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Russell Westbrook, du pire au meilleur : des débuts vraiment pas top à Houston, puis une explosion favorisée par l’arrivée du mini-ball

Russell Westbrook

Russ en 2019 ? Un lanceur de briques. En 2020 ? Un monstre de la balle orange.

Source image : NBA League Pass

Le transfert de Russell Westbrook à Houston en échange de Chris Paul a fait partie des nombreux mouvements de superstars qui ont caractérisé la folle intersaison 2019. Et très rapidement, beaucoup de questions sont apparues sur l’intégration de Brodie chez les Rockets et notamment sa relation avec son copain du backcourt James Harden. Pendant les premières semaines de la saison, ce n’était pas fameux. Mais à partir de 2020, oh boy

Clairement, il y a eu un avant et un après 2020 pour Russell Westbrook. Entre le passage à la nouvelle année et la suspension de la saison, on a peut-être vu la meilleure version de Brodie. Oui, Russ a peut-être joué le meilleur basket de toute sa carrière en janvier et février. Vu qu’on parle d’un mec qui restait sur trois saisons en triple-double de moyenne du côté d’Oklahoma City, ce n’est pas une mince affirmation. Évidemment, les situations à Houston et OKC ne sont pas les mêmes et c’est toujours difficile de comparer les performances d’un joueur dans deux équipes différentes, mais on n’a jamais vraiment vu un Westbrook aussi régulier et aussi propre dans ses pourcentages au tir, lui qui a souvent été pointé du doigt pour ses décisions en attaque et son shoot extérieur peu fiable. Durant le mois de janvier, Brodie a sorti des moyennes de 32,5 points, 8,3 rebonds, 8,2 passes décisives et 2,1 interceptions à 52,2% de réussite au tir. En février ? Encore mieux au niveau du scoring : 33,4 points à quasiment 55% au tir, avec 7,3 rebonds et 6 caviars par rencontre. Vous le remarquez sans doute, on ne parle pas de ses pourcentages à 3-points. Ce n’est pas parce qu’ils sont mauvais, c’est parce que l’échantillon est trop faible pour être vraiment significatif étant donné que Russ a drastiquement réduit ses tentatives, passant de cinq tirs primés en moyenne sur les deux premiers mois de la saison à 2,3 en 2020. Deux fois moins de tirs lointains, deux fois plus d’efficacité.

Cette meilleure sélection de tirs, caractérisée par une agressivité beaucoup plus marquée envers le cercle et des tirs mi-distance dans sa zone de confort, a largement augmenté l’efficacité offensive de l’ancien MVP. On a vu un Russell Westbrook explosif et bien décidé à jouer sur ses points forts, laissant de côté le tir à 3-points qui représente pourtant l’un des grands axes du jeu des Rockets, contrairement au tir à mi-distance, très souvent délaissé. Maximiser ses points forts, c’est ce qu’ont voulu faire les Fusées quand elles ont décidé de pousser le small-ball à l’extrême. Vers la fin janvier, Houston a choisi de faire all-in en mettant en place un jeu sans véritable intérieur, transférant le pivot Clint Capela aux alentours de la trade deadline pour récupérer le convoité Robert Covington, ailier de 2m01 capable de jouer sur les postes 3 et 4. Solide en défense et adroit au shoot, RoCo représente le profil de joueur qu’affectionnent particulièrement le coach Mike D’Antoni et le manager général Daryl Morey. L’un des objectifs de ce transfert et de la mise en place du mini-ball, c’était d’ouvrir au maximum le jeu à Westbrook en l’entourant de shooteurs et en lui retirant Capela des pattes, lui qui densifiait la raquette. Et on peut dire que cette tactique a porté ses fruits au regard des perfs de Russ. Brodie s’est fait plaisir avec les nombreux espaces qu’il possédait à sa disposition, et a notamment profité des matchs-ups face aux grands pour faire mal à l’adversaire. Habituellement entouré de James Harden, Danuel House Jr., Robert Covington et P.J. Tucker dans le cinq, Westbrook était souvent défendu par le pivot adverse – comme Rudy Gobert par exemple – étant donné qu’il était le moins bon shooteur du lot. Et Westbrook en un-contre-un face à un pivot, bonjour les dégâts. Cela a parfois obligé les équipes adverses à jouer plus petit, ce qui a également favorisé son attaque du cercle.

Il a fallu un peu de temps pour arriver à ce point, c’est-à-dire avec un Russ à l’aise dans sa nouvelle équipe. Car en début de saison, Westbrook galérait pas mal sous ses nouvelles couleurs. Pendant que James Harden accumulait les cartons offensifs, Brodie enchaînait les briques du parking de manière assez spectaculaire. Ok il faisait ses stats dans l’ombre du Barbu mais avec une efficacité qui piquait les yeux : 21,6% de réussite à 3-points en novembre avec 5,7 tentatives de loin en moyenne, 22,8% en décembre avec 4,4 tirs primés tentés. Pour sa défense, il sortait d’une intersaison avec deux opérations, une à la main pour réparer un ligament du doigt et une au genou pour une arthroscopie. Est-ce que cela a joué dans ses débuts compliqués à H-Town ? Peut-être, mais c’est surtout le fit avec ses nouveaux copains qui laissait perplexe. C’est simple, l’attaque de Houston donnait parfois l’impression de mieux tourner sans lui sur le parquet. Et ce n’était pas qu’une impression d’ailleurs. Ses limites au tir plombaient les Fusées et augmentaient la pression sur les épaules d’Harden. Bien s’intégrer dans le style de jeu des Rockets, ce n’est pas donné à tout le monde, surtout pour un joueur comme Westbrook peu adroit de loin et qui a besoin du ballon pour véritablement peser. C’est en particulier pour ces raisons-là qu’il existait des doutes sur sa cohabitation avec le Barbu et sa capacité à bien rentrer dans le moule texan. C’est donc pour retrouver un certain équilibre que les Fusées ont décidé de se débarrasser de Clint Capela en faveur de Robert Covington, car jouer avec deux mecs incapables de shooter sur le parquet était devenu un vrai problème pour Houston. Le résultat, c’est un Russell Westbrook au top de son jeu et plus que jamais libéré.

Russell Westbrook a profité du passage à la nouvelle année pour exploser chez les Fusées. Il a délaissé les tirs à 3-points pour prioriser les pénétrations vers le cercle, et a ensuite profité du nouveau style de jeu adopté par Houston pour cartonner encore plus. Les Rockets, et notamment James Harden, ont tout de même connu des hauts et des bas en 2020 mais Brodie a lui brillé par sa régularité.  

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