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Killian Hayes et Théo Maledon attendus au premier tour de la Draft : post-it utile, voici la liste de TOUS les Français draftés depuis 1960

Draft Joakim Noah 14 novembre 2020

Image rare d’un cheval furieux tout heureux de rejoindre une famille de taureaux.

Source image : YouTube

Ils sont actuellement 36 à avoir déjà connu les joies d’une sélection à la Draft. En attendant les deux, trois, quatre ou cinq petits nouveaux, petit moyen gros point sur ces 36 noms d’ores et déjà dans l’histoire de la France du basket. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Qu’ont-ils fait de si beau dans leur vie ? Allez zou, on passe tout ça en revue, et on se retrouve demain soir pour gonfler la liste.

#64 – Jean-Claude Lefebvre : qui ? Jean-Claude Lefebvre. Sachez seulement qu’il est évidemment le premier joueur français drafté de l’histoire (en 1960), qu’il mesurait 2m18, qu’il a un jour tapé un 50/20 avec Gonzaga, que ce sont les Lakers de Minneapolis qui le draftèrent au… neuvième tour, qu’il ne jouera finalement jamais en NBA, et que ses potes devaient probablement l’appeler le grand JC.

#60 – Alpha Kaba : drafté in extremis en 2017, Alpha Kaba fait partie des cinq joueurs français ayant tapé dans l’œil de la franchise d’Atlanta, mais également des quatre n’ayant jamais mis les pieds en NBA ou si peu. Mis en lumière par une fin d’adolescence du côté de la pouponnière serbe de Mega Leks, le mâle Alpha ira ensuite faire ses gammes à Villeurbanne, puis Boulazac et désormais Nanterre. Bien loin d’Atlanta donc.

#57 – Louis Labeyrie : oui, Louis Labeyrie a bien été drafté. C’était à la Draft 2014, c’était par les Pacers, mais c’est bien en Europe que l’afro Loulou poursuivra une carrière bien lancée avec Paris-Levallois. Aujourd’hui parmi les valeurs sûres du Vieux Continent, Louis est ainsi stationné du côté de Valence et enfile les perles dans le corner comme il distribue les gnons dans les raquette espagnoles.

#55 – Joffrey Lauvergne : tiens, enfin un mec qui a eu la chance de goûter un peu aux parquets américains. Drafté par les Grizzlies en 2013, Jololo distribuera les tartes et les buckets pendant deux ans entre Belgrade et Moscou avant de faire le grand saut. A Denver, pas mal, à OKC et Chicago, un peu moins, puis chez les Spurs car Gregg Popovich aime la France. Un peu plus de 200 matchs NBA et le retour à ses premières amours en Turquie et désormais du côté de Kaunas, bonne petite carrière le pépère.

#53 – Pape Sy, Petr Cornelie et Nando De Colo : le premier a joué sept matchs avec les Hawks en 2011 avant de poursuivre sa carrière entre Gravelines, Le Mans, Strasbourg et Cholet, le premier fut drafté par les Nuggets en 2017 mais a joué depuis à… Levallois, Le Mans et Pau, alors que le dernier fait partie des meilleurs joueurs de l’histoire de l’Euroleague mais est plutôt considéré comme un sous-Kyle Singler en NBA après des passages sans intérêt avec les Spurs et les Raptors. Chelou tout ça.

#50 – Matthias Lessort, Alain Digbeu et Paccelis Morlende : connaissez-vous le point commun entre Martial Miguet, Matthias Lessort, Jean-Baptiste M’Django, Alain Digbeu, Hugo Fradin, Paccelis Morlende et Adrien Jacquet ? Réponse : ce sont tous des Français inconnus aux Etats-Unis, malgré la belle carrière actuelle ou passée des trois basketteurs du lot.

#48 – MickaëlGélabale : on commence à entrevoir de belles carrières, même si les plus beaux accomplissements de Mike ne l’ont pas été sur le sol américain. Tellement une autre époque que le mec a quand même joué pour les Sonics, oui, cette franchise qui n’existait déjà plus quand les plus jeunes de nos lecteurs sont nés.

#44 – Isaïa Cordinier : drafté lui aussi par les Hawks, à la Draft 2016, il n’a lui non plus jamais traversé l’océan mais est depuis devenu international grâce à ses perfs du côté d’Antibes et surtout de Nanterre.

#39 – David Michineau : sélectionné par les Pels en 2016, belle année décidément, il a préféré rester au plus près d’Isaïa Cordinier au cas où il aurait besoin de faire réparer ses chaussures. A Hyères, puis Cholet, puis Levallois depuis 2018.

#37 – Ronny Turiaf : l’un des soldats français les plus connus dans toute l’histoire de la NBA. Une carrière universitaire solide, une opération à cœur ouvert réussie, un statut de chouchou aux Lakers, une véritable amitié liée avec Kobe Bryant, un titre avec le Heat en 2012, plus de 500 matchs NBA au total pour un role player apprécié partout où il est passé. Des médailles avec les Bleus, aussi. Ronny, pour la vie.

#31 – Elie Okobo et Damien Inglis : vive la Haute-Garonne. Le premier tente tant bien que mal de se frayer un chemin du côté de Phoenix (pour le moment), propulsé sur le devant de la scène par une dernière saison énorme en France, alors que le profil de freak du second a séduit les Bucks en 2014. 20 matchs NBA seulement puis pas mal de G League, un passage en « presque-NBA » à… Orlandina, et retour en France pour le Dam.

#28 – Tony Parker, Ian Mahinmi, Livio Jean-Charles : aussi incroyable que cela puisse paraître, Tony Parker ne fut appelé qu’au 28ème rang, logique à l’époque tant il représentait un pari risqué et novateur. 19 ans plus tard ? Au moins quatre bonnes raisons de sourire, et un maillot qui trône tout en haut de l’AT&T Center. Pas mal non plus pour un Ian Mahinmi titré en 2011 avec Dallas et désormais vétéran respecté en NBA, alors que LJC a eu beaucoup plus de mal à se faire sa place aux States. Zéro match NBA mais une carrière plus que respectable, en très grande partie à Villeurbanne, c’est déjà pô mal.

#27 – Rudy Gobert : lorsque Rudy Gobert est sélectionné en 2013 par les… Nuggets (puis tradé dans la foulée dans l’Utah), il n’est encore qu’une grande tige sans aucuns fondamentaux en attaque. Aujourd’hui ? Il n’a aucuns fondamentaux en attaque mais c’est une bête, il est deux fois DPOY, une fois All-Star et trois fois All-NBA.

#25 – Nicolas Batum, Rodrigue Beaubois et Johan Petro : le premier on le connaît tous, notamment le directeur de la Banque Pop de Charlotte. Carrière ultra-solide bien que sur le déclin, et sans contestation possible l’un des meilleurs Français ever en NBA, des deux côtés du terrain. Le second est un OVNI (185 matchs avec Dallas dont une légendaire pointe à… 40 pions en 2010), a embrayé sur une magnifique carrière européenne en Belgique, au Mans, à Strasbourg, en Espagne, et connaît actuellement son pic avec Anadolu Efes. Le troisième fut en son temps l’un des plus grands espoirs du basket français et possède un joli background de 500 matchs NBA environ, avant d’être parti se balader aux quatre coins du globe pour profiter de la vie.

#24 – Timothe Luwawu-Cabarrot : les fans actuels le connaissent comme le meilleur joueur des Nets mais mouillez-vous bien la nuque car la vérité du mois d’août 2020 n’est évidemment pas celle de janvier 2021. Drafté par les Sixers en 2017, TLC se construit une petite réputation de sniper et a déjà fréquenté, à 25 ans, quatre franchises NBA.

#21 – Boris Diaw : le deuxième plus beau palmarès du basket français aux Etats-Unis, même si le réduire à cela serait un terrible manque de respect. Sommité du basket international et futur double-ministre sports/gastronomie, Babac est passé par tous les états en NBA. Sous-utilisé et maigre à son arrivée chez les Hawks, transfiguré avec les Suns et MIP en 2006, perdu et à la limite de l’explosion au propre comme au figuré avec les Bobcats puis champion NBA en 2014 avec son BFF Tony avant un dernier tour par l’Utah pour jouer les profs avec Rudy Gobert. Un monstre, forever.

#20 – Evan Fournier et Alexis Ajinça : on se rapproche des lottery picks avec deux énormes espoirs français en leur temps, dont les carrières NBA n’ont néanmoins pas la même saveur. Car si Evan est aujourd’hui le leader offensif d’une équipe de niveau Playoffs après avoir progressé au fil des ans, le grand Stéphanois a pour sa part manqué son rendez-vous avec l’Oncle Sam après avoir déçu du côté de Charlotte et New Orleans notamment. Mais il s’en fout le Alexouille, il est champion d’Europe, quand même.

#17 – Kévin Séraphin : là encore une belle petite carrière NBA même si l’on ne peut s’empêcher de croire que ça aurait pu être beaucoup plus beau. Wizards, biceps, Knicks, amplettes, Pacers, buckets, Barcelone, retraite. Un sacré beau bébé le garçon.

#16 – Guerschon Yabusele : ah bah quand on parle de beau bébé… Phénomène physique, tendance à l’embonpoint, cartons en Chine mais trop juste pour faire le nombre à Boston, et après 78 matchs avec la Green Nation Yabu fait aujourd’hui le bonheur de l’ASVEL et des amateurs de fringues.

#15 – Sekou Doumbouya, Frédéric Weis : une doublette qui parle à la fois aux jeunes fans NBA et à… leurs parents. Sekou est du genre à dunker sur tout ce qui bouge, alors que le grand Fred c’est plutôt… enfin bref. Un jeune homme amené à cartonner la NBA dans les quinze prochaines années, et un autre un peu plus vieux qui possède mine de rien l’un des plus beaux palmarès du basket français malgré un lien avec la Grande Ligue qui se résume à deux mots : bouhou et poster.

#11 – Tariq Abdul-Wahad, Jérôme Moïso et Mickaël Piétrus : trois pionniers, surtout le premier. Tariq est le premier joueur français à avoir foulé les parquets américains et a même eu un vrai rôle à Sacramento, Orlando ou même Denver à la fin des années 90, Jérôme est pour sa part l’un des plus grands prospects all-time de notre beau pays mais s’est perdu jusqu’en Ukraine ou à Porto Rico après avoir tenté sa chance en NBA, alors que Mike Pietrus peut pour sa part se targuer de posséder un joli petit CV de 3 and D, de Golden State à Toronto en passant par Boston, Phoenix et surtout Orlando, avec qui il disputera une Finale NBA en tant que Kobe stoppeur ou assimilé.

#9 – Joakim Noah : et la médaille d’argent de notre classement revient au vénérable… Jooks ! Drafté en 2007 après avoir tenu à honorer (et de manière victorieuse !) sa dernière année à Florida, le fils de a très vite conquis les cœurs des fans des Bulls grâce à une énergie folle notamment récompensée par le trophée de DPOY et une présence dans la All-NBA First Team en 2014 et par deux sélections au All-Star Game. La suite ? beaucoup plus compliqué à cause d’un paquet de blessures et un contrat maudit signé à New York mais ça le Jooks s’en fout, parce qu’il a toujours vécu sa meilleure vie, même loin de l’Equipe de France.

#8 – Frank Ntilikina : le leader de la bande, et on vous voit déjà les petits malins qui se marrent au fond de la salle. Franky galère depuis deux ans à New York mais Franky est encore tout jeune, et surtout Franky ne sera peut-être même plus à New York quand vous lirez cet article. Y’a le temps donc, pas trop quand même hein, et on reparle quand Niggalina sera dans une NBA All-Defensive Team, genre dans trois ans. Deal ?

Mention aux joueurs non-draftés ayant déjà foulé les lattes de la Grande Ligue, avec plus ou moins de réussite : Vincent Poirier (Celtics), Adam Mokoka (Bulls), Jaylen Hoard (Blazers), William Howard (Rockets), Yakhouba Diawara (Nuggets, Heat), Axel Toupane (Nuggets, Pelicans, Bucks) et Antoine Rigaudeau (Mavs, lol).

36 joueurs draftés, et 43 à avoir déjà foulé les parquets NBA. Combien seront-ils de plus après la Draft 2020 demain soir ? Killian Hayes et Théo Maledon c’est dans la poche, Killian Tillie ça sent bon, et pour le reste on verra. Le gros spoiler bleu-blanc-rouge ? C’est qu’on pourrait – peut-être – bien avoir un Français drafté encore plus haut que le pick 8 de Frank Ntilikina….

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