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Le côté croqueur de Collin Sexton continue d’en frustrer certains à Cleveland : tout le monde n’est pas fan du Collin Show dans l’Ohio

collin sexton

Après, faut dire que les solutions autour de lui, ça fait pas rêver non plus hein…

Source image : NBA League Pass

Actuellement dans sa troisième saison NBA, Collin Sexton a franchi un cap supplémentaire cette année en réalisant notamment sa meilleure campagne sur le plan des stats. Mais à 22 piges, la marge de progression est évidemment importante, en particulier quand il s’agit de distribuer la gonfle. Paraît que c’est important quand on se retrouve à la tête de l’attaque…

On se rappelle encore de cette image de Kevin Love qui pète un plomb contre Collin Sexton lors d’un match opposant les Cavaliers au Thunder en janvier 2020. Le monde était différent à l’époque mais visiblement, la frustration qui accompagne la tendance de Collin à trop garder le ballon est toujours présente à Cleveland. Dans un long papier signé Joe Vardon de The Athletic concernant le cas K-Love, l’insider explique que le style de jeu de Sexton – très axé sur le scoring car on parle d’un joueur qui tourne à plus de 24 points par soir – reste un sujet plutôt sensible dans le vestiaire, et le pire c’est que les adversaires en profitent pour appuyer là où ça fait mal, ce qui doit augmenter cette frustration d’un niveau. C’est pas gentil ça dis donc.

« Différents joueurs des Cavaliers continuent d’être frustrés par la manière dont Sexton domine la balle, et les adversaires n’hésitent pas à les narguer en leur disant, ‘tu sais très bien qu’il ne va pas te passer le ballon’. »

– Joe Vardon

Le journaliste n’est pas allé plus loin, il a inséré ce passage dans son article pour montrer les réserves qui peuvent exister autour de Collin Sexton alors qu’il sera éligible à une extension de contrat durant la prochaine intersaison, lui qui est sur le point de boucler sa troisième campagne NBA. Une troisième campagne positive pour le huitième choix de la Draft 2018, qui montre globalement une belle progression malgré une équipe de Cleveland toujours dans les profondeurs de la Conférence Est avec 21 victoires pour 43 défaites. Avec 24,4 points de moyenne (et des jolis pourcentages de 48,3% au tir, 37,8% de loin et 81,4% aux lancers-francs), 3,1 rebonds, 4,1 passes et 1,1 interception en 35,7 minutes de moyenne, l’ami Collin continue de se faire un nom. Sa perf’ énormissime face aux Nets version Big Three en janvier dernier avait fait la une et il est clair que le gamin a du ballon comme on dit dans le jargon. De plus, avec la saison sophomore prometteuse de son copain Darius Garland, le backcourt des Cavaliers montre quelques perspectives intéressantes pour l’avenir. Maintenant, Sexton va incontestablement devoir grandir dans l’aspect playmaking et dans sa capacité à impliquer ses copains. S’il a montré quelques progrès à ce niveau-là, et son nombre d’assists (record en carrière) symbolise bien cela, il lui reste beaucoup de chemin à parcourir. À sa décharge, il faut dire quand même qu’il évolue dans une équipe qui a besoin de son scoring car y’a pas énormément d’armes offensives à côté de lui. Juste pour info, Cleveland est… dernier de la NBA au nombre de points marqués par match avec 103,9. Quand vous êtes l’option numéro un en attaque, c’est pour prendre les choses en main. Pour autant, dans son développement personnel et pour celui de son équipe, le next step est de devenir un joueur qui sait faire jouer les autres. Cela le rendra moins prévisible, cela lui donnera plus d’opportunités, et c’est l’ensemble de l’attaque de Cleveland qui devrait en profiter.

Pièce centrale de la reconstruction de Cleveland, Collin Sexton a le talent d’un joueur calibre All-Star, mais est-il le genre de combo guard capable de vraiment faire progresser une franchise ? Ce sera à lui de prouver qu’il fait aussi partie de cette catégorie. 

Source texte : The Athletic

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