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Jabari Parker et Jahlil Okafor coupés, comme un paquet d’autres Lottery picks récents : être un crack c’est bien, le rester c’est mieux

jabari parker 18 octobre 2021

Certaines cuvées de Draft peuvent parfois se transformer en grosses piquettes.

SOURCE : TRASHTALK

Alors que la NBA reprend ses droits dans quelques heures, les franchises peaufinent leurs rosters. Pour cette occasion, les GM ont sorti les costumes de père fouettard et de nombreux joueurs en font logiquement les frais. C’est le cas par exemple de six… Lottery picks qui se retrouvent sans franchise. Mais diantre, comment en sont-ils arrivés là ?

Lottery pick : joueur choisi à la Draft entre la première et la quatorzième place, c’est à dire par une franchise dont le pick de Draft a été déterminé par la Lottery du printemps précédent. Elémentaire mon cher pelican.

Jabari Parker, Dante Exum, Kris Dunn, Jahlil Okafor, Marquese Chriss, Stanley Johnson. Non ce n’est pas la nouvelle superteam des Shangaï Sharks mais plutôt les noms de six prospects talentueux… tous draftés avant le dixième rang de la draft… mais qui sont aujourd’hui au chômage. Plein d’ambitions quand ils ont débarqué dans la Grande Ligue, les carrières de ces joueurs n’auront finalement jamais décollé, alors passons au crible le CV de ces malchanceux.

En 2014, la planète NBA tremble face à un freak Australien : Dante Exum. Les scouts parlent d’un véritable phénomène qui s’apprête à poser ses valises sur le sol de l’Oncle Sam, et les dirigeants du Jazz pensent alors faire un gros coup en le sélectionnant à la cinquième place (trente-six places devant Nikola Jokic, haha). Une saison rookie d’apprentissage sème bien quelques promesses, mais le Boomer se fait les croisés à l’intersaison 2015. S’ensuit une saison blanche durant l’exercice 2015-16 puis une chute dans l’anonymat jusqu’en 2019 où il est envoyé à Cleveland pour devenir la nouvelle icône de la ville. Le meneur reste dans l’Ohio jusqu’au terme de la saison 2020-21 avant de décoller pour Houston pour y être… coupé. Alors Dante, une tartine de vegemite et ça repart ?

Pour Jabari Parker, les blessures et l’irrégularité défensive semblent être les deux facteurs de sa dégringolade. Le joueur de 25 ans présente des statistiques honnêtes avec 14,5 points, 3,1 rebonds et 1,4 assist par match en sept saisons NBA mais avec des déménagements à Milwaukee, Chicago, Washington, Atlanta, Sacramento et Boston, le numéro 2 de la draft 2014 cumule les miles et a connu six franchises en sept ans, preuve de la difficulté du Jab à se faire sa place en NBA, freiné à de bien trop nombreuses reprises par des sales blessures notamment. Pour rester dans le secteur des grosses piquettes de la Draft ? Prenons aussi l’exemple de Jahlil Okafor. Sélectionné en troisième position par les Sixers en 2015, il est alors vu comme un énorme crack. Résultat six années plus tard : 10,4 points, 4,7 rebonds, 4 déménagements et aucune saison à plus de 59 matchs joués. Capable de prestations solides, le champion NCAA (2015 avec Duke) n’a jamais convaincu et, pire, semble aujourd’hui dépassé par les évènements et vivre à une époque qui ne sied pas à sa manière de jouer. La même année que notre ami Jahlil, Stanley Johnson est sélectionné en huitième position par Detroit. Après une saison rookie encourageante (73 matchs pour 8,1 points, 4,1 rebonds, 1,6 assist) et le statut de LeBron stopper le plus éphémère de l’histoire, l’ailier prend l’exemple de l’industrie locale et se met à rouiller. Deux années aux Raptors ne suffisent pas à le relancer et alors qu’il prépare la saison 2021-22 avec Chicago la fraude le joueur est coupé, voyant son rêve de jouer aux côtés du plus emblématique numéro six de la ligue s’envoler.

La cuvée 2016 également touchée

En 2016, Ben Simmons est sélectionné au premier rang par les Sixers. Quelques places après lui, Kris Dunn et Marquese Chriss viennent serrer la main d’Adam Silver, respectivement au cinquième et au huitième rang. Dunn pose ses valises dans le Minnesota, et après une saison rookie timide, il est envoyé à Chicago dans l’échange avec Jimmy Butler. Il y démontre de belles qualités de dragster… et de boxeur (coucou Robin Lopez) puis, embêté par les blessures, le meneur déménage à Atlanta au début de la saison 2020-21 pour s’y relancer. Rendez-vous manqué : quatre matchs et des blessures à répétition qui gâchent sa saison, rebelote. Partant pour retenter l’aventure en back-up de Ja Morant à Memphis, le meneur de 27 ans ne sera finalement pas conservé… Quant à Marquese Chriss, la trajectoire est similaire. La marquise atterrit au milieu des cactus dans l’Arizona, l’intérieur réalise deux saisons correctes avant d’être expédié à Cleveland en février 2019. Dans l’Ohio, son highlight le plus mémorable reste un duel à main nue face à Serge Ibaka un soir de mars 2019.  Depuis, les Warriors ont tenté de relancer le garçon, sans réussite. La saison dernière Marquese Chriss n’a joué que deux matchs avant une fracture du péroné puis l’intérieur de 24 ans n’a par la suite pas réussi à convaincre les Blazers et se retrouve donc au chômage comme ses compères… sur le radeau de la lottery. Les franchises NBA seront-elles assez courageuses pour croire une dernière fois en ces joueurs ? Réponse dans quelques semaines.

Blessures, irrégularité et malchance sont les points communs entre ces six lottery picks dont le groupe préféré semble être Kyo. Alors… auront-ils droit à une dernière chance ?

Source texte : Marc Stein

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