Suns

Chris Paul a lâché une nouvelle masterclass contre les Clippers : quand le Point God joue comme ça, c’est de l’art

Maestro !

Source image : YouTube

C’était la grosse affiche de la nuit. Deux des trois meilleures équipes de l’Ouest qui s’affrontent, tout ça à une dizaine de matchs de la fin de la régulière et au sein d’une conférence où chaque rencontre est importante tellement le classement est serré. Dans un tel contexte, c’est encore une fois Chris Paul qui s’est comporté en patron, guidant les Suns vers la win et accessoirement vers leurs premiers Playoffs depuis… 2010. 

On a l’impression de se répéter. Masterclass par-ci, masterclass par-là, mais comment pourrait-il en être autrement quand on voit les performances de Chris Paul cette année et surtout en cette fin de saison régulière ? Quelques jours après avoir brisé le cœur des fans des Knicks qui rêvaient d’une dixième victoire consécutive, le Point God a remis le couvert cette nuit contre les Clippers, se rappelant ainsi au bon souvenir de ses années Lob City. Dans un match important du haut du tableau, Paul a régalé les supporters de Phoenix comme il sait si bien le faire : 28 points, 10 caviars, 10/15 au tir, 4/8 du parking et 4/4 aux lancers-francs en 32 minutes. Du grand, très grand CriCri, à tel point qu’il a entendu des « MVP ! MVP ! » venant des tribunes au moment de conclure l’affaire sur la ligne dans le quatrième quart-temps. Un quatrième quart dans lequel il a enfilé le costume de closer avec pas moins de 15 points au compteur, dont huit d’affilée après que les Clippers aient réduit l’écart à -1 à six minutes de la fin. À ce moment-là, les hommes de Tyronn Lue étaient plus que confiants pour passer devant et ainsi sweeper les Suns sur l’ensemble de la saison régulière (les Clippers avaient remporté les deux premières confrontations), tout ça sans Kawhi Leonard, mais Chris Paul a tout simplement dit non, prenant les choses en main comme un patron. Résultat, 109-101 pour les Suns au final, qui se retrouvent désormais à seulement un petit match du leader, le Utah Jazz, tout en prenant deux matchs d’avance sur leur adversaire du soir. La bonne affaire, d’autant plus que la franchise de l’Arizona vient de valider officiellement son ticket pour les Playoffs.

Cela fait onze ans que les fans des Suns attendaient ça. La dernière qualification en postseason datait effectivement de 2010, quand Steve Nash, Amar’e Stoudemire et Cie portaient le maillot de Phoenix. Et comme un symbole, en 2010, Chris Paul et l’actuel coach de Phoenix Monty Williams se retrouvaient déjà ensemble, chez les New Orleans Hornets. Depuis la finale de conf’ jouée et perdue cette année-là par Phoenix face aux Lakers de Kobe Bryant et Pau Gasol, l’équipe du désert est d’abord passée dans l’ombre avant de visiter les profondeurs de la Conférence Ouest pendant plusieurs années. Le renouveau a commencé la saison dernière avec l’arrivée de Monty sur le banc et quelques recrues bien senties (Ricky Rubio, Dario Saric, Aron Baynes) pour entourer les pépites composant l’effectif et notamment Devin Booker. Ce renouveau a ensuite été boosté par l’arrivée de Chris Paul, spécialiste quand il s’agit d’emmener une franchise dans une nouvelle dimension. Il l’a fait plusieurs fois dans sa carrière, il a porté un Thunder qu’on pensait en reconstruction vers les Playoffs l’an passé, et aujourd’hui il emmène les Suns quasiment au sommet du Wild Wild West grâce à un leadership toujours aussi exceptionnel et sa précieuse expérience. Vraiment bien physiquement malgré ses 35 ans, CP3 réalise peut-être l’une de ses plus belles saisons en carrière, même s’il ne possède pas les mêmes stats (16,2 points, 8,7 passes) que dans son prime quand il tournait en 20-10 tous les soirs. Ce n’est pas forcément ce qu’on lui demande dans l’Arizona, car il a un Devin Booker à côté de lui et un joli collectif à sublimer. Mais tout ça, c’est une marque supplémentaire de sa greatness. Chris Paul est venu à Phoenix pour aider les Suns à franchir un gros palier, tout en laisser ses jeunes coéquipiers s’exprimer à ses côtés. Autrement dit, CP3 est exactement le meneur qu’il fallait à Phoenix et les résultats parlent aujourd’hui pour lui. Point God, tout simplement.

Une performance de patron, des chants de MVP, une victoire face à son ancienne franchise et une qualification en Playoffs. Pas de doute, Chris Paul a vécu une superbe soirée. Alors qu’on pensait qu’il était cramé et largement surpayé il y a tout juste deux ans, l’un des cinq meilleurs passeurs all-time a fermé des bouches et aujourd’hui, c’est Phoenix qui arbore un large sourire. 

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top