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Toronto Raptors, le bilan 2021-22 : cinquièmes à l’Est, Fred VanVleet All-Star et Scottie Barnes ROY, plutôt un bon cru

Raptors Pascal Siakam Fred VanVleet 23 janvier 2020

Au top les Dinosaures.

Source image : NBA League Pass

Une saison qui s’annonçait périlleuse pour les Raptors. Sans les placer dans les basfonds du tableau à l’Est, on s’inquiétait quand même beaucoup sur les possibilités de cette équipe à aller accrocher des places compétitives. Ils ont finalement fait mentir tout le monde. Avec un duo Pascal Siakam – Fred VanVleet, les Dinos ont réalisé un super parcours malgré ce coup d’arrêt au premier tour des Playoffs, la marche Joel Embiid étant un peu trop haute. Retour sur cette belle aventure.

 CE QUE TRASHTALK AVAIT ANNONCÉ

Kyle Lowry a fait ses adieux, et les Raptors perdent un pilier de la franchise. Precious Achiuwa débarque, Gary Trent Jr. prolonge et Toronto parvient à conserver son GM Masai Ujiri. On accueille Scottie Barnes en 4e choix de la Draft 2022 : la saison peut commencer. Mais celle-ci s’annonce… compliquée. Entre perte d’expérience et incertitudes offensives, difficile de prétendre à aller inquiéter les concurrents de la Conférence Est. À voir ce que pourront réaliser les leaders de cette équipe, Pascal Siakam (qui revient d’une longue blessure à l’épaule) et Fred VanVleet, mais la profondeur d’effectif inquiète. Dans notre boule de cristal, on voit 26/28 victoires et une 12e/13e place à l’issue de la régulière.

CE QU’IL S’EST VRAIMENT PASSÉ

Les Dinos commencent la saison par un match pourri, lors duquel ils prennent 15 points à la maison contre les Wizards. Un avantage à cela : ils ne pourront que faire mieux. Ils se rattrapent vite sur le parquet des Celtics, avec la première victoire de la saison et 25 points du rookie Scottie Barnes, à 11/17 au tir. Très propre. La défense est rapidement bien en place, et voilà la première série de victoires de la saison qui arrive fin octobre/début novembre. L’escouade de Nick Nurse gagnent cinq matchs de suite. Fred VanVleet préchauffe et Barnes commence très très fort. Il tourne à 18,1 points à 55,1% au tir et presque 9 rebonds sur ses sept premiers matchs. L’équipe roule étonnamment bien et bonne nouvelle, Pascal Siakam tape son grand retour. Malheureusement, après cinq mois à l’infirmerie, ses onze premiers matchs se soldent par neuf défaites. Le mois de novembre sera le pire de la saison pour Toronto, malgré un grand OG Anunoby à 22 points de moyenne. Décembre se passe un peu mieux. Siakam et VanVleet prennent les choses en main et parviennent à porter leur équipe sur quelques matchs. On termine l’année 2022 sur une grosse win à la Scotiabank Arena pour la réception des Clippers : Siakam à 25 points, VanVleet à 31, Anunoby à 26 pions. Le résultat de ce début de saison est loin d’être alarmant, il est même presque encourageant avec quinze victoires pour 17 défaites au 31 décembre.

Les Dinos peuvent-ils prétendre au play-in à la fin de saison ? Voire directement les Playoffs ? Pour cela, il faut bien commencer la nouvelle année et ça, Pascal Siakam & Co. l’ont en tête. Ils remportent les sept premiers matchs de 2022 avec un Fred VanVleet monstrueux. Le sosie non officiel de Drake bouillonne et tourne à plus de 31 pions sur la période. Une vingtaine de jours plus tard, une nouvelle série arrive, et pas n’importe laquelle puisque c’est la plus belle de la saison des hommes de Nick Nurse. Elle commence le 29 janvier à Miami où les deux équipes auront besoin de trois prolongations pour se départager. Victoire de Toronto, avec 33 points de Gary Trent Jr. Les Raptors ont joué à huit et les titulaires sont chacun restés sur le parquet au moins 54 minutes. Ouais, on peut dire qu’ils ont mérité la douche d’après-match. Les victoires s’enchaînent jusqu’au 10 février, soit pendant huit rencontres au total. Avec un bilan de 31/23 à ce moment, les Dinos ont déjà plus de succès que ce que l’on avait prédit pour la saison entière. Il faudra compter sur eux dans la course aux Playoffs.

La période fatidique arrive, celle où chaque match prend un petit peu plus d’importance. Un coup de mou de Fred VanVleet ? On lui pardonne, ses exploits jusqu’ici lui ont valu une place au All-Star Game. De surcroît ses potes prennent le relais : Pascal Siakam assure le lead, Scottie Barnes est de plus en plus fort et chaque soir, Gary Trent Jr. fait regretter aux Blazers l’intérêt porté à Norman Powell. Les Dinos écrasent tout sur leur passage. La NBA a des allures de Jurassic Park avec quatorze victoires canadiennes sur les 18 derniers matchs de la saison. Mister Siakam tourne à 25,9 points en mars et 28,4 sur les cinq matchs d’avril. Bilan de régulière à 48/34, et une majestueuse cinquième place à l’Est, direction les Playoffs. Wouhou ! Mais au premier tour, c’est un gros morceau qui se dresse sur la route des Nordistes. Il faut dire qu’il était difficile de les éviter cette saison à l’Est tant ils sont nombreux. Accrocher les Sixers de Joel Embiid après une régulière pendant laquelle les Raptors ont dépensé énormément d’énergie ? Le challenge est immense. On rappelle que Pascal et Fred jouaient 37,9 minutes par soir, soit les deux plus grosses moyennes de toute la Ligue. Et puis Anunoby est à 36 minutes, Scottie Barnes à 35,4.

Débuts de série difficile où les Sixers sont tout simplement trois crans au-dessus : 3-0 pour la troupe de Doc Rivers, on imagine déjà les Raptors à Cancún. Mais les Dinos remontent à 3-2 avec un Siakam qui met plus de points que Jojo. L’espoir renaît… avant de soudainement s’effondrer. Dans la deuxième mi-temps du Game 6, Philly met une rouste à Toronto. Un coup d’accélérateur génial. Nick Nurse et ses protégés n’ont vraiment pas à rougir. Leur régulière fut exceptionnelle avec ce top 6. Saison réussie, vacances méritées.

LA SAISON DES RAPTORS EN QUELQUES ARTICLES

L’IMAGE DE LA SAISON

Scottie Barnes Raptors 22 janvier 2022

Après une course effrénée avec Evan Mobley, Scottie Barnes est élu Rookie de l’année 2022 et se voit récompensé d’une saison merveilleuse dans la franchise canadienne. Des débuts à fonds les ballons, de la polyvalence, de la régularité, des coups d’éclat et une fin de saison XXL : le 4e choix a joué comme un numéro 1 de cuvée cette saison. L’ailier des Raptors a eu un grand impact dans la réussite de Toronto avec une grosse production sur toute la durée de la régulière : 15,3 points à 49,2% de réussite au tir, 7,5 rebonds, 3,5 passes, 0,7 contre et 1,1 interception par soir pour Scottie. Il est le premier rookie à fouler les parquets plus de 35 minutes en moyenne dans une équipe qui se qualifie pour les Playoffs depuis… Derrick Rose en 2009. Bravo petit, tu es déjà grand. Hâte de voir ses prochaines saisons.

ILS ONT CARTONNÉ : FRED VANVLEET ET PASCAL SIAKAM

Les deux leaders à Toronto. VanVleet a préchauffé et a réalisé une saison aboutie à la mène où il a toujours pris ses responsabilités. Il a sorti une régulière à 20,3 points et 6,7 passes, deux records sur sa carrière en NBA. Très justement récompensé par sa première sélection au All Star Game, quelque chose nous dit qu’elle ne sera pas sa dernière. Siakam quant à lui, revenait de de cinq mois de blessure à l’épaule mais a rapidement retrouvé ses marques. L’intérieur a dominé un paquet de raquettes adverses cette saison, en témoignent ses 22,8 pions et 8,5 rebonds par soir. Il a été en première ligne de la réussite des Dinos, notamment en fin de saison. Le duo n’aura pas chômé, avec chacun 37,9 minutes par soir sur le parquet. Malheureusement, ils ont vu leur saison prendre fin au premier tour des Playoffs face aux Sixers. Une sorte de facture liée à l’énergie – non pas perdue – dépensée au cours de la régulière.

LA DÉCEPTION DE LA SAISON

Un manque de profondeur de banc. Comme dit plus haut, cette saison, VanVleet et Siakam sont les deux joueurs de NBA avec le plus de minutes par soir (37,9), tandis qu’Anunoby, Barnes et Gary Trent Jr. font parties des 25 premiers. Sur le banc – en gros – on ne pouvait compter que sur trois mecs dans la rotation : Precious Achiuwa, Chris Boucher et Thaddeus Young sur la fin de saison. Le premier a joué 27,8 minutes par soir et a réussi à être productif avec 9,1 points et 6,5 rebonds. Le second a été très précieux aussi, Boucher étant le Dino qui a joué le plus de matchs cette saison, avec 80 sur 82 possibles, à 21,1 minutes par soir, 9,4 pions et 6,2 rebonds. Et puis Young a rejoint Toronto en février, pour y disputer 26 matchs et marquer 6,3 points par soir en un peu plus de 18 minutes. Pour le reste, ce n’était pas foufou. Des apports très moyens de Malachi Flynn, Khem Birch, Sviatoslav Mykhaïliouk, Yuta Watanabe ou encore Dalano Banton. Cela s’est aussi ressenti en Playoffs. Difficile de faire souffler ses titulaires quand ton banc peine à garder le cap, surtout dans des matchs aussi importants.

LA SUITE

Pascal Siakam, Fred VanVleet, Gary Trent Jr., Scottie Barnes, OG Anunoby et Precious Achiuwa sont encore sous contrat la saison prochaine. On gardera normalement ce noyau avec les leaders qui ne bougeront pas, et Nick Nurse devrait garder les manettes de cette équipe. Thaddeus Young et Chris Boucher seront à surveiller cet été car agents libres. Les deux sortent d’une belle saison, et Masai Ujiri tentera sûrement quelque chose pour en garder au moins un. Nick Nurse aura donc la même grosse base que cette année, mais des recrues en sortie de banc seraient les bienvenues. Un apport dans la raquette ferait grand bien aux Raptors. En effet, Pascal Siakam s’est coltiné tous les pivots cette saison, et à la base il est plutôt 4 que 5. Bref, il y a du potentiel et de l’équilibre dans cet effectif, avec de l’expérience et de la jeunesse.

Un bilan plein de satisfaction tant la saison a été belle du côté du Canada. Des débuts pas ridicules mais pas non plus époustouflants, puis des progrès ponctués par une magnifique qualification directe en Playoffs.

1 Comment

1 Comment

  1. Victor

    11 mai 2022 à 23 h 15 min at 23 h 15 min

    Je pense que VanVleet ne sera pas de nouveau all star dans sa carrière. Siakam a été monstrueux sur 2022, et il continuera de l’être, c’est lui le FP des Raptors. J’en attendais plus d’OG mais quelques blessures l’ont ralenti dans sa progression. Ses po en sont le bon exemple. Le mois de décembre avec le covid a été omis dans ce tout de même bon article, il y’a quand même eu dj wilson qui portait tous les espoirs du Canada. Enfin comment ne pas mentionner le ROY, mérité, c’est sûr. Dommage pour Mobley qui était monstrueux et qui totalement bénéficé du départ canon des Cavs. Il a marqué les esprits de tout le monde avec ses highlights monstrueux. Au bout d’une dizaine de match il était le roy pour certains, le débat semblait clos alors qu’il restait 65 matchs à jouer (pour ne pas mentionner le grand sur le pouf), je pense que les votants ont réalisé les bons choix, dommage pour Mobley mais tout tourne autour des Cavs dans ce débat. Avec Allen il est trop fort en défense, mais quand il est plus là bah les Cavs redescendent. Enfin un dernier point sur mobley, il score majoritairement sur panier assité, je crois plus de 50%. Bref.

    Hâte de voir le développement des jeunes chez les Raptors, notamment Achiuwa et Scottie. Je laisse Masai gérer, resigner Boucher parait essentiel, et Young aussi, gros vétéran. L’arrivée de Young a tellement revitalisé le banc des Raptors sur la deuxième partie de saison. Grâce à lui on a pu observer encore plus le plan de Nurse, qui est de jouer qu’avec des grands hyper habiles. Future is bright, hâte de voir une saison complète de cadres, sans covid et peu de blessures 🙂

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