Rockets

Les Rockets retirent le maillot d’Elvin Hayes ce soir : hommage au joueur qui a mis les Fusées sur la rampe de lancement en NBA

Elvin Hayes 18 novembre 2022

Les Rockets qui jouent en vert ? Forcément, c’est Elvin Hayes.

Source image : YouTube-Houston Rockets

Quand on pense aux visages qui ont fait la légende des Rockets, on imagine directement Hakeem Olajuwon, Moses Malone, James Harden ou encore Yao Ming. Et bien souvent, on oublie que la première star des Rockets se nomme Elvin Hayes. C’est lui qui a lancé l’histoire de la franchise dans les années 1970 grâce à des performances mémorables. On sort le grimoire et on se replonge quelques décennies en arrière !

« With the first pick in the 1968 NBA Draft, the San Diego Rockets select… Elvin Hayes « . C’est en tout cas ce qu’aurait balancé un Adam Silver chevelu s’il avait été en poste cette année-là. La carrière NBA d’Elvin Hayes débute donc le 4 juin 1968 lorsque les Rockets de San Diego sélectionnent ce pivot puissant formé à l’université d’Houston… comme quoi les choses sont bien faites non ? Elvin Hayes s’est fait une réputation de phénomène tout au long de son parcours universitaire, portant les Cougars sur le devant de la scène nationale. Le point d’orgue ? Sans doute cette confrontation avec les Bruins de Kareem Abdul-Jabbar, qui s’appelle encore Lew Alcindor le 20 janvier 1968. Peu importe le nom inscrit sur la licence, Lew Alcindor va passer un mauvais quart d’heure dans ce qui reste comme le « match universitaire du siècle ». Il est confronté à un Elvin Hayes en feu qui collera 39 pions pour repartir avec la victoire. Une rencontre historique devant 52 000 personnes qui ont sans doute apprécié la performance du futur joueur des Rockets… du moins si elles ont vu quelque chose du match.

Le petit Elvin arrive donc en NBA avec une sacrée réputation, qu’il va confirmer dès sa première saison. Le rookie de 23 piges balance une cuvée XXL à San Diego avec des moyennes lunaires de 28,4 points et 17,1 rebonds en 82 rencontres. The Big E réalise alors l’impensable pour un rookie en terminant meilleur marqueur de NBA. C’est simple, personne n’a réussi à reproduire cet exploit depuis. Dans le sillage de leur minot, les Rockets vont réaliser une campagne avec 37 victoires et 45 défaites pour aller chercher les premiers Playoffs de l’histoire de la franchise. San Diego n’a que deux saisons dans les pattes, dont une première catastrophique où les Rockets n’ont connu que 15 victoires contre 67 défaites. Mais avec l’arrivée d’Elvin Hayes, la base aérospatiale vient enfin de se trouver un ingénieur digne de ce nom. Malgré la dinguerie balancée en 1968-69, Elvin Hayes ne sera pas élu Rookie de l’Année, un titre qui reviendra à son grand rival puis coéquipier chez les Bullets, Wes Unseld.

Mais avant d’aller choper une bague du côté de la capitale en 1978, Elvin Hayes va continuer de batailler pour les Rockets. Après sa campagne rookie incroyable, l’intérieur enchaîne trois saisons où il balance tous les soirs des moyennes oscillant autour de 25 points et 15 rebonds. Malheureusement, il semble bien seul et les Rockets partent en vacances tous les ans au mois d’avril, ce qui n’empêche pas Elvin de traîner ses 2m06 au match des étoiles sur ses quatre premières saisons chez les Fusées. Connu pour un mental de fer, le bougre est aussi solide côté physique, avec… zéro match de 1968 à 1972. Premier All-Star de la franchise, l’intérieur est aussi le premier joueur à coller plus de 50 pions sous la tunique spatiale. C’était le 13 novembre 1968 à l’occasion d’une victoire contre les Pistons où le zinzin empile alors 54 points. San Diego n’avait d’yeux que pour lui, à jamais la première star de l’histoire de la franchise.

En démarrant sa carrière pied au plancher, Elvin Hayes a clairement contribué à lancer dans le bain la franchise des Rockets. De San Diego à Houston, l’intérieur a porté les espoirs de l’équipe durant ses quatre premières années. Même sans grands succès collectifs, c’est grâce à lui que les fans des Rockets ont frissonné pour de la NBA ces années-là. Pourtant, l’intérieur souffre aujourd’hui encore d’un léger manque de reconnaissance, sans doute à cause d’un Kareem Abdul-Jabbar érigé comme le visage des années 70. En 1990, il est tout de même intronisé au Hall of Fame et sa legacy va se renforcer un peu plus ce soir lorsqu’il verra son numéro 44 monter au plafond du Toyota Center pour rejoindre ceux d’Hakeem The Dream, Moses Malone, Calvin Murphy, Clyde Drexler, Rudy Tomjanovich et Yao Ming.

Cette nuit, Jalen Green et ses potes porteront d’ailleurs une tunique aux couleurs des Rockets époque San Diego. Un détail qui devrait faire plaisir à Elvin Hayes, qui garde sûrement de bien jolis souvenirs avec ces couleurs. Car même s’il a joué pour les Rockets version Houston – en 1971-72 puis de 1981 à 1984 pour finir sa carrière – c’est bien en Californie que The Big E a balancé le plus de dingueries.

Le Rockets – Pacers de ce soir aura donc une saveur bien particulière pour les fans de la franchise texane qui célèbreront la première star de leur existence. Elvin Hayes était un phénomène, les premières lignes des livres d’histoire des Rockets portent sa signature. Une légende qui sera honorée devant tout un tas de types dont il pourrait être le père… ou le grand-père.

Sources texte : Texas Sports History, NBA History, Houston Rockets.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top