Old-School

C’était un 17 janvier : Oscar Robertson devenait le plus jeune joueur à devenir MVP du All-Star Game, rookie mais déjà grand

Oscar Robertson

La pression de jouer contre Bill Russell et Wilt Chamberlain ? Connait pas.

Source image : YouTube

Si on vous dit triple-double vous nous dites ? Russell Westbrook Oscar Robertson évidemment. Connu pour être le premier joueur de l’histoire à avoir réalisé une saison en TD de moyenne, the Big O a bien d’autres accomplissements à son palmarès, comme lors de cette soirée de All-Star Game un 17 janvier 1961 où, alors rookie, Oscar Robertson a exhibé tout son talent devant les meilleurs joueurs de la planète basket pour repartir avec le trophée de MVP. Culotté le gamin.

Le papa du triple-double a réalisé tellement de records dans sa carrière NBA qu’il faudrait écrire plusieurs livres pour tous les énumérer. Parmi ces accomplissements, l’un s’est déroulé il y a tout juste 60 ans à Syracuse, dans l’Etat de New York, lors du All-Star Game 1961. Alors rookie, Oscar Robertson réalise une première saison sensationnelle dans la grande Ligue, ce qui lui vaut d’être appelé pour ce match des étoiles, occasion parfaite pour The Big O de montrer aux vieux de la vieille qu’il y a un nouveau shérif en ville. Parmi les All-Stars cette année, on retrouve des petits noms de la balle orange comme Bob Cousy, Wilt Chamberlain, Jerry West, Bob Pettit et un certain Bill Russell. Un casting XXL qui va donc être témoin d’une performance historique. Oscar Robertson, âgé seulement de 22 ans, vole ainsi la vedette aux multiples MVP présents sur le parquet, menant l’équipe de l’Ouest vers une large victoire 153-131. Très en forme, Mr Triple Double va finir la rencontre avec 23 points, 9 rebonds et surtout 14 assists… Adroit, il rentre par ailleurs 8 de ses 13 tirs, couronnant une grande soirée pour le rookie, une soirée qui prendra une tournure all-time quand Oscar Robertson sera désigné MVP de la rencontre, devenant le joueur le plus jeune de l’histoire à remporter le trophée de MVP du All-Star Game. Robertson est arrivé à la soirée en enfant, il est reparti en daron. 

Si les fans présents à Syracuse s’imaginaient ce soir-là assister à un match serré, ils vont vite être déçus car la rencontre était plus ou moins pliée après le premier quart temps. Sous l’impulsion d’Oscar Robertson, l’Ouest se détache très rapidement grâce à une attaque du tonnerre et mène déjà… 47-19 au bout de 12 minutes. L’Est ne reviendra pas et les deux équipes se rendront coup sur coup jusqu’à la fin du match. L’Ouest, jamais inquiété, gardera toujours une avance de 20 points, comme quoi on s’ennuyait déjà devant un ASG dans les années 60. Parmi les performances marquantes de la soirée ? Bob Pettit des Saint Louis Hawks finit meilleur marqueur de la rencontre avec 29 points. À l’Est, Bill Russell en sortie de banc a été plus impactant que tous les titulaires avec 24 points et 11 rebonds. Pas encore coéquipiers et adversaires ce soir-là, Jerry West et Wilt Chamberlain ont été plutôt discrets quand on connaît leur apport habituel en régulière. Si t’avais fait le trajet pour voir Wilt claquer un 70-30 ? Tu devras te contenter d’un 12-18, Remboursé !! Son trophée de MVP en main, Oscar Robertson continuera ensuite sa grande saison et repartira avec une autre récompense, celle du Rookie de l’année, évidemment, avec des moyennes hallucinantes de 30,5 points, 10,1 rebonds et 9,7 assists. Pas assez néanmoins pour qualifier son équipe des Cincinnati Royals en Playoffs qui finira dernière de l’Ouest avec un bilan de 32 victoires pour 47 défaites. Une nouvelle preuve irréfutable que les triples-doubles ça ne fait pas gagner, n’est-ce pas initiales RW. Cette saison ce seront, surprise, les Boston Celtics de Bill Russell qui seront sacrés champions en venant à bout des Saint Louis Hawks en Finales, et Oscar Robertson devra pour sa part attendre encore dix ans et un transfert salvateur aux Milwaukee Bucks pour décrocher sa bague de champion. The Big O perdra son titre honorifique de plus jeune joueur à remporter le trophée du MVP du All-Star Game en 2006 après qu’un autre précoce nommé LeBron James rait raflé la récompense à 21 ans et 51 jours.

Dès sa saison rookie, The Big O jouait déjà dans la cour des grands. Pour preuve, Oscar Robertson a pris ses responsabilités lors du All-Star Game 1961, au milieu des légendes, et mena l’équipe de l’Ouest à la victoire avec une performance historique qui lui vaudra le trophée de MVP du match des étoiles. Une carrière historique était lancée. 

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