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Les meneurs les plus sous-cotés en NBA : ouvrons les yeux pour leur donner la reconnaissance qu’ils méritent

Malcolm Brogdon

« Qu’est-ce que je dois faire de plus ? »

Source image : Youtube

Dans une Ligue où médiatisation rime avec starification, il n’y a pas de place pour tout le monde en haut de l’estrade et dans les gros titres. Certains joueurs semblent donc condamnés à passer leur carrière sous les radars. Les définitions et les interprétations divergent mais la NBA est peuplée d’éléments sous-cotés qui n’auront jamais droit à l’exposition et à la reconnaissance qu’ils méritent. Il était temps de leur rendre hommage dans un article dédié. Aujourd’hui, on attaque avec les meneurs qui mériteraient qu’on les prenne un petit peu plus au sérieux.

Il n’y a pas de listing unanime, tout simplement parce que c’est un terme très subjectif qui fait appel à notre perception individuelle qui dépend notamment de notre façon de consommer la NBA. Pour clarifier un peu les choix présents dans cet article, on se reposera à la fois sur la carrière du joueur depuis qu’il est arrivé dans la Grande Ligue et aussi sur ses performances lors de la saison en cours. Ainsi, difficile de parler de ‘sous-coté’ pour un joueur invité au All-Star Game à Chicago ou régulièrement nommé dans des classements de trophées individuels. Voilà pourquoi Goran Dragic et Dennis Schröder ne pourront faire partie de cette liste, eux qui sont tous les deux candidats au titre de meilleur Sixième Homme de l’Année cette saison. Alors vous êtes prêts à rétablir la justice ? Allez, on y va !

# Spencer Dinwiddie (Brooklyn Nets)

Il a joué à un niveau All-Star toute la saison et était le vrai franchise player en l’absence de Kevin Durant. On ne parle pas de Kyrie Irving mais bien de la nouvelle star de la sélection nigériane, Spencer Dinwiddie et son contrat innovant ouvert aux investisseurs. Mis à part les 20 matchs de cohabitation avec Uncle Drew dans le backcourt, il était le seul maître à bord et affiche un meilleur pourcentage de victoires que le nouvel arrivant cette saison. Pourtant, il reste encore trop souvent perçu comme un excellent back-up issu du second tour de draft sur qui on peut compter les yeux fermés en sortie de banc. Pas comme le boss d’une équipe playoffable à l’Est et capable de mettre les gros tirs en fin de match comme à Cleveland. Il a quand même fallu qu’il chouine dans les médias pour avoir le droit de défendre son titre au Skills Challenge à Chicago (il était blessé en 2019) alors qu’il était à deux doigts d’être étoilé. Il faudra pas faire bip quand il n’activera pas sa player option pour aller chercher un contrat proche du max en 2021 !

# Malcolm Brogdon (Indiana Pacers)

Là encore, on parle d’un All-Star refoulé même si les raisons sont différentes. Parti des Bucks pour aller récolter la moula que Milwaukee ne voulait pas lui donner, l’ancien Rookie de l’Année est en train de s’affirmer comme une vraie assurance à son poste qui ne manque pourtant pas de concurrence. La saison en 50-40-90, c’est fait. Maintenant The President essaye aussi d’être un meilleur playmaker. Résultat ? Non seulement les Pacers ont fait mieux que résister en rôdant autour du Top 4 à l’Est sans Victor Oladipo pendant une grosse moitié de saison mais Brogdon a plus que doublé ses moyennes à la passe jusqu’à devenir la réf des meneurs. La seule raison pour laquelle il n’a pas été appelé à Chicago est parce que son coéquipier Domantas Sabonis a manqué moins de matchs que lui et délivre une campagne du même acabit. Mais l’ancien de Virginia n’a pas abandonné son rêve de faire partie de la crème de la crème et il ne faudra pas l’oublier dans les prochaines années.

# Eric Bledsoe (Milwaukee Bucks)

Son voisin du dessus est parti de Brew City et lui a laissé plus de place pour s’exprimer. Pas plus de temps de jeu, mais Rico n’a pas besoin de plus pour peser dans l’effectif des leaders de la Ligue. Boule d’énergie, il rythme idéalement le jeu de transition des Bucks (leaders à la pace) et apporte toujours son intensité défensive. Moins adroit que beaucoup de point guards, il compense avec ce coffre à l’origine de son surnom de mini-LeBron. Il n’y avait pas de quoi inviter un troisième joueur de Milwaukee au match des étoiles mais il est l’une des raisons du succès de son équipe que beaucoup imaginaient en régression après le départ de Malcolm Brogdon l’été dernier. Il s’agirait d’y penser, tout comme l’impact de George Hill, impeccable dans son rôle de back-up lui aussi.

# Jrue Holiday (New Orleans Pelicans)

Entre Zion Williamson et Brandon Ingram, il y a peu de place pour parler des autres en Louisiane. Pourtant, le vrai leader vocal dans le vestiaire, c’est bien lui. Sur le terrain aussi, c’est pas mal. Les statistiques sont en légère baisse mais restent tout de même supérieures à l’année de sa seule sélection à un All-Star Game et il est le pacemaker de cette équipe, dans tous les sens du terme. Non seulement il dicte le tempo et donne des leçons de sagesse aux plus jeunes mais il est un vrai exemple en défense et personne n’aime le croiser. Pas vrai Damian ? Le moteur de la famille de trois NBAers a l’air chaud pour passer tout son prime à New Orleans et on a hâte de voir ce que ça peut donner avec un vrai Big Three à sa tête. Et on ne parle pas de Lonzo Ball.

# Devonte’ Graham (Charlotte Hornets)

Il était absolument personne au début de la saison et il est devenu en quelques semaines le nouveau franchise player des Frelons. Meneur scoreur, il a explosé ses moyennes dans son année sophomore et on en vient à regretter qu’il n’ait pas fait une saison de plus en NBA avant pour pouvoir lui donner le titre de MIP. Tant pis, Charlotte avait bien besoin de ça et c’est surtout la régularité du bonhomme de 25 ans qui a surpris du monde alors que l’on s’attendant à le voir tirer la langue au début de l’année civile. Il est devenu tellement indispensable qu’il a obligé James Borrego à redessiner son starting five pour l’associer à Terry Rozier dans le backcourt au sein du cinq majeur dès le début de l’année. Et quelque chose nous dit que l’on pourrait aussi retrouver ces deux-là dans des autres catégories cette semaine. Néanmoins, beaucoup de monde oublie encore de mettre une apostrophe à la fin de son prénom. Si ça c’est pas une preuve qu’il est encore sous-coté…

# Ricky Rubio (Phoenix Suns) 

Auteur d’un gros Mondial en Chine où il a été élu MVP et est reparti avec la médaille d’or dans ses valises,  en voilà un qui revit depuis son départ de l’Utah. A Phoenix, le double R a trouvé tout ce dont il pouvait rêver. Des coéquipiers jeunes et à l’écoute, une fine gâchette pour lui libérer les espaces et pour concrétiser ses caviars et un excellent partenaire de pick-and-roll dès qu’il a eu fini de purger sa suspension pour dopage. Sur le terrain, ça se ressent avec un joueur bien dans ses pompes et comme un poisson dans l’eau au sein du jeu de passes de Monty Williams. Il s’est même rapproché de sa meilleure moyenne d’assists en carrière et il doit bien rigoler en suivant les galères de son successeurs au Jazz que l’on pourrait retrouvé dans un article miroir à celui-ci. Les Playoffs, ce n’est encore pas pour cette année dans l’Arizona mais avec un tel Big Three il pourrait s’y passer de belles choses dans les prochaines années.

C’est tout pour les meneurs les plus sous-cotés de la Ligue cette saison. D’accord, pas d’accord ? N’oubliez pas de lâcher votre petit vote dans le sondage ci-dessous pour nous permettre de constater si une tendance apparaît et surtout n’hésitez pas à commenter si l’on a oublié votre petit chouchou tellement underrated qu’on l’a même zappé de cette liste.

Qui est le meneur le plus sous-coté en NBA cette saison ?

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2 Commentaires

2 Comments

  1. Ferrier Pierre

    20 avril 2020 à 20 h 49 min at 20 h 49 min

    Peut on ajouter Fred Vanvleet dans cette catégorie ?

  2. Xavier

    20 avril 2020 à 22 h 03 min at 22 h 03 min

    J’aurais bien placé une mention à Lonzo Ball qui depuis qu’il a quitté la pression de LA joue super propre/juste dans le rôle de playmaker dans lequel on le voyait, et en plus les shoots commencent à sérieusement rentrer

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