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Les pivots les plus sous-cotés en NBA : ouvrons les yeux pour leur donner la reconnaissance qu’ils méritent

Dans la catégorie pivot sous-coté, JV a clairement sa place. Et y’a du beau monde avec lui.

Source image : YouTube

Dans une Ligue où médiatisation rime avec starification, il n’y a pas de place pour tout le monde en haut de l’estrade et dans les gros titres. Certains joueurs semblent donc condamnés à passer leur carrière sous les radars. Les définitions et les interprétations divergent mais la NBA est peuplée d’éléments sous-cotés qui n’auront jamais droit à l’exposition et à la reconnaissance qu’ils méritent. Il était temps de leur rendre hommage dans un article dédié. Après les meneursles arrières et les ailiers et les ailiers forts, on termine avec ces pivots qui mériteraient qu’on les prenne un petit peu plus au sérieux.

Il n’y a pas de listing unanime, tout simplement parce que c’est un terme très subjectif qui fait appel à notre perception individuelle qui dépend notamment de notre façon de consommer la NBA. Pour clarifier un peu les choix présents dans cet article, on se reposera à la fois sur la carrière du joueur depuis qu’il est arrivé dans la Grande Ligue et aussi sur ses performances lors de la saison en cours. Ainsi, difficile de parler de ‘sous-coté’ pour un joueur invité au All-Star Game à Chicago ou régulièrement nommé dans des classements de trophées individuels. Alors, vous êtes prêts à rétablir la justice ? Allez, on y va !

Serge Ibaka (Toronto Raptors)

Avec la superbe saison des Raptors, on a eu plusieurs membres de Toronto dans cette rubrique concernant les joueurs sous-cotés. Serge Ibaka mérite aussi d’y figurer. Dans l’ombre des All-Stars Pascal Siakam et Kyle Lowry, blessé en début de saison et évoluant en sortie de banc jusqu’au 20 décembre, Ibaka a notamment profité de la blessure de Marc Gasol pour s’illustrer encore plus que d’habitude, et contribuer grandement au succès des Dinos. Des matchs en 20 points – 10 rebonds ? Check. Une grosse adresse à 3-points ? Check (39,8% sur la saison, avec une pointe à 44,9% durant le mois de janvier). Un impact toujours là sur le plan défensif ? Check. C’est simple, Serge Ibaka a joué un superbe basket cette saison, peut-être le meilleur de toute sa carrière. Pourtant, on parle finalement assez peu de ses performances quand on mentionne le très joli parcours des champions en titre malgré le départ de Kawhi Leonard ou encore Danny Green. Alors il fallait bien qu’on mette la lumière sur Serge, un élément crucial de Toronto à travers son niveau de jeu, son expérience et son côté « coéquipier apprécié de tous ».

Daniel Theis (Boston Celtics)

Alors que la position de pivot – laissée vacante suite au départ d’Al Horford mais aussi d’Aron Baynes – est habituellement considérée comme le point faible de Boston, les Celtics ont finalement réussi à bien s’en sortir en combinant plusieurs joueurs complémentaires sur ce poste. Parmi eux, Daniel Theis. Si l’autre pivot Enes Kanter est réputé pour son apport offensif et sa présence au rebond, Theis a lui été très important avant tout sur le plan défensif, s’affirmant ainsi comme une pièce essentielle du collectif bostonien. « Il est vraiment sous-estimé. Il se bat chaque soir, il se casse le cul chaque soir avec le boulot qu’il réalise » avait déclaré Kemba Walker en février dernier. Dani n’est pas le plus grand (2m03) ni le plus costaud (111 kilos), mais c’est un joueur intelligent avec des vraies qualités athlétiques (1,3 contre par match en 23,8 minutes), et qui fait beaucoup de choses qu’on ne voit pas forcément dans les chiffres. Sa couverture en défense est l’une des raisons qui expliquent pourquoi Boston est dans le Top 4 de la NBA à l’efficacité défensive, et faut pas oublier non plus sa contribution en attaque. Désormais titulaire et avec son plus gros temps de jeu en carrière, Theis a tourné à près de 10 points par rencontre. Si sa réussite extérieure n’était pas vraiment là cette année (32,1% du parking), il reste un pivot capable d’écarter le terrain, d’ouvrir des opportunités avec ses écrans et de conclure sur les pick-and-rolls.

Jonas Valanciunas (Memphis Grizzlies)

Il n’y a pas que des jeunots prometteurs chez les Grizzlies. Si Memphis a surpris son monde cette saison, c’est aussi parce que des pépites comme Ja Morant et Jaren Jackson Jr. ont bien été entourées par des vétérans de qualité, comme le pivot Jonas Valanciunas. Arrivé l’an passé dans le Tennessee dans le cadre du transfert de Marc Gasol, JV avait cartonné sur le plan individuel avant de signer un contrat de trois ans l’été dernier. Et cette année, il a confirmé. Ses statistiques n’ont certes pas été aussi élevées que lors de sa vingtaine de matchs joués avec Memphis en 2018-19, ses responsabilités offensives ayant baissé cette saison, mais son impact fut similaire dans les raquettes. 15 points et plus de 11 rebonds par soir avec 1,1 contre en 26,3 minutes, le tout à 58,6% au tir dont un joli 36,7% à 3-points, on peut dire qu’il a pesé le bonhomme. Alors oui, Ja Morant est kiffant, JJJ aussi, mais n’oublions pas les anciens.

Deandre Ayton (Phoenix Suns)

Un numéro 1 de Draft sous-coté ? Oui, on a osé. Et on vous explique pourquoi. Avec l’ascension spectaculaire de Luka Doncic ainsi que celle de Trae Young, Dede se retrouve dans l’ombre de ces deux joueurs-là, qui sont également arrivés en NBA en 2018. À juste titre, on n’arrête pas de parler des exploits du prodige slovène, ainsi que des explosions offensives du sniper d’Atlanta, tandis qu’Ayton est beaucoup moins dans les tendances Twitter. Le fait d’évoluer à Phoenix n’arrange probablement pas son cas, tout comme sa période de suspension de 25 matchs en début de saison. Sans lui, les Suns avaient notamment proposé un basket séduisant au cours des premières semaines. Et puis faut bien dire que les extérieurs sont à la mode aujourd’hui, contrairement aux pivots traditionnels. Mais Deandre Ayton, c’est un poste 5 de 21 ans qui tourne à 19 points (54,8% au tir), 12 rebonds et 1,7 contre par match. Faut quand même avoir conscience de ça. Des mecs qui tournent quasiment en 20-12 en tant que sophomore, ça ne court pas les rues. En plus, le pivot sorti de l’université d’Arizona a montré des vrais progrès sur le plan défensif, un aspect critiqué de son jeu au moment de la Draft.

Ivica Zubac (Los Angeles Clippers)

Quand vous évoluez aux côtés de grandes stars comme Kawhi Leonard et Paul George, et deux des meilleurs remplaçants de la NBA avec Lou Williams et Montrezl Harrell, c’est difficile de faire la une. Et avec des stats de 8,0 points et 7,2 rebonds, sa production ne saute pas forcément aux yeux non plus. Cependant, le jeune pivot des Clippers Ivica Zubac – 23 ans seulement – mérite un peu plus de reconnaissance pour sa participation au succès de l’autre équipe de Los Angeles. Jouant environ 18 minutes et titulaire sur le poste 5, Zu est très rarement utilisé dans les quatrièmes quart-temps mais quand il est sur le terrain, il fait vraiment le taf. Offensivement, le bonhomme a du basket plein les mains, ses écrans sont précieux et il est performant en pick-and-roll. Et de l’autre côté du terrain, son impact est également intéressant, lui qui peut bien protéger le panier avec ses 213 centimètres tout en gobant du rebond. S’il continue à progresser, va vraiment falloir le prendre plus au sérieux.

C’est tout pour les pivots les plus sous-cotés de la Ligue cette saison. D’accord, pas d’accord ? N’oubliez pas de lâcher votre petit vote dans le sondage ci-dessous pour nous permettre de constater si une tendance apparaît. Et surtout, n’hésitez pas à commenter si l’on a oublié votre petit chouchou, qui est tellement underrated qu’on l’a même zappé de cette liste.

Qui est le pivot le plus sous-coté en NBA cette saison ?

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