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30 Reviews en 30 jours – Milwaukee Bucks : saison parfaite pour le MVP et ses gars, vivement les Playoffs, envie de chialer

Mike Budenholzer 7 avril 2020

Tu fais la saison de ta vie, et tout à coup… un pangolin.

Source image : YouTube

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

Entre 56 et 62 victoires, la confirmation d’une saison 2018-19 conclue avec 60 wins et la première place de toute la Ligue. Peu d’énormes changements dans le roster durant l’été mais tout de même quelques nouveaux (Brogdon, Mirotic et Snell out, Matthews, Lopez et Korver in), de quoi surfer sur la belle vague et offrir à Giannis Antetokounmpo une belle base pour aller chercher un Podoloff back-to-back. L’ensemble paraissait plus ou moins égal à la saison précédente, on attendait un Bledsoe au taquet pour faire oublier le départ du cerveau Brogdon, mais globalement… on ne s’en faisait pas trop pour le squad de Mike Budenholzer.

Le bilan

53 victoires et 12 défaites. Pour les matheux du dimanche on est donc sur les bases d’une saison au moins aussi solide qu’en 2019, et pour les historiens en herbe il y avait peut-être même… un record all-time à aller chercher. 1971, époque Jabbar, 66 wins et seul titre de l’histoire de la franchise, le clin d’œil aurait été beau. Le load management aurait peut-être bien foutu en l’air nos envies de record mais vous avez compris l’essentiel, cette saison les Bucks étaient in-tou-chables. Un tout début de saison un peu poussif c’est vrai, mais une fois Halloween passé… poussez-vous de devant. Quatre victoires, puis une défaite sur un game winner de Bojan Bogdanovic, puis… dix-huit victoires consécutives et encore quelques grosses séries au cœur de l’hiver. Un petit 35-4 des familles entre novembre et janvier ça calme tout de suite la concu, et dans cette période un homme explose absolument tout ce qui bouge : Giannis Antetokounmpo. Absolument inarrêtable, il lui faut toutes comme dirait l’autre et le mec enchaine alors pépouze les 30/15/12 quand il ne taquine pas les 45/18/13. Philly ne peut pas suivre, les Celtics ne peuvent pas suivre, même les Lakers ne peuvent pas suivre et quand Brook Lopez se remet à être l’un des pivots les plus versatiles de la Ligue alors que Khris Middleton finit par assumer clairement son statut de All-Star… beh personne ne moufte. Les Bucks termineront leur saison sur un bien moche 1-4 dont deux matchs joués sans Giannis, dommage pour le bilan mais la preuve que dès leur qualif pour les Playoffs en… février (la plus rapide de l’histoire), l’objectif était alors clairement tourné vers le mois d’avril, puis mai, et surtout juin à vrai dire.

L’événement marquant

L’illustration n’a peut-être rien d’exceptionnel en 2020 mais elle résume à elle-seule la saison de Giannis Antetokounmpo. L’évènement marquant ? On va dire que c’est la manière avec laquelle le Greek Freak a confirmé son trophée de MVP 2019, à savoir en étant encore meilleur que la saison prédécente. En défendant encore mieux au point d’être l’un des grands favoris dans la course au DPOY, en mettant encore plus de diversités dans son jeu en ajoutant un début de petit tir à 3-points. Le tout à 25 ans et en étant entouré de la plus belle façon qui soit et coaché par un mec qui le connait par cœur. Un MVP qui passe encore la vitesse supérieure ? Mine de rien, ça c’est un sacré évènement.

Giannis Antetokounmpo 7 avril 2020

Les petits nouveaux

Pas de place pour les rookies cette saison à Milwaukee. Pas toujours facile de gérer l’intégration d’un ou deux gamins quand l’objectif est de remporter les 82 matchs de la saison, alors rendez-vous la saison prochaine pour faire probablement le même constat.

L’image de la saison

On aurait tout aussi bien pu poser une tof de Nabilla et Thomas ou de Sardoche ou tout autre roi de la Nintendo, mais vous avez compris l’idée. Les Bucks étaient à Paris en janvier dernier et pour une raison toute simple : Milwaukee a désormais une franchise qui fait vendre et qui fait rêver. Pas le shine des Lakers, des Bulls, des Knicks ou des Celtics, ils ne l’auront peut-être jamais, mais en tout cas aujourd’hui Giannis Antetokounmpo et ses Bucks font déplacer les foules et ça, c’est nouveau pour n’importe quel humain de moins de cinquante ans. Tour Eiffel, Jordan, Teddy Riner et PSG, toute la congrégation des Daims s’est donc offert la totale dans la plus belle ville du monde, quelques mois seulement avant qu’elle ne se transforme en ville morte, et au vu des résultats des Bucks cette saison on ne peut que donner raison à la NBA quant à ce choix.

Bucks 7 avril 2020

La suite des événements

Deux objectifs à très court-terme pour les Bucks. Premièrement, le titre dès cette saison si la saison reprend et évidemment la saison prochaine quoiqu’il arrive. Le groupe de Budenholzer est arrivé à un tel niveau de perfection en régulière que tout autre résultat qu’une finale sera considéré comme un échec. Ensuite ? L’été 2021 sera évidemment l’un des plus chauds de l’histoire dans le Wisconsin puisqu’il s’agira d’offrir un nouveau contrat à Giannis Antetokounmpo. L’embrouille ne viendra pas du montant hein, mais plutôt de la manière avec laquelle les dirigeants de Milwaukee vendront le projet Bucks face à d’autres légèrement plus intéressants d’un point de vue humain et legacy à construire. Il faudra alors sortir la carte de l’affect, prier pour la fidélité du garçon car en cas de départ du Freak… les Bucks diront peut-être au revoir aux rêves de titre pour dix ou vingt ans. Ni plus, ni moins.

  • Si la saison régulière reprenait : il s’agirait surtout d’économiser tout le monde en gardant si possible l’avantage du terrain jusqu’à une éventuelle finale.
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : Donte DiVincenzo et Pat Connaughton pourraient gérer à eux seuls le Magic au premier tour.

Une saison parfaite mais également parfaitement arrêtée, et c’est bien là tout le problème pour les Bucks. On retiendra seulement que sur l’échantillon entrevu cette année, le meilleur joueur de la Ligue était grec et la meilleure équipe de NBA était bien stationnée dans le Wisconsin. C’est déjà pas mal finalement.

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