que Charlotte possède le droit d’égaler le montant du nouveau contrat proposé par la concurrence, histoire de conserver Miles Bridges dans ses rangs. Une figure de cas comme mille autre.

Comme mille autre… vraiment ?

Fin juin, Miles Bridges a été écarté du circuit NBA pour une accusation de violences domestiques sur son ex-compagne. Le statut du joueur passe alors de « All-Star en devenir, futur de la NBA, grand acteur annoncé de la Free Agency 2022 » à « indésirable » au sein d’une Ligue qui ne prend aucun risque en matière de justice. Il faut que le jugement ait lieu et que lumière soit faite sur cette affaire bien sombre. Une fois le procès ouvert, Miles Bridges procède en trois temps : il plaide non coupable fin juillet, se rétracte sur les prochaines séances, puis se met d’accord avec la justice américaine autour d’un « plaidoyer de non contestation ». Qu’est-ce que c’est que ça ? En gros, Miles Bridges avoue “en échange” de la sympathie du Barreau et n’est condamné qu’à trois ans de mise à l’épreuve. Il ne passera pas par la case prison.

Et maintenant, on fait quoi ? La justice américaine a rendu son verdict, donc théoriquement, Miles Bridges peut reprendre sa vie professionnelle là où il l’avait arrêtée. Il lui faut encore attendre le feu vert de la NBA qui, indépendamment du verdict rendu par la justice américaine, enquête actuellement sur son plaidoyer de crime. En tant qu’employeur de Bridges, la Ligue peut décider de suspendre le joueur pour une durée qui varie énormément au cas par cas. On se souvient de l’affaire Darren Collison, accusé de violences conjugales au printemps 2016, déclaré coupable par son propre plaidoyer de non contestation. Le meneur de Sacramento avait finalement été suspendu 8 matchs par la NBA. En 2014, arrêté à sa sortie de l’hôtel Mariott d’East Lansing dans le Michigan, Jeffery Taylor – ailier des Charlotte Bobcats – avait lui aussi été arrêté pour violences conjugales. Il a pris 24 matchs par la Ligue. En fait, la durée de la suspension varie en fonction de la gravité/violence des faits en interne. La NBA se réserve le droit d’aller interroger les victimes pour obtenir de plus amples informations sur le comportement exact du joueur dans leur ancienne relation. Elle tire ensuite un enseignement global de toutes les infos récupérées, et agit en fonction.

Mais c’est bizarre : la Free Agency est terminé et… Miles Bridges est encore agent libre restreint ?

Comme dit plus haut, c’est un cas de figure un peu spécial pour ce dossier qui n’a pas pu se régler en temps et en heure. Dès que la NBA donnera son feu vert (et la durée de la probable suspension), Miles Bridges sera réautorisé à agir comme un agent libre restreint. Les Pistons, les Lakers et toutes les autres franchises intéressées par ses services, seront elles aussi en mesure de lui proposer un gros contrat. Somme toute les Hornets pourront matcher avec ces offres, comme si rien ne s’était jamais passé.

Affaire bien dommageable dans le paysage NBA, laquelle peut susciter des interrogations éthiques quant à la tournure qu’elle s’apprête à prendre : un gars comme Jeffery Taylor n’a rejoué que 29 matchs après son plaidoyer non contestation. La suite de carrière de Miles Bridges s’engagera-t-elle sur la même pente ? Rien de moins sûr.

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