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Les ailiers forts les plus sous-cotés en NBA : ouvrons les yeux pour leur donner la reconnaissance qu’ils méritent

Gallo fait partie de ces ailiers forts qui méritent de sortir un peu de l’ombre.

Source image : Twitter

Dans une Ligue où médiatisation rime avec starification, il n’y a pas de place pour tout le monde en haut de l’estrade et dans les gros titres. Certains joueurs semblent donc condamnés à passer leur carrière sous les radars. Les définitions et les interprétations divergent mais la NBA est peuplée d’éléments sous-cotés qui n’auront jamais droit à l’exposition et à la reconnaissance qu’ils méritent. Il était temps de leur rendre hommage dans un article dédié. Après les meneursles arrières et les ailiers, on continue avec ces ailiers forts qui mériteraient qu’on les prenne un petit peu plus au sérieux.

Il n’y a pas de listing unanime, tout simplement parce que c’est un terme très subjectif qui fait appel à notre perception individuelle qui dépend notamment de notre façon de consommer la NBA. Pour clarifier un peu les choix présents dans cet article, on se reposera à la fois sur la carrière du joueur depuis qu’il est arrivé dans la Grande Ligue et aussi sur ses performances lors de la saison en cours. Ainsi, difficile de parler de ‘sous-coté’ pour un joueur invité au All-Star Game à Chicago ou régulièrement nommé dans des classements de trophées individuels. Alors, vous êtes prêts à rétablir la justice ? Allez, on y va !

Jerami Grant (Denver Nuggets)

Dans l’excellent collectif de Denver, ce n’est pas facile de véritablement s’illustrer sur le plan individuel et d’être ainsi reconnu à sa juste valeur. Jerami Grant fait partie de ces joueurs dont on ne parle pas forcément beaucoup mais qui apporte pas mal de choses sur un parquet. S’il a eu un rôle un peu moins important cette année à Denver en comparaison à sa belle saison de l’an passé chez le Thunder (il est passé de 32,7 minutes à 26,2, de 77 titularisations à 22), Jerami a confirmé ses qualités dans le Colorado malgré un début d’exercice un peu compliqué. Il a amené une dimension athlétique dont les Nuggets avaient besoin, ainsi que sa polyvalence défensive et son adresse à 3-points, où il a encore progressé pour atteindre les 40% de réussite. Sur le plan des stats, il n’y a rien qui saute aux yeux (11,6 points à 47,1% au tir, 3,5 rebonds) et il ne s’est pas toujours montré régulier dans ses perfs, mais c’est du solide.

Danilo Gallinari (Oklahoma City Thunder)

Le Thunder a surpris tout le monde cette année. On s’attendait à une reconstruction dans l’Oklahoma, on a eu droit à une équipe qui s’est incrustée dans le Top 5 de la Conférence Ouest. Et l’une des raisons à cela, c’est la nouvelle belle saison de Danilo Gallinari, déjà très propre l’an passé aux Clippers mais toujours un peu dans l’ombre. On a tendance à beaucoup parler de la campagne calibre All-Star de Chris Paul, de la progression de la pépite Shai Gilgeous-Alexander, ou encore des belles performances de Dennis Schroder en sortie de banc, mais pas trop de la saison de Gallo alors qu’il a très bien fait le taf. Deuxième meilleur marqueur de l’équipe derrière SGA avec près de 20 points de moyenne, et comme toujours redoutable du parking (40,9% de réussite à 3-points), l’Italien a représenté une pièce essentielle du collectif de Billy Donovan. Avec la menace extérieure qu’il représente, sa taille, son talent et son intelligence de jeu, il mérite plus de reconnaissance.

John Collins (Atlanta Hawks)

Avec cette suspension de 25 matchs en début de saison et les résultats en carton des Hawks cette année, la belle campagne de John Collins n’a pas été appréciée à sa juste valeur. On ne dit pas que c’est un joueur qui mérite forcément un contrat max comme lui le pense, mais on parle quand même d’un mec qui a tourné à 21,6 points, 10,1 rebonds et 1,6 contre par match, le tout à 58,3% de réussite au tir dont un excellent 40,1% du parking, et même 80% aux lancers francs. Si certains diront que c’est facile de faire des stats chez les Hawks, les chiffres restent impressionnants. Offensivement, c’est fort et très complémentaire avec Trae Young, défensivement ça progresse, et il possède les qualités athlétiques pour continuer à faire du bruit, lui qui n’est que dans sa troisième saison NBA. Dans la catégorie jeune joueur calibre All-Star, John Collins coche toutes les cases et il ne faudrait pas l’oublier dans les discussions.

Dario Saric (Phoenix Suns)

Dario Saric n’a peut-être pas réalisé sa meilleure campagne statistique cette saison aux Suns, mais il a fait le taf pour aider Phoenix à progresser. Le Croate de 26 ans est plutôt sous-côté d’une manière générale, lui qui a déjà été transféré à deux reprises depuis son arrivée en NBA en 2016 alors qu’il possède un profil intéressant. Il peut écarter le terrain grâce à ses qualités de shooteur, il sait comment scorer grâce à son talent offensif, il est intéressant sans ballon (mouvement et écrans), et il est capable de bien trouver ses coéquipiers à travers son QI basket élevé. En attaque, il est donc parfaitement complémentaire avec un pivot traditionnel comme Deandre Ayton. De l’autre côté du terrain, cela a toujours été plus compliqué pour Super Dario, mais les Suns possèdent là un role player de qualité qui aide un collectif à bien tourner. Il bosse, il remplit son rôle, il est polyvalent, ça fait pas mal de qualités.

Nemanja Bjelica (Sacramento Kings)

Après la Croatie, place à la Serbie. Nemanja Bjelica n’est pas le premier nom qui nous vient en tête quand on parle des Kings mais l’intérieur reste sur une belle campagne à Sactown, sa meilleure en carrière : 11,9 points de moyenne, agrémentés de 6,4 rebonds et 2,8 passes décisives, le tout avec des pourcentages de sniper (47,5% de réussite, 42,4% à 3-points, 82,2% aux lancers francs). Possédant son plus gros temps de jeu depuis son arrivée en NBA (28,5 minutes) grâce notamment à l’abonnement de Marvin Bagley III à l’infirmerie, Bjelica a profité de l’opportunité pour montrer son plus beau visage, mais surtout pour devenir un élément de plus en plus important du collectif californien. Outre ses qualités de scoreur et sa capacité à écarter le terrain, Nemanja est également un passeur inspiré et son expérience est importante pour encadrer les jeunots évoluant à Sacramento. Sous-coté ? Yep. Demandez donc aux Rockets.

C’est tout pour les ailiers forts les plus sous-cotés de la Ligue cette saison. D’accord, pas d’accord ? N’oubliez pas de lâcher votre petit vote dans le sondage ci-dessous pour nous permettre de constater si une tendance apparaît. Et surtout, n’hésitez pas à commenter si l’on a oublié votre petit chouchou, qui est tellement underrated qu’on l’a même zappé de cette liste.

Qui est l'ailier fort le plus sous-coté en NBA cette saison ?

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