Pelicans

Brandon Ingram en mode All-Star, Lonzo Ball paré au décollage : pour ceux qui en doutaient encore, il était cool ce trade

Ingram Ball 28 mars 2020

Zion Williamson et nos deux cocos, elle est là la colonne vertébrale des Pels 3.0.

Source image : montage TrashTalk via YouTube

Samedi 15 juin 2019, 23h environ, et la planète explose. Peut-être un peu à cause des dernières battles de The Voice 8, probablement très peu grâce au dernier épisode de Loulou la Brocante, mais beaucoup plus car ce soir-là… un certain Anthony Davis quitte les Pelicans de New Orleans pour les Lakers, rejoignant ainsi LeBron James et sa clique après des mois de drague à distance. On en parle beaucoup moins ce jour-là mais dans le package se trouvent alors trois anciens joueurs de Los Angeles. Brandon Ingram, Lonzo Ball et Josh Hart. On en parlait beaucoup moins ? Beh c’est l’heure d’en parler.

Avant toute chose, nos excuses à la famille et aux amis de Josh Hart, qui ne sera que très peu mentionné dans cet article car on a un gration dauphinois au four et on ne peut pas donc être au… four et au Josh Hart moulin. On pose donc ça là histoire de ne pas le freezer à 100% : Josh Hart a vu absolument toutes ses stats augmenter cette saison avec NOLA, begey, et il est surtout devenu l’une des têtes d’affiches du Shaqtin’ A Fool en se prenant des vents mémorables par ses teammates à chacune de ses tentatives de check. Voilà, c’est tout, bravo Josh.

Bravo Josh, mais notre focus du jour sera destiné à deux anciennes pépites californiennes devenues en quelques mois des locataires très sérieux dans le bayou. Le genre de bail qui doit aujourd’hui rassurer le front office des Pels car il n’est jamais facile de se séparer du meilleur joueur de son histoire, le genre de bail qui permet également de regarder l’avenir avec espoir et ambition. Car si Lonzo Ball et Brandon Ingram sont arrivés en Louisiane en qualité de jeunes joueurs à développer, ils sont en fait très rapidement devenus de vrais cadres à NOLA, et plus si affinités.

Lonzo Ball, ce joueur qui ne se détachera jamais de son père et qui n’a pas de shoot, sauf que oui mais non

Le début de carrière fut plutôt compliqué à gérer pour Lonzo. La présence malfaisante d’un daron trop présent, trop bavard et bien souvent trop con, la pression inhérente à l’une des organisations sportives les plus famous au monde, une santé fragile, un shoot à faire passer Joakim Noah pour Devin Booker… et il n’en fallait pas plus à la communauté basket pour tailler plus que de raison l’une de ses nouvelles victimes préférées. Pourtant, si l’adresse n’est pas forcément au rendez-vous et si Lonzo remplit sa couche à chaque fois qu’il a l’occasion de croiser De’Aaron Fox, le gamin taffe et envoie même rapidement ses premiers triples-doubles. Il y a du Jason Kidd chez ce garçon, et lors de son année sophomore c’est tout simplement… LeBron James en personne qui l’adoube et qui lui donne encore plus de confiance. Malgré tout les Lakers ne semblent pas bouillants à l’idée d’en faire l’un des cadres de la franchise pour le futur et son nom est cité dans tous les trades possibles et inimaginables. A Phoenix surtout, puis très vite à New Orleans quand les Lakers se positionnent sur Anthony Davis. Mais Lonzo est formel, il ne veut pas déménager à la cambrousse, beaucoup trop humide pour ses sneakers à 2000 dollars le lacet. Sauf que fin juin dernier ce qui devait arriver arriva : Lonzito prend la direction de la Louisiane avec deux de ses potes + 3 tours de draft, dont l’un se transformera très vite en un certain Zion Williamson. L’histoire est en marche, et Lonzo devra faire partie de ceux qui l’écrivent.

Et on va être clair d’entrée : loin des spotlights squattés par Zion Williamson et un bout de Brandon Ingram… Lonzo Ball a fait le taf cette saison. 12,4 points, 6,2 rebonds et 7 passes de moyenne, encore une certaine fragilité qui lui fait rater quelques matchs mais surtout… une adresse qui devient vraiment sérieuse. 38% du parking pour un mec dont on disait que son tir serait une tare à traîner à vie ? On s’incline, et il n’a encore que 22 ans et tout le temps pour travailler sa gestuelle. 56% aux lancers ? Rappelez-vous juste que sa moyenne lors de ses deux premières saisons était d’environ… 40%, ah ouais, quand même. A l’aise aux côtés de Jrue Holiday, qui ne le serait pas, à l’aise dans ce rôle un peu underground de troisième ou quatrième lame offensive, Lonzo a surtout envoyé quelques magnifiques signaux à partir de janvier, date du retour à la compétition du n°1 de la dernière draft. On annonçait un duo Lonzo / Zion squattant les Top 10 ? La cote était peut-être de 1.01 mais on a parié quand même, et on a gagné. Car Lonzo a trouvé un superbe compagnon de jeu pour sublimer son talent de distributeur et il peut désormais s’amuser en envoyant des ballons partout et de n’importe où car l’autre animal est TOUJOURS à la réception. On n’a rien contre Derrick Favors hein, mais disons qu’un passeur comme Ball s’y retrouve peut-être un peu plus avec un mec capable de décoller en même temps les deux pieds du sol. Si bien qu’aujourd’hui ? Après une première saison expérimentale ? Lonzo Ball apparait comme l’un des éléments indissociables à la reconstruction des Pels, plutôt pas mal pour un fils à papa sans le moindre shoot.

Brandon Ingram, from le fight avec Chris Paul to le All-Star Game

Encore une trajectoire étonnante tiens. Sélectionné par les Lakers en 2016 avec le second choix de la Draft, Brandon Ingram aura donc mis quatre saisons pour véritablement exploser. Non pas qu’il ait été un piètre basketteur durant ses années Lakers hein, mais on parlera plutôt de… mauvais bougre, de mauvaise herbe. L’histoire avait pourtant bien commencé. La tige prend le vestiaire de Kobe, pas de souci de confiance de ce côté-là, Kevin Durant déclare que le gamin est en avance sur lui au même âge, les contrats publicitaires pleuvent, bref la love story est en marche d’autant plus que les Lakers annoncent rapidement qu’il est le seul joueur intouchable du roster. Sauf que très vite les choses se gâtent, car il se passe toujours quelque chose avec les Lakers. BI a des skills, le monde en convient, mais BI reste un maigrichon qui a l’air constamment défoncé. BI progresse mais BI semble freiné par un petit quelque chose invisible à l’oeil nu. La pression ? Le fait de ne pas être au centre de l’attention ? Pas de réponse. Début de saison 2018-19 le dossier se voit alors gonflé d’un barfight peu glorieux avec Chris Paul et les Rockets, Brandon a pris dix mètres d’élan pour coller une grosse patate à CP3 et la NBA n’apprécie pas. Les Lakers ne sont probablement pas fans non plus mais quelques mois plus tard c’est un souci beaucoup plus majeur qui tombe sur le joueur. Détection d’un caillot sanguin dans le bras droit, tout de suite le dossier Chris Bosh nous vient en tête et c’est tout simplement la carrière du gamin qui est mise en parenthèse. Fort heureusement l’opération subie aura pour résultat de remettre totalement BI dans le game et, comme son poto Lonzo, Brandon apprend le 15 juin que sa carrière se poursuivra beaucoup plus à l’Est et beaucoup plus loin des plages de Malibu. Direction NOLA, chapitre II incoming.

Arrivée donc à la Nouvelle Orleans, dans un environnement qui semble assez sain, et dans une équipe où la hiérarchie est plutôt simple à comprendre. Zion Williamson squattera l’essentiel de la shine, Brandon Ingram doit devenir le n°1 Bis, Lonzo Ball le vrai général sur le terrain, Jaxson Hayes et Nickeil Alexander-Walker sont là pour apprendre, J.J Redick et Derrick Favors pour jouer les vétérans et Jrue Holiday pour faire le tampon parfait entre tout ce petit monde. Sauf que très vite la donne change. Oh surprise, Zion se blesse assez tôt et c’est donc officiel, à 22 ans Brandon Ingram se voit propulser patron d’une franchise NBA. Spoiler, Brandon en est très capable. 35/15/5 dès son troisième match de la saison, 40 pions quelques jours plus tard à Brooklyn, et le mec montera même en cours de saison jusqu’à 49 face au Jazz. Au delà du scoring, Ingram devient très vite l’une des lianes les plus insaisissables de la Ligue et cartonne soir après soir, si bien qu’il est très vite cité dans la course au trophée de MIP en compagnie de Bam Adebayo, Devonte’ Graham et plus tard Jayson Tatum. Course au MIP mais aussi la consécration individuelle de la mi-saison… puisque l’ancien fil de fer des Lakers participe à Chicago à son premier All-Star Game. Mérité, mérité, mérité. Le retour de Williamson en janvier n’altérera que très peu son apport statistique et aura même le don de lui ôter un semblant de pression quant à sa responsabilité dans le scoring de son équipe, parfait, parfait, parfait. Au final ? Une saison magnifique terminée (bah si) avec des moyennes de 24,3 points, 6,3 rebonds et 4,3 passes par match, plutôt pas mal pour une mauvaise herbe à deux doigts d’être perdue pour le basket un an auparavant.

Lonzo Ball, Brandon Ingram, deux dossiers parallèles pour envisager sereinement l’avenir à court et moyen-terme des Pelicans. Et si on ne sait toujours pas si la greffe AD servira aux Lakers pour aller chercher une bague de plus, on a déjà l’impression que le Big Three Lonzo – BI – Zion a de beaux jours devant lui. On est d’accord, il était… super cool ce trade non ?

1 Comment

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  1. François Huvelle

    30 mars 2020 à 11 h 40 min at 11 h 40 min

    Le pick envoyé par les Lakers était le pick 4 de draft, que NOLA a échangé ensuite avec Altanta pour le 8 et le 17.

    Zion est pris en First pick avec le choix de NOLA.

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