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Les arrières les plus sous-cotés en NBA : ouvrons les yeux pour leur donner la reconnaissance qu’ils méritent

Norman Powell

ParaNorman est notamment dans le lot.

Source image : YouTube/ GoDaddy Canada

Dans une Ligue où médiatisation rime avec starification, il n’y a pas de place pour tout le monde en haut de l’estrade et dans les gros titres. Certains joueurs semblent donc condamnés à passer leur carrière sous les radars. Les définitions et les interprétations divergent mais la NBA est peuplée d’éléments sous-cotés qui n’auront jamais droit à l’exposition et à la reconnaissance qu’ils méritent. Il était temps de leur rendre hommage dans un article dédié. Après les meneurs, on continue avec ces arrières qui mériteraient qu’on les prenne un petit peu plus au sérieux.

Il n’y a pas de listing unanime, tout simplement parce que c’est un terme très subjectif qui fait appel à notre perception individuelle qui dépend notamment de notre façon de consommer la NBA. Pour clarifier un peu les choix présents dans cet article, on se reposera à la fois sur la carrière du joueur depuis qu’il est arrivé dans la Grande Ligue et aussi sur ses performances lors de la saison en cours. Ainsi, difficile de parler de ‘sous-coté’ pour un joueur invité au All-Star Game à Chicago ou régulièrement nommé dans des classements de trophées individuels. Voilà pourquoi un mec comme Devin Booker ne pourra faire partie de cette liste, lui qui a participé à son premier match des étoiles cette saison. Alors, vous êtes prêts à rétablir la justice ? Allez, on y va !

Malik Beasley (Minnesota Timberwolves)

Quand on vous dit Beasley aujourd’hui, vous pensez à qui ? Michael ? Probablement, et rien que ça, ça montre que notre ami Malik est sous-coté. Parce qu’au vu de ses performances chez les Wolves, l’arrière mérite qu’on se penche plus sur lui, et que son nom apparaisse en premier dans les têtes. Lors de la saison 2018-19 à Denver, il s’était révélé pour devenir un membre qui compte dans le collectif des Nuggets, et il a ensuite profité de son transfert dans le Minnesota en février dernier pour véritablement exploser. Certes, la première partie de saison fut assez difficile pour lui dans le Colorado cette année, mais Beasley est vraiment entré dans une nouvelle dimension chez les Loups, tournant à 20,7 points (47,2%, dont 42,6% de loin !) et 5,1 rebonds. Avec plus de temps de jeu et plus d’opportunités, il a parfaitement saisi l’occasion pour franchir un très gros cap. Mais avec seulement 14 matchs au compteur avec les Wolves, c’est visiblement encore un peu tôt pour être considéré comme le Beasley numéro 1.

Norman Powell (Toronto Raptors)

Si Malik Beasley a explosé dans le Minnesota, il y a un autre arrière qui a sérieusement gravi les échelons cette saison. Direction le Grand Nord avec Norman Powell, auteur de sa meilleure campagne NBA et de loin. Dans une équipe de Toronto qui a notamment vu partir Kawhi Leonard et Danny Green, Powell s’est imposé comme un élément important du succès des Raptors et a aidé l’équipe canadienne à rester dans les hauteurs de l’Est. Plus gros temps de jeu en carrière, et des stats qui ont largement grimpé notamment au scoring. 16,4 points à 50,2% dont 39,8% du parking et 83,8% aux lancers francs, avec la défense qui va avec, on peut dire qu’il a bien saisi les opportunités qui lui ont été offertes. Playoffs Powell avant l’heure ! Sauf que malgré tout ça, sa grosse progression est un peu passée inaperçue. Certes il a raflé un titre de meilleur joueur de la semaine juste avant la suspension de la saison mais c’est vraiment parce qu’il était en feu. D’une manière plus globale, on n’a pas beaucoup entendu parler de lui alors qu’il a réalisé une campagne calibre MIP grâce à une régularité qui lui manquait par le passé. Peut-être que ça s’explique par sa vingtaine de matchs ratés pour cause de blessures, ou par le fait qu’il évolue au Canada. En tout cas, de notre côté, on a estimé nécessaire de mettre en lumière sa saison. Enfin, juste pour rappel, sachez qu’il a été drafté seulement en 46è choix en 2015, puis échangé contre Greivis Vasquez et un premier tour de draft, qui deviendra OG Anunoby. Deux steals en une transaction, bravo Masai.

Donte DiVincenzo (Milwaukee Bucks)

Les Bucks ont réalisé une campagne historique cette année, et on a un petit jeunot qui a apporté une contribution vraiment intéressante dans l’ombre de Giannis Antetokounmpo, Khris Middleton & Cie. Ce gars-là, c’est le sophomore Donte DiVincenzo, pas très en vue pendant sa saison rookie à cause notamment de pépins physiques mais bien solide cette année en sortie de banc. L’une des caractéristiques de ces redoutables Bucks cette saison, c’est qu’ils ont rarement eu des temps faibles, peu importe qui était sur le parquet. Les bonnes perfs de la second unit ont aidé Milwaukee à garder cette régularité dans l’excellence et au sein de cette dernière, DV a joué un rôle important. 9,4 points et 4,9 rebonds de moyenne en un peu plus de 23 minutes, un apport intéressant des deux côtés du terrain, une capacité à faire toutes ces petites choses qui aident une équipe à gagner, bref une pièce qui compte. Avec le temps, et s’il continue sa progression, peut-être qu’on parlera un peu plus de son rôle dans le succès des Bucks.

Landry Shamet (Los Angeles Clippers)

Sélectionné en 26è position de la Draft 2018, Landry Shamet a surpris son monde en faisant partie des meilleurs rookies lors de sa première saison chez les grands, lui qui a été élu dans la NBA All-Rookie Second Team. On parle avant tout d’un véritable sniper (mais pas que…), qui tourne à 41% de réussite à 3-points depuis le début de sa carrière et qui représente un joueur important dans un collectif, que ce soit à travers sa capacité à écarter le terrain ou à bouger sans ballon derrière les écrans. Une vraie menace qui oblige les défenses à le surveiller, et un role player de qualité qui est intelligent dans le jeu. Mais malgré ça, il reste globalement sous-coté dans la Ligue aujourd’hui. D’une manière générale, des mecs comme lui ou son mentor J.J. Redick ne sont pas reconnus à leur juste valeur car leur importance dans un collectif ne se voit pas forcément dans les stats ou les highlights. Demandez donc aux Sixers à quel point ils aimeraient avoir un Shamet ou un Redick dans leur effectif, eux qui possédaient ces deux joueurs il n’y a pas si longtemps et qui ont galéré toute la saison cette année par manque de shooteurs.

Dillon Brooks (Memphis Grizzlies)

Dans le Top 8 de l’Ouest au moment de la suspension de la saison, les Grizzlies font partie des grosses surprises de la NBA cette année. Mais quand on pense à Memphis, on pense avant tout à la pépite Ja Morant et au sophomore Jaren Jackson Jr., le duo des Oursons représentant vraiment le présent et l’avenir de la franchise du Tennessee. Mais le succès de Memphis repose sur bien plus qu’un duo, et certains joueurs mériteraient un peu plus de reconnaissance. C’est le cas notamment du jeune Dillon Brooks, qui a parfaitement rebondi cette saison après une campagne sophomore gâchée par les bobos l’an passé. Titulaire à l’arrière, le meilleur pote d’Andre Iguodala a brillé en l’espace de 65 rencontres, tournant à 15,7 points de moyenne (près de 37% de réussite du parking) tout en faisant un vrai taf en défense. Pas du genre à baisser les yeux face à la concurrence, il était l’un des éléments importants de cette équipe de Memphis sans complexe et très fun à voir jouer. La preuve, les Oursons l’ont prolongé pour trois ans et 35 millions de dollars en cours de saison. Pas mal pour un 45è choix de Draft. Comme quoi, il a l’habitude d’être sous-coté…

C’est tout pour les arrières les plus sous-cotés de la Ligue cette saison. D’accord, pas d’accord ? N’oubliez pas de lâcher votre petit vote dans le sondage ci-dessous pour nous permettre de constater si une tendance apparaît. Et surtout, n’hésitez pas à commenter si l’on a oublié votre petit chouchou, qui est tellement underrated qu’on l’a même zappé de cette liste.

Qui est l'arrière le plus sous-coté en NBA cette saison ?

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