Pelicans

J.J. Redick ne participera pas aux Playoffs pour la première fois de sa carrière : voilà ce que ça fait de rejoindre une franchise de losers

JJ Redick 11 aout 2020

Treize ans de bonheur, puis la Louisiane.

Source image : Youtube

Le 28 juin 2006, Jonathan Clay « J.J. » Redick rentre officiellement dans la Grande Ligue en tant que onzième choix de Draft au Magic. Depuis ce jour, chaque saison le petit Jean-Jacques débarque avec ses cheveux hérissés et ses différentes équipes en Playoffs. La série aura duré treize putain de saisons mais s’est donc terminée comme un pied de nez… à Orlando, là où elle avait commencé.

Arrière sniper du Magic de Dwight, de Lob City avec CP3, Blake Griffin et Dede Jordan puis du Process à Philly, J.J. a toujours été bien entouré et a bien aidé également partout où il est passé. L’été dernier, à 35 ans, il choisit de partir à la Nouvelle Orléans dont la hype surclasse celle de toutes les franchises NBA réunies avec l’arrivée du phénomène Zion Williamson. Vétéran parmi une troupe de très jeunes Pels, sa mission sera ainsi de s’occuper des petiots pour un salaire sympathique de 13 millions de dollars la saison. Une jolie somme pour être nounou. 15,3 points à 45,3% au tir mais aussi à 3-points en 2019-20, voilà qui montre une certaine appétence pour le tir du parkinget de quoi se frotter les mains du côté de NOLA, mais une année de garderie avec de gros potentiels comptant Bébé Ingram dans la course au MIP, Zanos Williamson en orbite autour de la Ligue ou encore le jeune Lonzo Ball auront finalement eu raison de la série impressionnante de Redick. Pourtant, il avait été clair en prépa avec la bête de Duke. 

« Je lui ai parlé pour la première fois il y a quelques semaines. Je lui ai dit, mec, ne foire pas ma série. Merci. »

13 saisons de suite à vivre la post-season et puis ça sera tout. Parce que dans la conférence la plus relevée, accrocher les Playoffs cette saison c’était un peu tendu. Pourtant le calendrier des Pelecanidae dans la bulle n’était clairement pas le plus compliqué dans la lutte pour les play-in de l’Ouest, mais l’intensité sur courant alternatif de l’équipe a tué les derniers espoirs de l’équipe de Gentry. Quand on voit les Suns marcher sur l’eau à Disney, dur de comprendre le manque d’envie de la Crescent City. J.J. a quand même tenté un ultime push lors du dernier match contre les Spurs en calant 31 puntos à 10/16 dont 8/12 à 3-points, la ligne de stats fait plaisir, mais la défaite à la clé a condamné les Pelicans à retourner chez eux dès le 15 août et la fin de régulière. Même au lycée et à la fac il n’avait pas manqué de Playoffs, il y a malheureusement pour lui une première à tout.

Après six runs chez le Magic, un chez les Bucks, quatre saisons à s’éclater à L.A. avec J-Crossover et les autres malades mentaux et deux tentatives d’aller au titre avec Philly, Jean-Jacques Zigounette Rouge dit donc au revoir à l’après-saison pour la première fois de sa vie. Un au revoir ou un adieu, qui sait ? Les retrouvailles ne seront que plus belles s’il y retourne avec Zion et son crew, ou d’autres acolytes d’ailleurs.

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