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30 Reviews en 30 jours – Houston Rockets : attention, cet article est interdit aux personnes faisant plus de 2 mètres

Houston Rockets

Vous voyez un grand sur cette image vous ?

Source image : NBA League Pass

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

L’arrivée de Russell Westbrook en échange de Chris Paul était accompagnée de pas mal de questions par rapport à la cohabitation entre Brodie et James Harden, mais tout le monde à la rédac avait misé sur une grosse saison régulière du côté de Houston. Quasiment 60 victoires à l’Ouest, bilan synonyme d’une place très favorable au classement pour les joutes du printemps. Le faible nombre de changements au sein de l’effectif donnait une base et une stabilité que d’autres équipes ne possédaient pas forcément au début de la saison, et c’est l’une des raisons pour lesquelles les Fusées avaient autant la cote chez nous.

Le bilan

Le bilan ? Disons qu’il est mitigé. 40 victoires pour 24 défaites et une sixième place à l’Ouest, on s’attendait à mieux même si le classement est serré dans la conférence. Globalement, les Rockets ont fait preuve de pas mal d’irrégularité. On a eu droit à de belles séries de victoires comme à des enchaînements de défaites assez dégueux, notamment à cause d’une défense capable du meilleur comme du pire et quelques pépins physiques (Eric Gordon souvent absent fin 2019, Clint Capela diminué en début de saison, absence de Russell Westbrook pour les back-to-backs). L’intégration de Russell Westbrook n’a pas non plus été évidente, avec un début de campagne assez claqué de la part de Brodie pendant que James Harden affolait plus que jamais les compteurs, tournant pas loin des 40 points par match lors des premières semaines de la saison. Le spécialiste du triple-double a cependant explosé en 2020 en enchaînant les grosses perfs à base de 33-8-7, une explosion favorisée par le passage à l’ultra small-ball dont on parlera plus en détails en dessous. Pendant ce temps-là, le Barbu a eu quelques trous d’air avec notamment un mois de janvier compliqué à l’image de son équipe, mais il a fini par retrouver son jeu pour former enfin ce duo de l’espace avec son copain Russ. Pour en revenir à l’expérience du mini-ball, elle a connu des hauts et des bas depuis sa mise en place, avec des débuts prometteurs puis une vilaine série de quatre défaites consécutives début mars qui a souligné les limites de celle-ci.

L’événement marquant

Le passage à l’ultra small-ball, voilà l’événement marquant de la saison à Houston. Le manager général Daryl Morey et le coach Mike D’Antoni ont décidé – aux alentours de fin janvier – de jouer le tout pour le tout en évoluant sans véritable intérieur et avec le maximum de shooteurs autour de James Harden et Russell Westbrook. Au moment de la trade deadline, la franchise texane s’est séparée de son pivot Clint Capela – pourtant important en défense – dans le cadre d’un énorme transfert impliquant quatre équipes et pas moins de 12 joueurs, afin de récupérer Robert Covington, évoluant sur les postes d’ailier et spécialiste 3 & D. Cet échange a en quelque sorte officialisé l’arrivée du mini-ball chez les Rockets, bien décidés à pousser au maximum leur philosophie de jeu en s’appuyant le plus possible sur leurs points forts. Ils ont ensuite continué à recruter des mecs correspondant à ce style, comme Jeff Green et DeMarre Carroll. Un véritable all-in, qui peut passer ou casser. On a donc vu des starting lineups avec RoCo comme plus grand joueur du groupe, avec… 2m01.

Les petits nouveaux

Pas énormément de choses à dire du côté des jeunots des Rockets étant donné qu’ils n’ont pas beaucoup vu le terrain. Cependant, on note tout de même les deux premières apparitions du Frenchie William Howard, qui n’avait jamais posé les pieds sur un parquet NBA en saison régulière et qui a eu droit à 13 petites minutes cette année. Michael Frazier, non drafté en 2015 et sous contrat two-way avec Houston (comme Howard d’ailleurs), a lui aussi goûté pour la première fois à la Grande Ligue avec huit participations au total sur la saison régulière. Celui qui s’est le plus « illustré » au final, c’est le minimoy Chris Clemons, meneur scoreur d’1m75 non sélectionné à la Draft l’an passé. Auteur de quelques fulgurances en pré-saison, il a eu droit à 8,7 minutes par match en 27 rencontres, pour des stats de 4,9 points. On l’a vu sortir plusieurs perfs intéressantes au scoring (six matchs au-dessus des 14 points) quand certains éléments importants de l’équipe étaient absents, lui permettant de passer d’un two-way contract à un contrat de trois ans, garanti jusqu’à la fin de la saison.

L’image de la saison

Euh what ? James Harden avec des tresses et un bandeau ? Ehh oui, c’était visiblement sa résolution de 2020. Début janvier, le Barbu a voulu nous surprendre en arborant un tout nouveau style capillaire. Quand on a branché le League Pass pour cette rencontre face à Philadelphia, on a immédiatement vu flou, et les Sixers probablement aussi, eux qui ont pris tarif ce soir-là avec 44 points, 11 rebonds et 11 caviars pour l’arrière des Fusées. Bon, pour la petite histoire, ça n’a duré que quelques jours puisque le MVP 2018 est revenu à du classique peu après, mais on salue le fait qu’il soit sorti de sa zone de confort, comme dirait si bien son ancien coéquipier Kevin Durant.

James Harden

La suite des événements 

À l’image d’une équipe comme les Sixers par exemple, les Playoffs 2020 étaient censés déterminer beaucoup de choses pour l’avenir des Rockets. Peut-être qu’ils auront lieu, peut-être pas, mais ce qui est sûr, c’est que la franchise de Houston était partie pour jouer le tout pour le tout avec sa philosophie de l’ultra small-ball. Et quand on joue le tout pour le tout, ça peut finir en triomphe ou en bide total, avec les changements qui peuvent en résulter. Pour rappel, Mike D’Antoni est aujourd’hui dans sa dernière année de contrat, et c’est probablement pour cette raison qu’il a décidé de se faire un kiff en ne mettant aucun intérieur sur le terrain. Est-ce qu’il sera encore sur le banc de Houston en 2020-21 ? On ne miserait pas notre argent dessus. Concernant l’effectif, les pièces importantes qui composent le roster actuel sont sous contrat pour les saisons à venir (avec quand même une grosse masse salariale de 125 millions de dollars pour les deux prochaines années), mais on note que le précieux P.J. Tucker rentrera dans la dernière année de son deal l’an prochain, lui qui n’a toujours pas reçu la prolongation qu’il recherche.

  • Si la saison régulière reprenait : les Rockets auront pour objectif de terminer le plus haut possible à l’Ouest, où quatre équipes (du deuxième au sixième) se tiennent en quatre matchs.
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : James Harden et ses copains seraient opposés aux Nuggets du Joker au premier tour des Playoffs, sans l’avantage du terrain.

Très ambitieux en début de saison, les Rockets n’ont pas véritablement convaincu en régulière, mais c’est de toute façon en Playoffs qu’on allait les juger, encore plus avec leur tactique du mini-ball mise en place à la mi-saison. On espère que la NBA reprendra cette année pour voir à quel moment les Fusées vont se crasher jusqu’où cette équipe pas vraiment comme les autres peut aller. 

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