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Les Celtics remportent largement le Vavanico : soirée parfaite pour Evan Fournier à Orlando, accueilli en héros et reparti en vainqueur

Evan Fournier 6 mai 2021

« C’est que d’l’amour », comme dirait un grand poète contemporain.

Source image : YouTube

Pour la première fois depuis son trade aux Celtics fin mars, Evan Fournier retrouvait le Magic, qui plus est dans un Amway Center dont il a ciré et lustré le parquet pendant de nombreuses saisons. Grâce à un ardent Kemba Walker, un excellent Jayson Tatum et notre Evan national qui confirme des sensations retrouvées, Boston s’est imposé avec calme et sérénité dans le derby du cœur de Vavane.

La boxscore du premier Vavanico de l’histoire, c’est par ici

Evan Fournier à Orlando c’est 445 matchs dont 409 titularisations, 7 172 points, 1 307 rebonds, 1 322 passes, 2 656 paniers marqués dont 964 à 3-points. Evan Fournier au Magic c’est sept ans d’amour, une présence dans quasiment tous les Top 10 statistiques de l’histoire de la franchise, du cœur à l’ouvrage, un dévouement sans faille pour ramener l’équipe en Playoffs et un duo iconique avec Nikola Vucevic. Alors quand Vavane retrouve le Magic, à Orlando, il a bien évidemment droit à un accueil à la hauteur de l’idylle, achevée il y a encore si peu par un trade aux Celtics. Fourmizz sous un maillot vert, dans l’Amway Center, ça fait donc un choc, ça fait bizarre, ça fait tout drôle. Mais trêve de bavardages sentimentaux, parce qu’un Vavanico, ça ne se joue pas, ça se gagne. Et il n’y a presque pas besoin de le dire, tant tout s’est déroulé comme sur des roulettes pour le kid from Charenton, sauf quand c’est… lui qui a eu des roulettes à la place des pieds, lorsqu’il s’est par exemple pris les guiboles dans le tapis sur un numéro de prestidigitateur de Gary Harris. Pas de quoi se la raconter non plus pour l’homophone de la marque de pain de mie, puisque les Celtics ont à ce moment-là déjà fait leur trou au tableau d’affichage (27-12). Les patins à roulettes appartiennent en effet aux Magiciens, surtout quand c’est Jayson Tatum qui a la gonfle en main à coup de je-tourne-sur-moi-même-je-monte-en-tribune-je-redescends-et-je-marque-sur-ta-tronche. Evan Fournier boucle lui le premier quart avec 10 points, à 4/7 dont 2/3 de loin, de jolies bases pour un joli passage dans son ancienne maison.

Mais au début de la deuxième reprise… Dwayne Bacon commence à envoyer le pâté pour garder les siens dans le match. On aperçoit même Iggy les bons tuyaux Brazdeikis voulant montrer à ses dirigeants que dix jours de contrat ce n’était clairement pas assez au vu de son énergie dépensée sur le parquet. Ok, revenir à 41-46 c’est bien mignon, mais c’était sans compter sur ce diablotin de Kemba Walker. Le mec attire le ballon tel un aimant et ne connaît pas le verbe « rater un tir » et puis zut alors, quand c’est Luke Kornet qui gère ta raquette dans le troisième quart-temps, c’est que, entre nous, t’es plutôt serein sur la suite des événements. Kornet prend même ses deux boules pour planter le 3-points débloquant le centenaire (100-73), autant vous dire que c’est alors le moment de faire croquer tout le personnel du camion de glace de Boston et de filer les clés du camion à Payton Pritchard. On n’est pas du tout Tuesday mais soit, les « We Want Tacko » retentissent et comme le client est roi, Tacko Fall peut donc venir se mêler au festin. Ce qui au passage permet un réel moment de convivialité, qui n’est d’ailleurs pas trop apprécié chez le voisin floridien. Bref, la victoire confortable du jour s’est dessiné très tôt pour les hommes de Brad Stevens, qui retrouvent une place de playoffables devant les autres Floridiens du Heat. Et notre franco-star du jour a grandement participé à la victoire du trèfle dans son derby de cœur. 18 points (à 8/14), 4 rebonds, 5 passes et 2 interceptions pour Evan Fournier, qui semble ainsi aller beaucoup mieux depuis deux matchs malgré de les mauvais effets du COVID avec lesquels il doit encore malheureusement jongler.

Boston qui ne gamberge pas dans une spirale négative, c’est évidemment de bon augure avec l’arrivée imminente des Playoffs. Les Celtics ne souhaitent surtout pas perdre le fil du top 6 et ce genre de match, face à des équipes du fin de fond de leur Conférence, sont là pour rassurer, engranger de la confiance et permettre à l’entraîneur d’impliquer tout le monde. Mission accomplie, go enchainer maintenant.

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