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La Free Agency 2020 du Jazz en 3 questions brûlantes : ça va sérieusement parler extension chez les Mormons

Rudy Gobert et Donovan Mitchell

Spida et Rudy seront tous les deux éligibles à une très grosse prolongation de contrat.

Source image : YouTube

Comme Kevin Durant, la NBA est sortie de sa zone de confort en décalant l’ensemble de son calendrier pour aller au bout de sa saison coûte que coûte. Et la prochaine va commencer dès le 22 décembre, ce qui promet une Free Agency 2020 bien particulière en ces temps de pandémie. Entre la Draft prévue en plein mois de novembre et des camps d’entraînement qui débutent le 1er décembre, les GM se préparent à transpirer très fort. Et sur le bureau des dirigeants du Jazz d’Utah, il y a quelques dossiers à gérer.

Une extension à venir pour Rudy Gobert ?

Avec sa situation contractuelle, Rudy Gobert fait partie des gros sujets de l’intersaison du côté de Salt Lake City. La saison 2020-21 sera la dernière de son contrat actuel mais surtout, il est éligible à une supermax extension. On arrive donc à un vrai carrefour ici et on se demande comment le dossier Rudy va évoluer dans l’Utah. C’est évident que Gobert représente une pièce essentielle du collectif du Jazz car il est le point d’ancrage défensif, mais les dirigeants de la franchise sont-ils prêts à lâcher une grosse blinde (dans les 220 millions sur cinq ans) pour sécuriser le pivot français sur le long terme ? Honnêtement, même si le nouveau proprio du Jazz a le compte en banque très bien rempli, on voit mal un petit marché comme Utah offrir le supermax à un joueur comme Gobert, certes très dominant en défense mais qu’on ne peut pas qualifier de superstar dans la Ligue. De plus, il ne faut pas oublier que Donovan Mitchell sera lui aussi éligible à une prolongation de contrat durant l’intersaison, et SLC devrait lui offrir une max extension. Du coup, si on part de là, est-ce que le Jazz et le Frenchie de 28 ans peuvent tomber d’accord sur un deal plus raisonnable (dans les 130-140 millions sur quatre ans) et ainsi continuer l’aventure ensemble ? Est-ce que Rudy va rentrer dans la dernière année de son contrat sans nouveau deal ? Est-ce que le Jazz peut carrément décider de transférer Gobert pour éviter tout scénario concernant un possible départ à la Free Agency 2021 ? Il y a déjà eu des bruits de couloir associant le pivot tricolore à des franchises comme Dallas ou Boston…

La prolongation de Jordan Clarkson, une priorité ?

Arrivé à Noël au Jazz pour apporter un coup de boost offensif au banc d’Utah, Clarkson a vraiment bien rempli son rôle en apportant ses 15 points de moyenne (46,2% au tir, 36,6% de loin) dans le costume de sixième homme. Mais aujourd’hui, il se retrouve agent libre non restrictif. La question se pose donc tout naturellement : que va faire le Jazz avec Jojo ? Utah possède les Bird Rights sur Clarkson, ce qui donne au Jazz la possibilité de dépenser la somme qu’il souhaite pour le conserver malgré le fait d’être au-dessus du salary cap, comme c’est le cas aujourd’hui (merci Mike Conley) même en enlevant le salaire de JC, qui était de plus de 13 millions de dollars en 2019-20. Ce montant-là, les dirigeants ne pourront pas le dépenser sur un autre joueur à cause de la situation salariale d’Utah. Pour rappel, les équipes qui sont au-dessus du cap n’ont que la mid-level exception (9,2 millions) pour recruter (mid-level qui est réduite à 5,7 millions pour les équipes payant la luxury tax), voire la bi-annual exception (3,6 millions). Autrement dit, si le Jazz décide de ne pas conserver Clarkson, les options seront assez limitées pour trouver un joueur d’impact capable de le remplacer, et on sait que la second unit d’Utah a besoin de lui. Après, en cas de prolongation, les Mormons se rapprocheront de la luxury tax, ce qui limite toujours la marge de manœuvre d’une franchise.

Quel(s) secteur(s) renforcer en priorité ?

Selon les moyens qu’aura le Jazz à sa disposition d’un point de vue financier, les dirigeants vont faire de leur mieux pour essayer de renforcer le banc, surtout si Jordan Clarkson quitte Salt Lake City. Au niveau du cinq de départ, y’a clairement du matos mais il faut vraiment améliorer la profondeur de l’effectif pour devenir une équipe qui peut passer des tours de Playoffs au sein de la terrible Conférence Ouest. Parmi les priorités souvent mentionnées, autant par les dirigeants que par certains insiders qui couvrent l’équipe, des joueurs à vocation défensive évoluant à l’aile et apportant une belle polyvalence. On connaît la culture de la défense qui existe à Utah, et le Jazz est également devenu une équipe qui a fait du 3-points un aspect important de son jeu. On peut donc imaginer des mecs au profil 3&D se retrouver dans le viseur des Mormons. Sur le marché des agents libres cette année, on a par exemple un joueur comme Jae Crowder, ancien Jazzman. Le secteur intérieur pourrait aussi être renforcé et en parlant de mecs qui connaissent la maison, on a entendu des rumeurs concernant un potentiel retour de Derrick Favors dans la famille mormone. À surveiller. On vous rappelle également que le Jazz possède le 23è choix à la Draft 2020, l’occasion de récupérer un jeunot qui peut potentiellement aider car il y a quelques profils qui pourraient correspondre aux besoins actuels d’Utah.

L’intersaison du Jazz va surtout être rythmée par les potentielles extensions de contrat de Donovan Mitchell et Rudy Gobert. Pour le premier, ça devrait être réglé assez rapidement mais pour le second, on demande à voir. Le dossier Jordan Clarkson sera évidemment à surveiller aussi, d’autant plus qu’il devrait être convoité.

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