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Mitchell Robinson prolonge avec les Knicks : 60 millions sur 4 ans, le pognon est mis, y’a plus qu’à le fructifier

Mitchell Robinson

Le mur de briques.

Source image : YouTube/New York Knicks

C’était l’un des dossiers new-yorkais à surveiller : une dizaine d’heures après l’arrivée d’Isaiah Hartenstein en qualité d’intérieur remplaçant, Mitchell Robinson prolonge avec les Knicks. Petit bingo pour Scott Perry qui verrouille (déjà) son poste 5 pour la saison 2022-23. Ce que l’on pense du deal ? À condition que le grand dadet se tienne loin de l’infirmerie, ça fait sens.

« Surpriiiiii… bah y’a personne ? ». Cône de fiestoche sur la tête, Mitchell Robinson pensait débarquer en pleine euphorie mais la baraque est retournée et les invités, déjà partis. On adore ce genre de petit retardataire qui met un coup de crayon en bas du contrat dix heures après tout le monde. Ça permet d’étaler et de ne pas s’ennuyer du week-end. Ce vendredi, Adrian Wojnarowski a annoncé la prolongation de Mitchell Robinson à New York pour 60 millions de dollars sur quatre ans. Aucune ristourne pour les Knicks donc, qui claquent pas mal de blé sur un intérieur très limité offensivement, mais dont les qualités défensives justifient à elles seules « le pognon de dingue » investi. La marge de progression du 36e choix de la Draft 2018 est encore grande : il n’a que 24 ans, sort de sa saison la plus aboutie sous le maillot Knicks – 72 matchs disputés, 62 débutés – et apporte, par sa resignature, une belle stabilité à la franchise new-yorkaise. Un vrai poste 5 autour duquel Tom Thibodeau aime crayonner ses systèmes, sans fioritures, poseur d’écrans bitumés, récupérateur de lobs, cependant incapable de décocher un fadeaway à deux mètres du panier. Mais ça, à la limite, on s’en tape.

Eh, envie de rigoler ? Mitchell Robinson est le premier rookie des Knicks prolongé depuis le meneur Charlie Ward, drafté en 1994. À la lecture de cette phrase jaillissent diverses émotions : c’est un immense soulagement, qui donne toutefois envie d’aller se laver les yeux au citron. Il aura fallu attendre la prolongation d’un 36e choix de draft pour mettre fin à trois décennies d’instabilité. Cette instabilité, les Knicks n’en sont pas encore réellement détachés. L’aléatoire, l’indiscipline du front office, la mauvaise gestion des dossiers, l’enflammade pour finalement se retrouver avec Jose Calderon et François Cluzet sur le backcourt à la rentrée. Après la saison 2020-21, l’on a eu envie de croire à un renouveau : « New York is back baby ! ». Malgré un Mitchell Robinson limité à 31 rencontres – puisqu’opéré d’une fracture du pied – l’espoir émergeait autour de Julius Randle, Immanuel Quickley, Reggie Bullock et Derrick Rose. Mais l’exercice 2021-22 n’a pas donné suite à cette hype, et ce, en dépit du retour de Mitch Rob. Cette prolongation est une bonne chose, mais ne fera pas le jeu des Knicks la saison prochaine. Il faut qu’autour, Jalen Brunson apporte un peu de créativité, que R.J. Barrett accroche un niveau quasi All-Star et – surtout – que Julius Randle retrouve la flamme. Tel est le mode d’emploi à suivre pour accrocher les Playoffs au sein d’une Conférence Est en constante starification (bon, sauf pour KD du coup).

Un bon coup de crayon d’envoyé, même si ce contrat reste un pari, Mitchell Robinson n’ayant jamais atteint ni les dix points, ni les dix rebonds de moyenne sur une saison. Tout est à prouver, seule la protection de cercle est garantie.

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