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NBA Flashback 2021-22 : quand Nikola Jokic posait un 46/12/11/3/4 sur la tronche des Pelicans, match référence d’une saison de MVP

Nikola Jokic 9 août 2022

Vous connaissez l’expression : lorsque le Joker enfile son nez rouge… on vous laisse trouver une suite par contre

Source image : YouTube

Période creuse oblige, TrashTalk a pris l’habitude chaque été de vous faire revivre avec émotion les plus grands moments de la saison écoulée. Même en 2021 d’ailleurs, malgré un été qui avait alors mis l’ensemble de nos forces vives en PLS, mais ça c’est une autre histoire. On reprend donc notre bonne vieille formule, on recule de quelques pas, de quelques mois, et on se souvient que cette saison 2021-22 fut folle, du premier au dernier jour. Aujourd’hui ? On revient sur un match passé inaperçu cette saison, et qui aurait mérité un peu plus d’attenti… nan on déconne, on va clairement parler d’une des plus grosses dingueries de ces dernières années en NBA, signée Nikola Jokic.

Pour profiter à nouveau de cette ligne de stats complètement dingue, c’est juste ici

Une performance de MVP. Comment pourrait-on qualifier autrement ce qu’a réalisé Nikola Jokic le 6 mars 2022 face à des Pelicans qui sont malgré eux rentrés dans l’histoire ? Si le mot « mammouthesque » existait, ce serait probablement celui vers lequel nous nous tournerions. Car même si plus de cinq mois se sont désormais écoulés depuis la masterclass du Serbe, nous, on n’a toujours pas trouvé les mots pour la décrire. Mais bon, c’est pas une raison pour ne pas revenir dessus.

C’est vrai, quitte à revenir sur cette fameuse nuit du 6 au 7 mars, on aurait pu vous parler des 54 points de Jayson Tatum au Barcalys Center pour aller s’imposer chez les Nets. On aurait aussi pu vous parler du remake des précédentes Finales NBA Suns – Bucks, dans lequel Milwaukee s’imposera grâce à un Middleton inconscient en 44/8/5. On aurait pu vous parler de tout ça, mais on ne le fera pas. Car de cette nuit sympatoche, c’est surtout la rencontre entre Nuggets et Pelicans qu’on garde en tête. Un match assez important dans cette dernière ligne droite de saison régulière, puisqu’une équipe tente de se placer en vue des Playoffs tandis que l’autre fait tout pour s’accrocher au Play-In. C’est bien simple, New Orleans débarque dans le Colorado pour gagner, et Denver n’a aucune raison de se laisser faire. Sortez donc les pop-corns, ça promet un sacré spectacle. Enfin… c’est ce qu’on croyait, car la rencontre va en réalité prendre une tournure carrément historique, grâce à un monstre en plein prime : Nikola Jokic.

Le début du match ? Il est à sens unique. La bande à Niko roule sur des Pelicans impuissants, où seul C.J. McCollum parvient à garder la tête hors de l’eau. En face, Jokic est déjà à 8 points, 2 rebonds, 4 passes, 1 interception et 1 contre au bout de 12 minutes, contre 0 point à 0/6 au shoot pour Brandon Ingram. Le score est de 35-19 pour Denver à la fin du premier quart-temps, on se dit alors que nous n’aurons pas le droit au duel tant attendu entre les deux franchise players, et c’est bien dommage… Foutaises ! B.I. se reprend dès le second quart et va mettre toute la Louisiane sur ses frêles épaules pour coller un 75-49 dans la tronche de Nuggets abasourdis, et qui vont devoir remonter un déficit de 10 points lors du dernier quart-temps pour espérer l’emporter. Côté individuel, le rapport de force a complètement basculé puisqu’Ingram compte à ce moment-là 31 points, contre seulement 16 pour Niko. Terrible erreur… Le Serbe devient rouge de colère, et rose de fatigue, ce qui n’est dans les deux cas jamais bon signe pour l’équipe adverse.

Si l’écart est encore de 11 points à 3 minutes 10 du terme, la vague Nuggets va finir par déferler sur les Pelicans avec un chef d’orchestre en transe totale : Nikola Jokic. Pénétrations, jeu au poste, rebonds, interception et même contre, le Joker est PARTOUT. Pourtant vaillants, Willy Hernangomez et Jonas Valanciunas reçoivent une leçon de basket tellement humiliante que ça en devient presque gênant à regarder. Les chiffres de ce dernier quart du Serbe ? 23 points, 3 rebonds, 2 passes, 1 interception, 1 contre à 7/8 au tir et 9/9 de la ligne des lancers. Pure domination. Sur un énième spin move, le MVP va faire revenir son équipe à un point, avant de véritablement égaliser sur deux lancers-francs à 3,2 secondes de la fin. Deux malheureux événements empêcheront même Niko de pouvoir se vanter d’avoir plié le match à ce moment-là. Premièrement, le garçon aurait pu avoir un and-one sur cette action, mais l’arbitre a décidé que la faute était avant le panier. Fumier. Deuxièmement, notre héros du jour avait carrément intercepté le ballon sur la remise en jeu des Pels, qui avaient quant à eux eu la chance de voir Jeff Green totalement foirer le game-winner. On se dit alors que c’est dommage de ne pas finir là-dessus, mais la prolongation va vite nous montrer que tout arrive pour une bonne raison.

Dans un Pepsi Center une Ball Arena en feu, Jokic va continuer son festival. Première action ? Adios Willy ! T’as kiffé le lay-up après ce 65e spin move sur ta tronche ? Et vas-y que le spectacle de passes, de jeu dos au cercle, et même de tirs ultra clutch à huit mètres ou en tête de raquette continue. Niko est écœurant, tellement écœurant que New Orleans n’en reviendra pas. Sur deux daggers du Serbe, les Nuggets prennent le large pour finalement s’imposer 138 à 130 dans un thriller qui nous aura gardé debout jusqu’au bout de la nuit. On a essayé d’être le plus discret possible tout au long de ce papier pour retarder le choc, mais désolé, on est obligé de vous rappeler la ligne de stats finale de Monsieur Nikola Jokic : 46 points à 16/22 au tir dont 3/5 du parking et 11/12 aux lancers, 12 rebonds, 11 passes, 3 steals et 4 contres en 43 minutes. Alors, vous nous croyez quand on vous disait qu’on n’avait pas de mots pour une telle performance ? Le Joker n’a pas roulé sur les Pels, il les a piétinés jusqu’au dernier gramme de ses 130 kg bien tassés. On parle quand même de chiffres tellement ahurissants qu’ils n’ont soit jamais été atteints, soit seulement par Wilt Chamberlain. Ptdrrr what ? C’est trop. La définition même d’un « match référence », qui a sans l’ombre d’un doute beaucoup pesé au moment de choisir le MVP.

Après avoir planté un 49/14/10/3/1 sur la tronche des Clippers à la mi-janvier, Nikola Jokic a décidé de récidiver face aux Pelicans un mois et demi plus tard, en prenant soin de cette fois ajouter encore plus de clutchitude et une grosse défense au tableau final. On ne sait pas pour vous, mais nous on estime qu’il faudrait mettre en place des règles pour éviter que ce genre de choses ne se reproduise, car on est à la limite du légal quand même.

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