Celtics

Robert Williams III a fait un chantier monumental : 10 rebonds, 4 contres, 3 steals… le roi des raquettes jouait en blanc cette nuit

À votre avis, elle est à quelle hauteur la main là…?

Source image : NBA League Pass

Il a été l’un des éléments-clés de la victoire des Celtics ce soir. Robert Williams III a sorti le grand jeu pour permettre aux siens de prendre un succès ô combien important à la maison. Dominant au rebond, très dissuasif sur les drives, les Warriors n’ont jamais pu sortir de son étouffante étreinte.

Son Game 2 a été un long passage à vide. On l’a cherché hein, mais sans jamais le trouver. Dominé, pas au top physiquement et pris par le rythme infernal dicté par Golden State dans son antre, le géant de Boston n’a malheureusement jamais pu rentrer dans la partie. Lorsque vous laissez le contrôle de la raquette à une équipe qui est déjà chez elle au large, peu de chances que les choses tournent en votre faveur. Ce soir, il en a été autrement. Il est même autorisé de parler de deux visages diamétralement opposés. Au four et au moulin défensivement, rien n’a été rendu facile pour les hommes de Steve Kerr lorsqu’il s’agissait de s’approcher du cercle. Pourquoi ? Car Robert était toujours en maraude dans le secteur tiens. Vous voulez monter au panier ? Gros scotch, et on ne parle du scotch qui sert à accrocher une feuille sur le mur non, on pense plutôt au rouleau marron qu’on retrouve dans le garage de tout bricoleur qui se respecte. Demandez à Stephen Curry ce qu’il lui en a coûté de vouloir contester la détente du pivot des C’s. Huit points, dix rebonds, quatre contres et trois interceptions… c’est de la défense de patron ça. Dans les dix ballons récupérés, trois l’ont été lors d’une séquence offensive, et ces deuxièmes chances offertes aux copaings ont compté pour beaucoup dans l’épuisement global des Warriors.

Lors qu’il joue comme ça, Robert Williams troisième du nom fait partie de ces joueurs qui peuvent changer totalement la physionomie d’un match de basket. Et c’est encore plus fort quand on sait qu’il doit serrer les dents à cause d’un genou qui fait bobo. Il est donc essentiel pour Ime Udoka de mettre son grand dadet dans les meilleures conditions pour qu’il puisse mettre la main sur la partie. Comment cela s’est organisé cette nuit ? Tirant parfois parti en première mi-temps d’une zone défensive bien friable, les Celtics ont pu étirer au maximum le jeu sur la largeur du terrain et ont bien fait bouger le ballon. La conséquence ? Des déplacements assez longs et incessants pour les Warriors, qui ont privilégié la défense des extérieurs pour tenter d’éteindre l’incendie provoqué par Jaylen Brown. Dans la peinture, l’autoroute s’est naturellement ouverte pour Rob’, qui a souvent pu profiter du retard des Guerriers pour récupérer des ballons et inscrire des points. Pas spécialement affolé par les coups de chaud californiens, le pivot n’a donc – contrairement au Game 2 – jamais laissé le rythme de la partie l’emporter. Rajoutez-y un TD Garden complètement acquis à sa cause, et vous obtenez un homme transcendé par la volonté d’apporter à son groupe. Résumer tout ça en une phrase ? Al Horford l’a fait pour vous après le match, des propos rapportés par Jay King de The Athletic. 

« Il est un game changer. Robert est vraiment un game changer »

– Al Horford

Match impérial de Robert Williams III cette nuit, le genre qui vous file le grand sourire à tout un groupe. Il faut maintenant éviter à tout prix de se trouer vendredi soir, car les Celtics ne sont pas tout à fait la même équipe lorsque que leur géant ne répond pas présent. 

Source : Statmuse / The Athletic

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