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30 Reviews en 30 jours – New Orleans Pelicans : l’ère Zion a officiellement commencé, et on a eu un sacré aperçu

Zion Williamson 21 février 2020

Même pas 20 matchs au compteur, mais déjà l’impression de voir un All-Star…

Source image : YouTube

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

Avec le transfert XXL d’Anthony Davis, la sélection de Zion Williamson à la Draft et pas mal d’autres mouvements à l’intersaison, les Pelicans sont entrés dans une nouvelle ère l’été dernier. Il fallait bien négocier le dossier AD et le vice-président des opérations basket David Griffin a fait du très bon boulot pour permettre aux Pels d’être compétitifs dès cette année, bien aidé aussi il est vrai par les balles de ping pong de la Loterie. Du coup, on était plutôt optimistes concernant la franchise de New Orleans. En effet, au sein de la rédac, on misait globalement sur une progression par rapport à la saison précédente, avec un bilan approchant les 40 victoires.

Le bilan

Au moment de la suspension de la saison NBA, les Pelicans faisaient partie des équipes toujours en course pour les Playoffs, avec un bilan de 28 victoires pour 36 défaites et une dixième place à l’Ouest. Un bilan qui correspond donc assez bien à nos pronos mais au niveau du scénario, c’était tout sauf linéaire. La première partie de la saison a évidemment été marquée par l’absence du numéro un de la Draft 2019 Zion Williamson, touché au ménisque puis opéré. Sans le phénomène, les hommes d’Alvin Gentry ont perdu 22 de leurs 28 premières rencontres avec notamment une défense cata, un manque d’équilibre, de continuité, de régularité, tout ça malgré l’explosion de la recrue Brandon Ingram. Bonjour le départ complètement foiré, et la hype qui entourait cette équipe est vite redescendue. Mais ensuite, avant même l’arrivée de Williamson, les Pels de Jrue Holiday, Lonzo Ball et Cie ont commencé à sortir la tête de l’eau en jouant un basket bien plus sérieux des deux côtés du parquet, préparant ainsi le terrain pour les grands débuts du monstre. Et à partir du 22 janvier, on a assisté au show Zion. Le phénomène de Duke a fait une énorme impression en une petite vingtaine de matchs, tournant à 23,6 points et 6,8 rebonds en à peine 29,7 minutes (prudents les Pels), confirmant ainsi son statut de prodige générationnel. L’impact du bonhomme fut indiscutable et il a remis la lumière sur son équipe des Pelicans, bien décidée à accrocher le dernier spot pour les Playoffs à l’Ouest. Alors évidemment, on ne peut pas s’empêcher de se demander ce qu’aurait donné la saison de NOLA sans l’absence prolongée de Williamson ainsi que d’autres petits bobos au sein de l’effectif, mais c’était bon signe de voir New Orleans rebondir après un début raté pour ensuite se mêler à la course aux Playoffs. Et puis avec le jeu rapide proposé, les nombreux highlights et la somme de talents qui composent l’effectif, c’était quand même assez fun de regarder ces Pelicans.

L’événement marquant

La date était entourée en rouge sur tous les calendriers de New Orleans. 27 novembre 2019, le retour d’Anthony Davis en Louisiane, sous le maillot des Lakers. The Return version monosourcil. Un match caractérisé évidemment par un accueil très hostile, avec une tonne de sifflets destinés à l’ancienne star des Pelicans. Dans cette chaude ambiance, les hommes d’Alvin Gentry auraient voulu offrir un petit plaisir à leurs fans mais c’est bien Davis et les Angelinos qui ont eu le dernier mot. Victoire 114-110 pour les Lakers, portés notamment par un AD sans pitié avec 41 points et 9 rebonds sur la feuille de stats. C’est également Davis qui a tué la rencontre avec une interception dans les dernières secondes, suivie de deux lancers francs pour donner deux possessions d’avance à ses copains. Quelque chose nous dit qu’il a bien kiffé ce moment-là…

Les petits nouveaux

On a déjà pas mal parlé de Zion Williamson dans cet article, et on va continuer à en parler, alors focalisons-nous sur les autres petits nouveaux, notamment ceux qui ont cartonné lors de la Summer League 2019 : Jaxson Hayes et Nickeil Alexander-Walker. L’intérieur de 19 ans, monté sur ressort mais brut de décoffrage, a montré un aperçu de son potentiel (7,5 points à 66% au tir, 4,0 rebonds, 0,9 contre en 17 minutes) mais ne semble pas encore prêt à être un pivot titulaire dans la NBA. En parlant de manque de maturité, Hayes n’a pas hésité à envoyer un petit message à caractère sexuel envers la Ligue après sa non-sélection au Rising Stars Challenge. Belle entrée gamin. Quant à NAW, il a terminé la saison à l’infirmerie à cause d’une blessure au poignet, juste après un mini-passage par la G League. Alexander-Walker a lui participé au Rising Stars en profitant du fait de ne pas être Ricain, car il a souffert de la concurrence et ne s’est pas trop montré à son avantage (5,1 points à 33,9% en 12,2 minutes et 41 apparitions) malgré deux-trois grosses perfs. Aux côtés de ces deux-là, on a vu un Nicolo Melli – rookie italien de 29 ans – s’imposer comme un élément précieux de la rotation des Pels grâce à son côté sniper. Complémentaire avec un monstre comme Zion, il permet à ce dernier d’avoir plus d’espaces vers le cercle à travers le spacing qu’il crée. Enfin, dernier rookie du lot, le non drafté Zylan Cheatham, qui a passé la saison en G League.

L’image de la saison

Les grands débuts de Zion Williamson. Comment passer à côté, surtout quand on se souvient de la perf du phénomène lors de son tout premier match NBA. 22 janvier 2020, antenne nationale, les Spurs en face, le tout devant son nouveau public. En l’espace de seulement 18 minutes, il marque 22 points à 8/11 au tir avec 7 rebonds. Mais surtout, il propose une véritable mixtape dans le dernier quart, inscrivant… 17 points consécutifs en seulement trois minutes avec un improbable 4/4 du parking ! Welcome to the NBA kid. Les Spurs ont fini par l’emporter 121-117, mais la perf de Zion était forcément sur toutes les lèvres.

La suite des événements 

Peut-être que la saison NBA va reprendre cette année, peut-être pas, mais les Pelicans ont ce qu’il faut pour devenir une équipe qui compte à l’Ouest dans les années à venir, grâce notamment à un noyau de jeunots qui ne rigole pas. Le prodige Zion Williamson, le jeune All-Star Brandon Ingram, un Lonzo Ball qui a bien progressé cette année, sans oublier les Josh Hart, Jaxson Hayes, et Nickeil Alexander-Walker. Ces mecs-là représentent à la fois le présent et le futur des Pels, qui voudront continuer à monter en puissance après une saison où ils ont tenté de trouver leurs marques sur le plan collectif. Plusieurs dossiers à suivre cependant durant l’intersaison. D’abord, il faut savoir qu’Ingram sera agent libre restrictif (RFA) et vu sa grosse campagne, il va demander pas mal de billets verts. Mais les Pelicans – qui pourront s’aligner sur toutes les offres – vont probablement tout faire pour le garder. L’autre dossier concerne l’intérieur de 28 ans Derrick Favors, futur agent libre. Important à New Orleans, on va voir s’il sera prolongé. Quant à Jrue Holiday, il lui reste deux années de contrat mais possède une player option en 2021. Les rumeurs de transfert vont-elles repartir comme il y a quelques semaines avant la trade deadline ? On verra ça. Dans une situation proche de celle à Jrue, on a JJ Redick, qui va lui entrer dans la dernière année de son deal signé l’an passé, tout comme le rookie de 29 ans Nicolo Melli – RFA en 2021 – et le coach Alvin Gentry, qui devra montrer qu’il est bien l’homme de la situation. Enfin, notons également que les Pelicans possèdent quatre choix de Draft en 2020, dont un premier tour.

  • Si la saison régulière reprenait : les Pelicans seraient toujours en course pour tenter d’accrocher le huitième spot à l’Ouest.
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : les Pelicans se feraient couper les ailes.

La saison des Pelicans a connu plusieurs phases. Il y a eu ce début de saison complètement raté, suivi par une belle remontée à l’Ouest et évidemment l’arrivée fracassante de Zion Williamson dans la Grande Ligue. Au final, on a eu qu’un petit aperçu du potentiel de cette équipe mais avec le beau noyau qui compose New Orleans, il y a de quoi nourrir de grosses ambitions dans le Bayou.  

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