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Les Lakers piochent Dwayne Bacon à Monaco : d’une top équipe européenne à une molle équipe de NBA, la régression est certaine

Dwayne Bacon

Un Bacon à servir chaud.

Source image : Roca Team / AS Monaco

Dans la vie, beaucoup de choses souhaitées n’arrivent jamais. On aurait adoré que Dwayne Bacon quitte Monaco pour Denver, histoire de titrer “du Rocher aux Rocheuses” : ce fantasme restera inaccompli. L’arrière de 27 ans s’est engagé avec les Los Angeles Lakers, relançant ainsi sa carrière NBA après une chouette année en Europe. Débrief.

Se poser à Monaco entre deux saisons NBA, produire des stats en Euroligue, ne jamais avoir eu à se rendre sur ce site, recevoir un coup de fil de Rob Pelinka, prendre l’avion direction Los Angeles pour y signer avec les Lakers. Dans la grande maison des plans qui se déroulent « sans accroc », celui de Dwayne Bacon pionce dans le lit du daron. Parti du Magic à l’été 2021, laissant derrière lui des moyennes de saison à 10.9 points, 3.1 rebonds et 1.3 assist, l’arrière de 27 ans pensait trouver en Monaco le premier “matelas-trampoline”. Il ne s’est pas trompé. Cette saison, en 29 rencontres d’Euroligue – parcours stoppé aux portes du Final Four – Dwayne Bacon a rendu une copie très propre : 13.9 points à 45% au tir dont 42% à 3-points, 3.1 rebonds, 1.1 assist, 1 interception et seulement 1.2 ballon perdu. C’est la première fois depuis sa saison 2018-19 avec les Hornets qu’il tire à plus de 40% de loin. Ce dimanche, on a entendu Giannis Antetokounmpo expliquer que l’EuroBasket et les autres compètes FIBA l’aidaient à devenir meilleur en NBA. Qu’avec la réduction des espaces, les défenses de zone et les prises à deux, il fallait réfléchir, prendre sa décision et exécuter plus rapidement, sous la pression d’une défense densifiée. Il sera intéressant d’observer le comportement de Dwayne Bacon, joueur scoreur plutôt soliste à son départ de NBA, pour constater – ou non – ses progrès dans le jeu à cinq.

Les termes du contrat entre Dwayne Bacon et les Lakers n’ont pas encore été communiqués, mais la franchise compte déjà… 14 joueurs dans son roster 2022-23. Il ne reste donc qu’un seul spot pour plusieurs candidats. Sur le papier, aucun n’a le CV du 40e choix de la Draft 2017 : Matt Ryan, Jay Huff, Cole Swider, Scottie Pippen Jr, Javante McCoy… Une ribambelle de blazes randoms qui peineront à rivaliser avec un joueur majeur d’Euroligue, déjà au jus de ce qui se fait de mieux en NBA. On se dirige donc, à notre sens, vers un 15e spot réservé à la fougue de Dwayne Bacon en sortie de banc, histoire d’apporter un peu de propreté (et des fins de possession en iso) à un effectif dont on ne sait rien. Ces Lakers 2022-23 sont difficiles à jauger, avec beaucoup de paris incertains en les personnes de Thomas Bryant, Dennis Schroder, Wenyen Gabriel, Kendrick Nunn, Juan Toscano-Anderson ou encore… Dwayne Bacon. Qui vivra verra, mais si c’est pour claquer le même bilan collectif que la saison passée : rapatriement forcé de Bacon sur le Rocher.

Grand homme que ce Dwayne Bacon. Il n’est jamais facile de bondir entre la NBA et l’Euroligue avant autant de réussite, mais l’arrière a prouvé qu’il était un vrai joueur de basket, capable de cuisiner n’importe quel défenseur en iso, tout en conservant de très corrects pourcentages au tir. Bon vent.

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