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Les Warriors tapent les Lakers 123-109 : c’était loin d’être parfait, mais l’ouverture de bal a ambiancé le Chase Center

Curry Green 19 octobre 2022

On peut sourire à Golden State !

Source image : NBA League Pass

Avec la remise des bagues de champion et un match d’ouverture face à des Lakers qui ne font pas peur à grand monde, la soirée s’annonçait plutôt belle pour les Warriors du côté de la Baie de San Francisco. Et belle elle était. La bannière est d’abord montée au plafond, puis la bande à Stephen Curry a fait le taf pour taper celle à LeBron James.  

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Stephen Curry l’a dit lui-même, pas facile de ranger les émotions de la ring ceremony pour se concentrer tout de suite sur le match à jouer. Et on l’a plutôt vu en début de rencontre, les premières minutes ne ressemblant pas vraiment à ce qu’on pourrait appeler du grand spectacle. Les fans des Warriors doivent effectivement attendre l’entrée de Jordan Poole pour pouvoir s’enflammer un peu. L’homme qui s’est pris une grosse patate de la part de Draymond et qui pèse désormais 140 millions de dollars ne perd pas de temps pour enchaîner les banderilles de loin et mettre le champion en titre sur les bons rails. En face, Anthony Davis (27 points, 6 rebonds, 4 steals, 2 contres) semble en mission rédemption des deux côtés du terrain dans son rôle de pivot, lui qui a pas mal de bouches à fermer cette année. De quoi nous offrir un premier quart-temps serré à défaut d’être exceptionnel. Les Dubs peuvent ensuite compter sur une second unit bien décidée à faire la différence : James Wiseman, Donte DiVincenzo, Moses Moody, JaMychal Green, ils sont tous là pour tenter d’apporter un coup de boost derrière Jordan Poole. Les Lakers – malgré une adresse absolument immonde à 3-points (3/21 du parking en première mi-temps !) – tiennent relativement le choc, et ce même après le réveil de Stephen Curry au scoring, lui qui profite des caviars de Draymond et Poole pour trouver son rythme offensif. LeBron James, en galère avec son tir extérieur, fait notamment la diff’ quand il décide d’attaquer le panier tandis que Russell Westbrook – titulaire cette nuit – montre qu’il peut encore faire de bonnes choses sur un terrain de basket. -7 à la pause, on se dit que les Lakers ont peut-être un coup à jouer.

Et puis comme d’hab, place au fameux troisième quart-temps version Warriors.

32-19 en 12 minutes au retour des vestiaires, on connaît la chanson. Entre les Splash Brothers qui préchauffent, les Lakers qui jouent à tout sauf à du basket et un LeBron bien trop isolé (31 points, 14 rebonds, 8 passes) pour pouvoir suivre le rythme, l’écart grimpe jusqu’à atteindre les 27 points d’avance. Pour éviter qu’on s’endorme dans le dernier quart, les Warriors laisseront les Lakers revenir un peu dans le match à base de turnovers évitables et d’une défense portes ouvertes sur les phases de transition. C’est plutôt efficace pour permettre à l’adversaire de rester en vie. On voit Kendrick Nunn s’illustrer pour la première fois en genre deux ans, on voit Pat Beverley faire du Pat Beverley maintenant qu’il n’est plus en foul trouble, puis James lâche un gros tomar en contre-attaque pour montrer que l’âge n’a toujours pas d’effet sur lui. Bref on croit alors à une fin de match potentiellement serrée (pas du tout en fait), sauf que les Warriors plantent les shoots qu’il faut pour définitivement mettre le couvercle : Stephen Curry a gardé le meilleur pour la fin avec neuf de ses 33 points en… une minute dont un cours de salsa gratos pour Anthony Davis, et surtout Andrew Wiggins – très propre cette nuit (20 points à 8/14, 4/7 de loin) – envoie tout le monde à la maison avec plusieurs banderilles consécutives. 123-109, emballé c’est pesé.

Il n’a fallu qu’un match pour voir déjà les grosses limites des Lakers en matière de spacing et de roster. Il n’a fallu qu’un match pour voir que les Warriors ont la tête sur les épaules dans leur objectif de back-to-back, et ce malgré les turbulences des derniers jours. Alors oui, on sait, les conclusions hâtives faut se méfier, mais cette première rencontre s’est déroulée un peu comme on s’y attendait. 

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