Dossiers NBA

La reprise oui, mais pas sans mesures spéciales : au premier atchoum on isole, au deuxième on remplace ?

Urgences 18 février 2020

Une cure de balle orange est le seul traitement qu’on veut voir à Orlando cet été

Source image : Shutterstock

Maintenant que la NBA a officialisé son retour et la mise en place d’une fin de saison à Orlando, le plan est désormais d’organiser le format et les règles à suivre avant la reprise des hostilités. Au menu du jour : les remplacements de joueurs pour cause de blessure ou de COVID-19. Autant dire que les équipes vont toucher du bois.

Dans un peu plus de sept semaines, la balle orange va reprendre sa place au centre de nos vies. D’ici là, beaucoup de questions se posent sur les conditions de jeu pour les 22 équipes qui iront voir Mickey fin juillet : comment gérer l’avantage du terrain, quels coachs autorisés à faire le déplacement mais aussi comment gérer les blessures à l’intérieur de la bulle.  C’est justement notre thème du jour et il y a de quoi dire. Avant tout, crise du COVID oblige, la NBA testera les joueurs chaque jour dès la reprise de la saison. Si un joueur est contaminé, il est placé en quarantaine pour une durée de sept à quatorze jours. Une information confirmée par Shams Charania de The Athletic. Néanmoins, si le joueur est mis à l’isolement, les équipes peuvent-elles faire signer un joueur pour le remplacer ? La réponse tend vers le oui mais pas dans n’importe quelles conditions.

La première question qui se pose est de savoir quels joueurs sont éligibles pour renforcer les équipes. Bien que rien ne soit officiel, il semble qu’un consensus se rapproche en la matière : sont éligibles les joueurs qui ont été sous contrat avec une équipe NBA, que ce soit pendant la saison ou pour le training camp. Les joueurs sous contrat en G League entrent également dans le compte. Par contre, si vous n’avez pas signé le moindre contrat ou que vous jouez à l’étranger, c’est mort. Exemple concret : Joe Johnson avait signé un contrat avec Detroit pendant les training camps, il peut donc être appelé en renfort. Jamal Crawford par contre n’aura pas cette chance.

Maintenant que l’on sait qui peut venir dans votre équipe préférée, on se demande que faire des joueurs blessés ou malades. C’est là le premier point de désaccord entre les équipes et les dirigeants de la ligue. La NBA serait d’avis de rendre inéligible tout joueur qui serait remplacé même temporairement. Encore une fois, on sort la petite explication : si LeBron James contracte le COVID-19, les Lakers peuvent signer Joe Johnson pour compenser sa perte (bah tiens) mais une fois le joueur rétabli, il ne pourra pas revenir dans le groupe. C’est assez cash de la part de la ligue et il y a évidemment des normes de santé derrière cette idée mais elle ne convainc pas les équipes pour plusieurs raisons. D’une part, les joueurs qui arriveront en renfort pourraient avoir un impact dérisoire sur le groupe. Ils seront mis en quarantaine à leur arrivée, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas jouer pendant au moins sept jours et ils devront ensuite s’adapter à une équipe nouvelle, dans un rôle souvent moindre. Et pour cela, vous risquez de perdre définitivement un joueur cadre de votre équipe ? Il ne faut pas jeter Mémé dans les orties. Voilà pourquoi les équipes favorisent l’option de laisser le joueur se remettre, quitte à jouer sans lui un moment, et ensuite le récupérer pleinement.

Une solution pourrait néanmoins être trouvée grâce aux joueurs les moins bankables du marché : les two-way contracts. Comme chacun le sait, ou pas, chaque équipe compte quinze joueurs dont treize qui sont inscrits tous les soirs sur la feuille de match. Dans les faits, il est impossible de compter plus de quinze membres dans son groupe, mais ce n’est pas totalement vrai puisque chaque équipe a le droit à deux two-way contracts. Il s’agit du contrat le plus précaire puisqu’il ne dure que 45 jours mais c’est malgré tout une porte d’entrée dans l’équipe, comme on a pu le voir avec Luguentz Dort cette saison à OKC. Pourquoi chercher un renfort ailleurs alors que tu as deux joueurs en couveuse qui n’attendent que les minutes. Avec dix-sept joueurs, les effectifs seraient largement suffisants pour anticiper une absence, on l’espère courte, d’un titulaire. Sauf que la NBA n’est pas encore d’accord sur ce point. A l’heure actuelle, seuls les quinze de base sont autorisés à entrer dans la bulle, les two-way contracts resteront dehors. Un refus qui, là encore, est basé sur les normes sanitaires puisque deux joueurs de plus par équipes, cela fait 44 personnes supplémentaires dans la bulle et donc des risques supplémentaires. Reste que la ligue et les joueurs vont devoir trancher cette question et selon Adrian Wojnarowski, on devrait y voir plus clair d’ici une semaine.

La reprise n’a jamais été en si bonne voie. Cependant, il reste pas mal de choses à régler avant de pouvoir entendre le premier coup de sifflet. On l’a compris, la sécurité sera le thème numéro un de l’événement, espérons qu’il laissera un peu de lumière à ce sport qui nous manque tant. 

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