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Joe Ingles a encore un peu de mal à accepter son transfert du Jazz : « Je n’aurais jamais pensé que ça arriverait un jour »

joe ingles

L’ami Joe a encore un peu le cœur dans les montagnes…

Source Image : NBA League Pass

Cela fait un mois que Joe Ingles a été tradé du côté de Portland à l’occasion de la trade deadline. S’il comprend les intérêts du Jazz, il n’a visiblement pas très bien vécu cette séparation et a encore un peu de mal à tourner la page…

Depuis quelques semaines, Joe Ingles est piégé dans une sorte de tourbillon émotionnel. Tout a commencé le 30 janvier dernier, lorsqu’il s’est gravement blessé en étant victime d’une rupture des ligaments croisés l’amenant à être éloigné des parquets pour de longs mois. Cette blessure a scellé l’avenir d’Ingles au Jazz, déjà dans les rumeurs de transfert avant ce gros pépin et plus que jamais dispensable après, lui qui restait en plus sur une première partie de saison assez médiocre. Alors à l’occasion de la trade deadline, la franchise d’Utah a pris la décision de récupérer des joueurs en bonne santé capables de contribuer en échange de l’ami Joe Ingles. Présent dans la franchise depuis presque sept années, ce trade a fait mal à l’Australien qui s’imaginait sans doute rester avec le Jazz jusqu’à la fin de sa carrière. La NBA est un business, ça, l’ailier le comprend très bien, mais un mois plus tard, la pilule n’est visiblement toujours pas passée pour lui. Il s’est confié sur cet épisode auprès du Salt Lake Tribune en marge de la rencontre Jazz – Blazers de mercredi :

« Je n’aurais jamais pensé que ça arriverait un jour. Peut-être que c’était égoïste de ma part de penser ça.

J’aurais pu être un atout pour aider les gars. Connaissant Quin Snyder, les joueurs, et les objectifs, j’aurais pu encore avoir de l’importance. J’ai des sentiments mitigés à ce sujet… Des émotions très mitigées. Je suis toujours très en colère et frustré. J’habite à 10 minutes de la salle, alors c’est énervant de ne pas pouvoir aller au centre d’entraînement et faire tout ça. C’est comme ça, je le comprends. Suis-je nécessairement d’accord avec cela ? Cela peut faire l’objet d’un débat. »

Aujourd’hui, Joe Ingles est un joueur des Portland Trail Blazers. S’il est toujours à Salt Lake City pour travailler sur sa rééducation, il n’est plus un membre de l’équipe locale, qui ne vise rien d’autre qu’un titre NBA aujourd’hui. Il est temps d’ouvrir une nouvelle page dans sa carrière et l’ailier s’est déjà rendu dans l’Oregon pour rencontrer les dirigeants de sa nouvelle franchise, sans forcément avoir pu rencontrer tous les joueurs de l’équipe. Les Blazers ont été énormément remodelés le mois dernier : l’effectif comprend désormais huit joueurs de moins de 23 ans et Chauncey Billups, le coach, a récemment déclaré qu’il espérait que Jinglin’ Joe apporte un peu de son expérience aux jeunes. De son côté, l’Australien va donner une chance aux Blazers, déjà par respect pour la franchise qui a décidé de se séparer de joueurs pour le récupérer (enfin pour récupérer surtout son contrat expirant…), mais aussi car le projet l’intéresse.

« Peu importe que je joue ou non, je peux être un plus pour les jeunes. […]

Ils ont misé sur moi, avec tout ce qu’ils ont mis en place pour m’aider en dehors du terrain… Je sens que je dois leur donner une chance. Ce serait très injuste de ma part qu’ils croient en moi maintenant et qu’ensuite je leur dise [en faisant des signes d’adieu] : ‘Merci de m’avoir opéré et de m’avoir fait suivre cette rééducation. Mais on s’arrête là’. Toute ma rééducation cet été se fera à Portland. »

Opéré des ligaments il y a quelques semaines, Ingles prépare aujourd’hui ses exercices avec un groupe de 30 sexagénaires également touchées aux ligaments, et se plaît à discuter avec toutes ces « personnes ordinaires qu’il n’aurait probablement jamais pu rencontrer ». Durant les séances, il fait bien attention à revêtir sa tenue des Blazers pour « faire comprendre qu’il ne fait plus partie de l’équipe de Salt Lake City ». Pour rappel, le vétéran sera agent libre non-restreint cet été et aura la possibilité de signer où il veut. Peut-il prolonger à Portland histoire de retrouver la forme et encadrer les jeunes ? Pourquoi pas. Mais plusieurs rumeurs ont également mis en avant un scénario dans lequel l’ailier re-signe à Utah, comme s’il n’était jamais parti finalement.

Encore nostalgique de ses années dans l’Utah, Joe Ingles va entamer un nouveau chapitre de sa vie dans l’Oregon. Pour quoi faire et pendant combien de temps ? On n’a pas la réponse mais une chose est sûre, l’homme à la tête de jardinier gardera toujours une partie de son cœur à Salt Lake City.

Source texte : The Salt Lake Tribune

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