L’Amway Center : la Maison de Mickey existe vraiment

A chaque salle NBA son âme, ses anecdotes et ses bannières accrochées au plafond. Toutes les arènes sont uniques et leurs couloirs cachent bien souvent des secrets qui révèlent leur histoire et leur personnalité. Direction la Floride et plus particulièrement Orlando, pour une visite guidée de l’Amway Center qui accueille le Magic depuis 2010.

La fiche

  • Nom actuel : Amway Center
  • Ancien nom : Orlando Events Center
  • Adresse : 400 West Church Street
  • Ville : Orlando, Floride
  • Date d’ouverture : 1er octobre 2010
  • Affluence maximum : 18 846 personnes
  • Propriétaire : ville d’Orlando
  • Surnom : la Maison de Mickey
  • Prédécesseur : Amway Arena

Histoire

Etant au croisement  de la Church Street, de la Hughey Avenue, de la South Street ainsi que de la Division Avenue, on peut dire que tous les chemins mènent à l’Amway Center. Depuis 2010, la salle occupe une place centrale au sein de la ville d’Orlando et ne doit surtout pas être confondue avec sa prédécesseuse, l’Amway Arena qui a logé la franchise de 1989 à 2010. Grâce aux 380 millions de dollars investis pour bâtir sa nouvelle salle, le Magic dispose maintenant de l’une des bâtisses les plus récentes de toute la NBA. Comme leur consoeur du Wisconsin, le Fiserv Forum, les dirigeants d’Orlando désiraient une arena en harmonie avec l’environnement qui l’entoure, c’est pourquoi elle dispose également du certificat Leadership in Energy and Environemental Design niveau GOLD. Au moins un point où le Magic est au-dessus des Bucks. En effet, pour la construction, 15% des matériaux utilisés proviennent de matières recyclées tandis que 20% sont issus de la région. Etant soucieux de la planète jusqu’au bout, 83% des déchets qu’ils soient en bois, béton ou en acier furent recyclés plutôt que jetés à la décharge. Ayant ouvert ses portes en 2010 à l’occasion de la victoire 112-83 contre les Wizards du best duo all-time formé par JaVale McGee et Nick Young, la salle a rapidement fermé ses guichets. Ce fut le cas lors des deux premières saisons de l’histoire de l’Amway Center comme en témoignent les 102% d’affluence pour admirer les perfs de Superman. Bizarrement, il n’y avait plus foule au portillon après son départ. Il faut dire aussi que les prix exercés par Mickey ne sont pas les plus accessibles. Pour la saison 2020-21, les abonnements à l’Amway Center varient de 900 à 18500 dollars en courtside. Néanmoins on peut comprendre l’envie de débourser une telle somme pour admirer non seulement le magnifique parquet mais aussi et surtout la coupe de cheveux d’Evan Fournier. Ce dernier ne finira peut-être pas sa carrière en Floride, mais il nous a fait découvrir les coulisses de son enceinte du Magic.

Accueillant plus souvent des défaites que des victoires lors de la dernière décennie, l’Amway Center reçoit également les Solar Bears, équipe de hockey sur glace en ECHL. Et heureusement que l’Amway Center existe, parce qu’on se demande où on pourrait bien faire du patin à glace sous le soleil de Floride autrement. En plus des hockeyeurs, certains combattants de WWE n’hésitent pas de temps en temps à se bastonner sur le ring d’Orlando. L’enceinte a également accueilli le match des étoiles 2012 permettant à Kobe Bryant de devenir le meilleur marqueur du All-Star Game en dépassant Michael Jordan à l’époque. Si le Black Mamna marqua l’histoire de la NBA en Floride, son meilleur coéquipier en carrière, Dwight Howard, s’impose comme celui ayant réalisé les plus grosses perfs comme lors du Game 1 du premier tour des Playoffs 2011 contre les Hawks lorsque Superman décida de poser 46 points et 19 rebonds à 70% au tir. Néanmoins, Nikola Vucevic lui a piqué son record de rebonds à domicile avec 29 prises contre le voisin de Miami le 31 décembre 2012.

Meilleur souvenir à l’Amway Center

La saison 2018-19 restera comme celle du retour du Magic en Playoffs après six années de disette. Trustant les bas-fonds de la Conférence Est avec au mieux 35 victoires sur cette période de sevrage, le management d’Orlando opère à quelques changements salutaires. Exit Frank Vogel, qui souhaitait faire d’Aaron Gordon un Paul George bis, bonjour Steve Clifford fraichement remercié par Michael Jordan et déjà membre du staff de Stan Van Gundy lors de l’épopée jusqu’aux Finales NBA en 2009. Menés par Evan Fournier mais aussi et surtout par un Nikola Vucevic qui obtiendra sa première étoile à Charlotte en février 2019, le Magic est dans les temps pour une qualification en Playoffs au moment du All-Star Break. Cependant, avec un bilan de 27 victoires pour 32 défaites, un run pour revenir à hauteur des 50% de victoires serait le bienvenu. Au coude à coude avec Miami pour gagner le dernier ticket en postseason, Orlando enchainera cette série salvatrice entre le 14 mars et le 10 avril. Bilan sur ce laps de temps : onze wins contre deux défaites. Le Magic a réussi, le Magic retrouve les Playoffs après six dernières saisons très compliquées en remportant qui plus est sa Division et la franchise aspire maintenant à s’installer durablement dans la bonne moitié du classement. Clou du spectacle, la victoire d’Orlando dans le Game 1 d’une série qui les oppose aux futurs champions NBA avec le tir de la gagne d’un D.J. Augustin accueilli en héros à son retour au pays. Dommage qu’il n’ait pas attendu le Game 3 pour sortir cette performance à l’Amway Center…

Pire souvenir à l’Amway Center

Avant cette rédemption, c’était un peu la soupe à la grimace du côté d’Orlando. Entre une cheerleader qui s’éclate la tête contre le parquet, des perfs horribles en attaque à l’image des 59 points inscrits contre les Bulls qui en font la troisième pire prestation offensive de l’histoire de la franchise en 2012, les enfants de Mickey ont longtemps mangé leur pain noir. La saison 2012-13 reste malgré tout la pire d’un point de vue comptable car les hommes de Jacque Vaughn proposeront un florilège de médiocrité durant cette campagne. Du 21 décembre 2012 au 8 février 2013, les coéquipiers de Tobias Harris ne lèveront les bras au ciel que deux fois en 24 rencontres disputées sans compter les cinq petits succès en deux mois et 26 duels disputés. Vous l’aurez compris, la franchise ne jouait pas dans la même cour que sa voisine de South Beach. En même temps, il ne fallait pas s’attendre à des miracles en draftant Moe Harkless en quinzième position à la dernière Draft devant des types tels que Khris Middleton ou Draymond Green. La saison se termine avec un bilan de 20 – 62, le deuxième pire total de la franchise après celui de l’exercice 1989-90.

Maillot retiré au plafond de l’Amway Center

  • #6 : en hommage au public qui joue le rôle de sixième homme à chaque match. Ce n’est pas une vanne.

Palmarès à l’Amway Center

  • Champions de Division (2019)
  • Meilleur bilan : 52-30 (2011)
  • Pire bilan : 20-62 (2013)

Et maintenant ?

Les droits de naming prennent fin en 2020 pour Amway Center. Pour l’instant, aucune info ne circule quant à l’évolution du matricule de la salle. Néanmoins, au vu son ancienneté, les habitants d’Orlando n’ont pas à trop s’inquiéter. Ce n’est pas demain que Mickey s’arrêtera de jouer à la balle orange dans son château.

Parmi les dernières franchises NBA à être crées, le Magic bénéficie également d’une salle qui sent encore le neuf. Il ne manque plus que des gros souvenirs en Playoffs pour que la Maison de Mickey ne devienne définitivement une destination associée au basket dans l’esprit du grand public.

Source image : YouTube/EarthCam


To Top