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Les détails de la nouvelle « transition take foul » révélés : on en connaît qui étudient déjà toutes ses failles

Chris Paul 18 avril 2022

Le gars a déjà soixante solutions en tête

Source image : YouTube

Bien que nous sachions depuis plusieurs jours qu’elle a officiellement été approuvée par les franchises NBA pour la saison prochaine, la « transition take foul » n’était pour le moment connu que dans les grandes lignes via son application en Europe. Toutefois, les détails de cette dernière commencent petit à petit à être révélés, nous permettant ainsi de mieux se projeter. On vous décrypte ici ce que l’on sait déjà sur cette nouvelle règle.

C’est une petite révolution, à laquelle il va falloir très vite s’habituer. Si l’on sait depuis mardi dernier que la take foul fera partie du règlement NBA dès la saison 2022-23, encore nous faut-il comprendre comment cette dernière va être appliquée. Car bien qu’elle existe depuis 2018 en G League ou cette année en Summer League, tous ne sont pas familiers avec ses détails. On peut donc remercier Ben Dowsett d’ESPN qui s’est chargé de résumer sur son compte Twitter ce que l’on pouvait d’ores et déjà retenir pour mieux appréhender l’application de cette nouvelle loi. Déjà, petit rappel : sera considérée comme étant une « transition take foul » toute faute volontaire commise dans le but d’arrêter une contre-attaque. Voilà, maintenant que c’est dit, rentrons dans les aspects plus techniques. Comme prévu, en cas d’infraction, la sanction sera dissuasive : un lancer-franc et la possession derrière pour l’équipe adverse. Toutefois, il est important de préciser que la règle ne s’appliquera ni dans les deux dernières minutes du quatrième quart-temps, ni dans les deux dernières de la prolongation. Car si le but de cette évolution arbitrale est aussi de favoriser le spectacle avec un maximum de contre-attaque, elle aurait cependant pu empêcher des comebacks incroyables en donnant un avantage conséquent à l’équipe en tête dans le clutch. Par ailleurs, cette dernière ne s’appliquera pas non plus si l’attaquant est en train de shooter, cas dans lequel l’ancienne règle sera utilisée.

Évidemment, l’innovation aura tendance à nous rappeler la « clear path foul », qui sanctionne pour faire simple une faute sur un joueur partant seul au panier de deux lancers et la possession. Toutefois, l’insider d’ESPN insiste sur le fait que cette dernière existera toujours, mais se distinguera de la take foul par un élément capital : la possibilité de revisionner l’action pour prendre une décision. En effet, la take foul ne peut être sifflée que sur l’instant T, à l’inverse de la clear path foul qui peut elle se vérifier via un replay. Mettons-nous en situation pour comprendre. LeBron part au cercle en contre-attaque, Westbrook lui arrache le bras dès le départ de l’action (comment ça ils jouent ensemble ?) et les arbitres sifflent alors une faute classique. LeBron rouspète comme il sait bien le faire en réclamant une take foul, soit le lancer + la possession derrière. C’est déjà trop tard, les arbitres ne peuvent pas aller voir le replay pour revenir sur leur décision. Ils peuvent néanmoins essayer de checker la VAR pour siffler une clear path foul si LeBron allait seul au panier, mais c’est tout. D’ailleurs, si une clear path foul est sifflée dès le début, impossible non plus de la transformer en take foul en visionnant le ralenti. Compris ? La difficulté sera donc dans le fait de parvenir à juger s’il s’agit de fautes volontaires ou non, puisque ces dernières entraîneront désormais des conséquences drastiquement différentes, et surtout irréversibles.

Ben Dowsett en profite d’ailleurs pour rappeler que le corps arbitral de la NBA est déjà en train de travailler dur pour s’adapter à la nouvelle règle, mais aussi afin de prévenir les possibles contournements de cette dernière. Car oui, on les voit venir les vieux briscards comme Chris Paul qui ont déjà une liste de choses à faire pour éviter de se faire choper en train d’arrêter volontairement une contre-attaque. Premier exemple : charger comme un bœuf les mecs qui captent le rebond pour carrément empêcher la contre-attaque de se lancer. La bonne grosse stratégie de tarba. Deuxième exemple : tenter de prendre un passage en force en transition, soit le meilleur moyen de plaider innocent tout en ayant volontairement arrêté le jeu rapide. Malinx le lynx. Il faudra donc s’attendre à ce que la take foul, qui sera officiellement inscrite en octobre/novembre dans le règlement, soit amenée à évoluer en cours de saison selon ses résultats. Nul doute ne fait qu’elle changera en long et en large le jeu en NBA, et peut-être même pour le mieux.

Si toutes ces précisions restent aujourd’hui très abstraites, voire floues, il sera probablement plus facile de comprendre les spécificités de la take foul en regardant son application dès les matchs de présaison. D’ici-là, on souhaite bon courage aux arbitres, qui finiront inévitablement par être visés par les critiques, n’ayant pas la possibilité de revenir sur leur décision lorsque celle-ci sera mauvaise.

Source texte : compte Twitter de Ben Dowsett

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