Jazz

Le Jazz n’en finit plus de gagner : démolition des Grizzlies cette nuit, 121-105, mais où s’arrêtera la (très bonne) blague ?

Encore une victoire pour le Utah Jazz, cette fois-ci face aux Memphis Grizzlies de Ja Morant. Destinés au tanking en début de saison, les hommes du coach rookie Will Hardy sont donc… premiers à l’Ouest, comme prévu bah non pas du tout, avec six succès pour deux défaites. Tout ça à base de grand finlandais, de petits américains et de basket champagne.

On a dit à Forrest Gump qu’il ne pourrait jamais courir, il est devenu professionnel de football américain. On a dit à Cendrillon qu’elle ne pourrait jamais se marier, elle a épousé le Prince Charmant. On a dit au Jazz qu’il ne gagnerait pas un match et ça fait donc six en dix jours, c’est presque déjà cuit pour le tanking. Il faut dire que malgré le mode rebuild activé, malgré l’explosion de tout ce qui avait été construit dans les dix années précédentes, il y a encore du beau monde à Salt Lake City. Et alors qu’on se disait que, peut-être, face à Memphis, la blague allait s’arrêter, tout ce beau monde s’est alors réveillé dans le deuxième quart. Jordan Clarkson qui met des 3-points avec la faute, Lauri Markannen qui se permet des fade-away sur une jambe à la Dirk Nowitzki, et ça donne un +20 directement dans la truffe des Grizzlies à la mi-temps. Que dire de plus si ce n’est qu’encore une fois, le Jazz a montré qu’il pouvait faire plier n’importe qui par son collectif, en jouant un basket feu d’artifice dont Gregg Popovich, le mentor de Will Hardy, doit être particulièrement fier.

Au final, on se retrouve avec quatre joueurs à plus de 15 points, deux autres à plus de 10, 26 assists d’équipe et une victoire tranquille, lors de laquelle les Mormons auront compté jusqu’à 25 points d’avance. Incroyable. Et comme une équipe est tout de même faite d’individualités, rendons-leur hommage. Malik Beasley, Collin Sexton et Talen Horton-Tucker sont sortis du banc pour claquer respectivement 18, 15 et 13 points, Jordan Clarkson est une machine, Mike Conley organise tout ça, mais la vraie star de cette équipe a 25 ans et nous vient tout droit de Finlande et c’est bien sûr ce bouclé de Lauri Markannen : 31 points, 11 rebonds, et un quatrième double-double en huit matchs cette saison, de la folie pure pour le Marksman avec en prime un nouveau record en carrière de quatre contres, excuse-nous Ben Wallace.

Le Jazz en est donc à six victoires pour deux défaites, tout en haut de la conférence Ouest, là où personne ne l’attendait. D’ailleurs, aujourd’hui encore personne ne le voit y rester. Car après tout cette franchise est là pour tanker, Victor Wembanyama toussa, vous connaissez la chanson. Mais ce n’est pas apparemment pas dans son ADN, et si elle doit perdre elle le fera en se battant, comme elle le fait depuis le début de la saison.

Le Jazz a gagné, encore, malgré les 37 points d’un Ja Morant beaucoup trop seul en l’absence de Desmond Bane. Mais qui arrêtera la franchise de l’Utah ? Luka dans deux jours ? Ou les Lakers dans leur double-confrontation juste derrière ? Ou bien est-ce l’heure des conclusions hâtives et rendez-vous donc en finales NBA ? 

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