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Nikola Jokic a signé le plus gros contrat NBA de tous les temps : vous en connaissez vous, des 41e choix de draft aussi pépères ?

Nikola Jokic

Pas sûr que dans la cuvée 2014, 40 types aient aujourd’hui une meilleure situation que lui.

Source image : montage TrashTalk via YouTube

Beaucoup trop de choses à dire, beaucoup trop d’accomplissement à étaler, beaucoup trop de Jokicheries à vous partager. Cette nuit, dans l’intensité d’une Free Agency débutée sur les chapeaux de roue, Nikola Jokic a signé sa « supermax extension » avec Denver. Le mon…monmon…montant ? 264 millions de dollars sur cinq ans, une somme à faire devenir bègue.

« Que Nikola Jokic soit prolongé, d’accord, mais qu’on lui file autant d’argent ? C’est abusé. On parle juste de gars qui dribblent, alors qu’un sapeur-pompier qui sauve des vies et des chatons touche cent fois moins. Société pourrie, à bas l’ordre établi, déboutonnez vos chemises, vive la Rue Ketanou ! ». Voilà comment l’on aurait amorcé ce papier si TrashTalk ne s’était pas appelé « TrashTalk » mais « The earth is not a trash can ». Bref, on s’égare. Cette nuit, Nikola Jokic a donc signé sa « supermax extension » moyennant 264 plaques sur cinq ans. C’est beaucoup, et le rédacteur chargé du papier se demande s’il a déjà gratté à propos d’un aussi gros contrat. Apparemment pas. Du coup, le rédacteur chargé du papier file demander au reste de l’équipe s’ils ont déjà gratté à propos d’un aussi gros contrat. Non plus. Oh, ne serait-ce pas le… mais si. Cette nuit, Nikola Jokic a signé le plus gros contrat de l’histoire de la NBA. Bon, notre storytelling est un peu claqué car l’info était dans le titre. L’accomplissement, bien que « simplement financier », reste dingue. En NBA, aucun tabou là-dessus : si Nikola Jokic coffre autant, c’est que Nikola Jokic est un immense joueur. L’un des meilleurs européens ayant foulé un parquet. Le plus original, décalé, bon vivant. Le seul qui a reçu son trophée de MVP dans une écurie en Serbie. Celui qui revient de loin, très loin.

Par « revient de loin », on n’entend pas forcément qu’il faisait la manche dans une ruelle de Belgrade hein. Désolé si on vous a teasé dans ce sens, mais c’est juste super impressionnant qu’un 41e choix de draft tope le plus gros contrat de tous les temps, huit ans après son arrivée en NBA. Aucun first pick – ni aucun autre joueur d’ailleurs – n’a jamais été invité à parapher 260 millions de dollars. Et du coup, comment est-on éligible à un contrat dit « supermax » ? Première solution, être dans une All-NBA Team ou remporter le trophée de DPOY sur l’une des deux saisons qui précèdent la signature. Deuxième solution, remporter la statuette Maurice Podoloff – récompense du MVP – sur l’une des trois saisons qui précèdent la signature. Dans le cas présent, Nikola Jokic couplait All-NBA Team et trophée de MVP. Pour ce qui est du montant, comment se fait-il qu’aucun autre MVP fidèle à sa franchise n’ait jamais signé un tel contrat ? L’époque joue un rôle dans cet accomplissement, avec l’augmentation constante du plafond salarial sur les contrats. Un jour viendra, un garçon détrônera Niko, mais à l’instant T, le Serbe n’a que 27 ans et profite de son prime.

Il ne manque plus qu’une grosse campagne de Playoffs à Nikola Jokic pour inscrire définitivement son nom parmi les tout meilleurs. Le Serbe a le temps, son CV/palmarès est déjà bien fourni, et les Nuggets édition 2022-23 jouissent sur le papier, d’un bel effectif.

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