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Preview des Chicago Bulls – saison NBA 2022-23 : après une saison double-face, peut-on franchir un pallier dans l’Illinois ?

Bulls 5.10.22

L’humeur est au beau fixe à Chicago.

Source image : Youtube

Classique parmi les classiques, la preview globale de franchise est prête pour le client du jour. Aujourd’hui, le client s’appelle les Chicago Bulls. On ne change pas grand chose et on intègre les jeunes, pour viser plus haut qu’une sixième place à l’Est.

Ce qu’il s’est passé la saison dernière

Quand on se souvient de la manière avec laquelle la saison 2021-22 avait démarré, on a toujours du mal à croire comment elle s’est terminée. Ça, c’est ce qu’on écrivait il y a quelques jours dans la grosse preview épisode Pelicans. Pour les Bulls, on peut dire à peu près la même chose, mais à l’inverse, et en nuançant quand même un peu. Chicago, après 38 matchs, était premier (oui, oui, premier) à l’Est avec un bilan de 27 victoires pour 11 défaites. On voyait déjà les Bulls en haut de l’affiche, leur nom dix fois plus gros que ceux des autres, mais patatra, Alex Caruso s’est blessé et Lonzo Ball aussi, et les hommes de Billy Donovan ont dégringolé. Au final, une sixième place à l’Est quand même pas dégueu, mais qui aurait pu être beaucoup plus belle. Et puis, qui dit sixième place dit premier tour de Playoffs difficile, on est tombé sur les Bucks et on n’a pas pu éviter la défaite. Finalement, toutes les arrivées de l’intersaison (DeRozan, Ball, Caruso) ou à la trade deadline précédente (Vucević) auront porté leur fruit, mais peut-être pas autant qu’on n’aurait pu l’imaginer. Il faut dire aussi que la Conférence Est est très, très forte et serrée depuis quelques années. Et qu’elle devrait l’être encore plus cette saison.

Le marché de l’été

  • Ils partent : Tyler Cook, Troy Brown Jr.
  • Ils prolongent : Zach LaVine, Derrick Jones Jr., Patrick Williams
  • Ils arrivent : Andre Drummond, Goran Dragić, Dalen Terry

Un marché plutôt tranquille cet été du côté de l’Illinois. La plus grosse annonce de l’intersaison c’est la prolongation de Zach LaVine et donc un contrat de 215 millions de dollars sur cinq ans, le pactole pour l’un des meilleurs dunkeurs joueurs de la Ligue. Côté départs, Troy Brown Jr. a rejoint les Lakers, tandis que Tyler Cook a fait ses bagages mais ne manquera pas trop à Chicago : 10 minutes de moyenne par match, il sera facilement remplacé, notamment par un arrivant, Goran Dragić. Le Slovène a signé un contrat d’un an, et ça donne un back-up expérimenté à l’arrière pour les Bulls. Dalen Terry a été drafté à la 18è position en juin, tandis qu’Andre Drummond a été recruté pour le concours de rebonds de la kermesse annuelle. On est un peu dur avec le pivot qui pourra faire un back-up correct à Nicola Vusević et viendra apporter de la taille à cet effectif. Si cet été a vu peu de signatures, c’est qu’on compte sur les jeunes pour améliorer cette équipe, et notamment Ayo Dosunmu et Pat Williams, qui vient de voir l’option sur sa quatrième année de contrat exercée par la franchise.

Le roster 2022-23 des Bulls

  • Meneurs : Ayo Dosumnu, Goran Dragic, Carlik Jones, Lonzo Ball, Dalen Terry
  • Arrières : Zach LaVine, Alex Caruso, Coby White
  • Ailiers : DeMar DeRozan, Javonte Green, Derrick Jones Jr.
  • Ailiers-forts : Patrick Williams, Marko Simonovic
  • Pivots : Nikola Vucević, Andre Drummond, Tony Bradley

En orange les starters pressentis, selon les fameuses sources proches du dossier

Le roster des Bulls est quand même assez joli à voir. Le starting five pressenti est très équilibré et très bon, surtout si les jeunes pousses comme Patrick Williams ou Ayo Dosunmu continuent de progresser et trouvent leur place. Pour ce qui est de la seconde unité, c’est pas mal non plus. Même s’il a perdu de sa superbe avec les années, Goran Dragić reste un back-up correct et surtout très expérimenté, comme Andre Drummond toutes proportions gardées. Marko Simonovic est lui une énigme, il n’a joué que quatre minutes de moyenne depuis sa draft et on se dit que ce sera peut-être encore compliqué cette année. Mais Javonte Green ou Derrick Jones Jr. peuvent dépanner au poste 4 pour éviter d’en faire le point faible du roster. Ce qui manque le plus à cet effectif ? Du shooting longue distance pour gagner en spacing. Si c’est le seul point faible de Chicago, ça se passera bien pour les hommes de Billy Donovan.

Une petite vidéo en passant ?

Les salaires 2022-23 des Chicago Bulls

TTFL : les joueurs des Bulls à suivre

Un nom ressort particulièrement à Chicago quand on parle TTFL : DeMar DeRozan évidemment. Il vient d’effectuer sa meilleure saison l’année passée, avec un record de 84 points TTFL sur un match, et jamais moins de 15 points inscrits sur un match de saison régulière. Niveau constance ça se pose là. Derrière, on pourra aussi compter sur Zach LaVine quand DeRozan n’est plus disponible parce que oui, 30 jours c’est long et parfois on n’a pas le choix. LaVine, peut-être poussé par son nouveau contrat hypermax ou gigamax, on dirait des noms de Pokémons, pourrait nous sortir lui aussi sa meilleure saison. En tout cas, il s’est déjà fait plaisir niveau TTFL avec une moyenne de 33,4 points, même si on est loin des 42 points de son partenaire.

Infirmerie, le point sur les blessures

Quand on s’intéresse à l’infirmerie de Chicago, pas moins de six noms ressortent. Patrick Williams, pour commencer, a subi une luxation périlunaire au poignet gauche fin octobre 2021 et est passé au bloc pour réparer les ligaments rompus. Il a raté soixante-cinq matchs et est revenu progressivement fin mars. Lonzo Ball a pour sa part terminé sa saison mi-janvier dernier pour une contusion osseuse et une petite déchirure méniscale au genou gauche. Il a subi une méniscectomie partielle, alors qu’il avait déjà été opéré en 2018 pour la même blessure. Le retour prévu initialement prévu six à huit semaines plus tard n’a cessé d’être repoussé en raison de douleurs et d’une gêne l’empêchant de courir et de sauter. Il est repassé au bloc fin septembre pour un débridement arthroscopique et doit être réévalué courant novembre mais il est peu probable qu’il fasse son retour en 2022. Javonte Green, quant à lui, a manqué douze matchs en janvier pour une élongation aux adducteurs droits. Opéré d’un labrum déchiré à l’épaule gauche en juin 2021, Coby White a démarré la saison dernière mi-novembre avec un temps de jeu limité. Il a également raté deux matchs en février pour une petite élongation aux adducteurs droits. Plus récemment, il a quitté le premier match de présaison avec une contusion au genou gauche mais est retourné au jeu pour le match suivant$. Alex Caruso a lui aussi connu plusieurs alertes la saison passée : un match pour des douleurs au poignet, deux pour une tension aux ischio-jambiers, treize pour une entorse du pied gauche, vingt-deux pour une fracture du poignet droit et trois pour des raideurs au dos. Il n’a participé qu’à 41 rencontres l’année dernière et n’a jamais joué plus de 64 matchs sur une saison mais il a annoncé avoir beaucoup travaillé sur son corps cet été. Zach LaVine, pour finir, a démarré la saison dernière en jouant avec une petite déchirure au ligament du pouce gauche et a manqué deux rencontres pour des spasmes en bas du dos. Plus inquiétant, c’est son genou gauche qui l’a gêné le plus. Mi-janvier, il s’est arrêté pour cinq matchs afin de soigner une inflammation qui l’ennuyait depuis quelques semaines (il a reçu une injection d’acide hyaluronique). Il en a manqué trois autres mi-février et est retourné voir le spécialiste qui l’avait opéré du ligament croisé antérieur sur le même genou en 2017.Il a reçu une thérapie au plasma riche en plaquettes et une injection de cortisone, et s’est fait drainer du liquide du genou pour continuer à jouer le reste de la saison. Il a quand même dû se reposer quatre fois pour une rencontre, avant de subir un débridement arthroscopique en mai. 

Quels objectifs cette saison ?

On l’a dit, les Bulls auraient pu aller plus loin la saison passée sans les blessures et la perte de rythme après le mois de février. Alors, cette année, le but est-il d’aller plus loin ? On imagine que oui, mais cela paraît peut-être utopique dans une Conférence Est de plus en plus forte. D’autant plus que Chicago n’a quasiment pas touché à son roster, malgré les retours peut-être providentiels d’Alex Caruso, Patrick Williams et, on l’espère en tout cas, Lonzo Ball. L’objectif sera alors de se qualifier pour les Playoffs, en évitant le play-in en bonus. Surtout, il faudra aider les jeunes à se développer en leur laissant du temps de jeu, entourés par les stars du cinq majeur. Tout cela en gagnant le plus de matchs possibles évidemment. Une mission compliquée pour Billy Donovan et son équipe, qui payeront peut-être la hype qu’ils ont engendré la saison passée : ces Bulls-là ont montré qu’ils pouvaient dominer par moments, et ne peuvent plus compter sur un quelconque effet de surprise. Ils seront attendus au tournant, comme toutes ces franchises qui joueront de la cinquième à la neuvième place environ (Raptors, Cavs, Hawks…).

Le pronostic du rédacteur

42 victoires – 40 défaites : neuvièmes à l’Est

C’est peut-être dur pour la darling du début de saison passé,mais à l’Est, tout le monde s’est renforcé ou presque. Les Hawks ont récupéré Dejounte Murray, les Cavaliers ont recruté Donovan Mitchell, les Bucks retrouveront Khris Middleton. Les Nets retrouveront eux, peut-être, leurs esprits, et sont supérieurs à pas mal d’équipes sur le papier. À ces Bulls là, en tout cas, c’est certain. Allez, pour être un peu plus optimiste, on va leur prédire deux victoires en play-in et une élimination au premier tour face à la first seed.

Quelques liens utiles

Voilà pour la preview des Bulls pour cette saison 2022-23. Espérons pour eux que les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas trop. Ce sera difficile d’aller chercher mieux qu’un premier tour des Playoffs mais après tout, il nous ont déjà bien surpris la saison dernière.

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