One-on-One

Avec l’explosion de Jayson Tatum, les Celtics ont trouvé leur superstar : et si Boston était désormais un vrai candidat au titre ?

Depuis que Jayson Tatum a changé de dimension, les Celtics ont remporté 14 matchs sur 17. Pas mal non ?

Source image : YouTube/ESPN

Son nom est sur toutes les lèvres en ce moment. Jayson Tatum par-ci, Jayson Tatum par-là. Sur une autre planète actuellement, le jeune ailier des Celtics évolue à un niveau élite et comme dirait un certain LeBron James, il représente un « véritable problème » pour le reste de la Ligue. Cette ascension spectaculaire a donné un véritable coup de boost à Boston, l’une des équipes les plus chaudes de la NBA. Avec un Tatum à un tel niveau, jusqu’où peuvent vraiment aller les Verts ?

On avait déjà parlé du bonhomme suite à son récital face aux Lakers dimanche dernier, et même lors de notre dernière course au MVP. Mais il fallait qu’on revienne plus en profondeur sur ses récentes performances, car son ascension est folle et elle permet surtout aux Celtics d’enchaîner les victoires comme les perles. Vous voulez les stats de Jayson Tatum sur l’ensemble du mois de février ? Attention les yeux. 30,5 points, 7,5 rebonds, 3,0 assists, 1,2 contre et 1,1 interception par rencontre, à 51,4% de réussite au tir, dont 50,0% à 3-points grâce en partie à un pull-up de plus en plus dévastateur. Le phénomène de Boston a notamment fait la leçon aux Clippers, et a également sorti des perfs de grand malade contre les Lakers, les Blazers ou encore le Jazz. Sur cette période, les Celtics ont remporté neuf matchs sur onze et possèdent aujourd’hui un bilan de 14-3 depuis le 20 janvier. Lourd, très lourd, d’autant plus que les Verts ont parfois été privés de Kemba Walker ces dernières semaines, lui qui n’a pas joué la moindre minute depuis le All-Star Game. Kemba ou pas, quand Tatum joue comme ça, c’est compliqué de taper Boston. On n’est pas forcément surpris par l’explosion du bonhomme car depuis sa belle campagne rookie et surtout ses premiers Playoffs en 2018, on s’attendait à ce qu’il intègre assez rapidement le cercle des stars. On savait qu’il avait le talent, le potentiel, la technique et les capacités physiques pour véritablement briller au plus haut niveau. C’était plus une question de temps. L’an passé, il a déçu en tant que sophomore, comme l’ensemble de l’équipe des Celtics. Avec le bordel qui a caractérisé la saison de Boston, ce n’était tout simplement pas la bonne année. Mais ça y est, le moment est venu, Jayson Tatum a intégré la classe élite. All-Star ? C’est désormais marqué sur son CV. Sauf qu’en fait, on est plus dans la catégorie des superstars. En pleine confiance offensivement où il montre chaque soir ses qualités de go-to scorer, tout en étant capable de vraiment impacter en défense, il est aujourd’hui injouable.

Cette énorme ascension, qui reste récente et qui demande confirmation sur la durée, peut-elle redistribuer les cartes à l’Est ? Et si les Celtics possédaient désormais une véritable chance d’atteindre les Finales NBA ? Avant l’explosion de Tatum, quand il évoluait à un niveau très très correct mais pas non plus exceptionnel, on avait du mal à considérer Boston comme un vrai candidat au titre. C’était solide, le collectif était séduisant et le quatuor Tatum – Jaylen Brown – Gordon Hayward – Kemba Walker s’entendait bien. Mais de là à mettre les Celtics dans le même panier que les grands favoris, y’avait une marge. Aujourd’hui, cette marge existe encore mais elle s’est réduite de façon assez spectaculaire car Boston a tout simplement récupéré une superstar. Les Bucks ont Giannis Antetokounmpo, les Lakers ont LeBron James et Anthony Davis, les Clippers ont Kawhi Leonard et Paul George, les Celtics ont désormais Jayson Tatum. Le big boss à Beantown, c’est lui, et ça se voit d’ailleurs dans le money time où il reçoit les ballons. Il a pris les rênes de l’équipe – notamment en l’absence de Kemba Walker – et vu comment il tourne actuellement, on voit mal le jeunot de 22 piges les lâcher. Cela ne signifie pas sortir du collectif bostonien, mais plutôt aider à le sublimer avec les qualités individuelles qui le caractérisent, lui qui peut transformer n’importe quelle possession en panier. Combien de fois on a vu Tatum profiter des écrans hauts de ses coéquipiers pour faciliter son attaque du cercle ou planter des banderilles de loin ? Ce n’est pas un hasard si Jayson a récemment remercié son coéquipier allemand Daniel Theis. Et puis à ses côtés, on a un Gordon Hayward qui joue un basket très propre, un Jaylen Brown qui continue sa belle saison, et les contributions toujours très précieuses de Marcus Smart et Theis. Tout ça pour dire que la grosse progression de Jayson Tatum ne se fait pas au détriment de ses coéquipiers, au contraire. Il permet à toute l’équipe de Boston d’atteindre un cap supérieur, pour aujourd’hui se retrouver nez à nez avec Toronto dans la bagarre pour la deuxième place de la Conférence Est, derrière les intouchables Bucks.

Avec les départs de Kyrie Irving et d’autres éléments durant la dernière intersaison, il n’y a plus aujourd’hui cet embouteillage à Boston et cela a forcément aidé Jayson Tatum à exploser, lui qui se régale dans le jeu small ball de Brad Stevens. Maintenant, l’inquiétude qu’on peut avoir concernant les Celtics en vue des Playoffs, c’est justement le banc. Les Verts possèdent l’une des second units les moins productives de la Grande Ligue, et on a vu face aux Lakers dimanche dernier que ça pouvait leur coûter cher, même quand Tatum évolue à un niveau de superstar. Alors certes, en post-season, les rotations sont plus courtes et avec l’absence de Kemba Walker, ça oblige les Celtics à mettre Marcus Smart dans le cinq, ce qui affaiblit logiquement le banc. Mais ça ne change rien au fait que l’effectif de Boston manque de profondeur derrière ses joueurs majeurs, même quand tout le monde est opérationnel, ce qui a rarement été le cas cette saison avec les pépins physiques des uns et des autres. Un autre aspect qui a souvent été pointé du doigt chez les Celtics avant le début de la saison, c’est le poste de pivot, assuré par Daniel Theis, Enes Kanter et Robert Williams III, même si ce dernier n’a pas joué depuis décembre. Boston s’en sort plutôt pas mal grâce à la belle campagne de Dani, qui correspond bien au système actuel des Verts et qui est très important en défense ainsi qu’à travers sa capacité à faire toutes ces petites choses permettant de repartir avec la win. Quant à Kanter, il fait du Kanter, avec ses 8,6 points et 8,0 rebonds en sortie de banc. C’est finalement assez complémentaire, surtout que RWIII possède lui une dimension athlétique que n’ont pas les deux autres. Mais est-ce que ça sera suffisant en Playoffs quand il faudra peut-être se coltiner un mec comme Giannis Antetokounmpo ou Joel Embiid sur une série complète ? Ça, c’est encore un autre délire.

Les performances actuelles de Jayson Tatum ne balayent pas d’un coup les doutes qu’on peut avoir concernant Boston. Par contre, il est clair que s’il continue comme ça, les Celtics peuvent faire du bruit, et pas qu’un peu. Finales de Conférence Est ? Possible. Finales NBA ? Vu le niveau des Bucks, on n’ira pas jusque-là, mais attention, attention à ces Verts version Tatum.

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