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Profil Draft 2022 – Jalen Duren : un gros bébé de 18 ans aux bras interminables, voici le distributeur de baffes de la cuvée

Si rien n’avait été chamboulé dans sa jeune carrière, Jalen Duren aurait dû arriver à l’université de Memphis ce mois-ci pour commencer les cours d’été et préparer sa saison freshman. Mais comme vous allez le voir ci-dessous, la logique n’a pas été respectée : le pivot rejoint la fac une saison plus tôt pour se préparer à rejoindre la NBA en avance. En effet, l’intérieur est déjà prêt, sa mentalité et son corps peuvent parler pour lui. Et il compte bien montrer au sein de la Ligue la saison prochaine que l’âge n’est finalement qu’un nombre.

# SON PROFIL GROSSO MODO

  • Âge : 18 ans, il partage son anniv avec Jason Williams, Thierry Dusautoir et Allyson Felix, pas trop mal.
  • Position : Pivot, protecteur et agresseur de cercle.
  • Équipe : Memphis Tigers
  • Taille : 211 centimètres
  • Poids : 113 kilos, soit le poids de deux mannequins à leur prime.
  • Envergure : 226 centimètres
  • Statistiques 2021-22 : 12,2 points à 59,7% de réussite aux tirs, 8,1 rebonds, 1,3 passe décisive et 2,2 contres sur 25,3 minutes de jeu en moyenne sur la saison.
  • Comparaison : Dwight Howard en plafond, et Steven Adams en plancher ?
  • Prévision TrashTalk : 9ème place

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Jalen Anthony Duren est né le 18 novembre 2003 dans le Delaware. Oui, en novembre 2003 : ça veut dire qu’il n’a jamais connu la NBA sans LeBron James, vu que les débuts du King au sein de la Ligue ont eu lieu vingt jours plus tôt. Le jeune garçon grandit du côté de Philadelphie, où il commence ses années lycée. À la fin de sa seconde, il décide de rejoindre la prestigieuse Montverde Academy (où de nombreuses stars NBA sont passées) pour y terminer son cursus. Quand il arrive en Floride, il lui reste encore deux saisons à effectuer au lycée, et est déjà considéré comme le deuxième meilleur joueur de la classe lycéenne de 2022. En fin de première, les regards se jettent sur Emoni Bates, premier de la classe 2022, qui décide de se reclasser, c’est-à-dire d’intégrer son programme universitaire un an plus tôt que prévu. Jalen décide de faire de même, et d’intégrer la même fac que son camarade Emoni : celle de Memphis, coachée par Penny Hardaway. On ne va pas se mentir, le roster 2021-22 des Tigers est bourré de hype sur le papier, mais sur le terrain cela ne va pas être la même. L’équipe est très jeune, manque d’expérience, donc Coach Penny fait beaucoup tourner, d’où le moindre temps de jeu de Jalen Duren (25 minutes) par rapport aux autres prospects membres du Top 10 de la Draft 2022. Mais cette saison restera tout de même dans l’histoire du basket universitaire, le jeune pivot est en effet l’un des plus jeunes joueurs à jouer en NCAA du haut de ses 17 ans au début de saison. Aujourd’hui, Jalen Duren est le deuxième plus jeune candidat à la Draft 2022, derrière le lycéen canadien Leonard Miller né une semaine après lui. Au-delà des histoires d’âge et de tétines, l’intérieur des Tigers réalise une très belle saison. Malgré leur troisième place en saison régulière d’AAC – leur conférence – Memphis fait une très belle campagne en March Madness, leur première depuis 2014, conclue par une courte défaite de quatre petits points contre Gonzaga et Chet Holmgren lors du second tour. Du côté stats, Jalen finit avec la meilleure moyenne de points de l’équipe, et est élu freshman de l’année en AAC. On vous laisse profiter de ses highlights de saison régulière, nous nous excusons si les actions se ressemblent beaucoup, mais disons juste que Jalen Duren aime bien être proche des cercles.

Pour ce qui est du physique, même avec un an d’avance sur son temps, il n’a pas pris de retard sur les pivots actuellement professionnels. Les pivots contre qui il défendra la saison prochaine en NBA n’avaient pas tous la carrure de Jalen Duren quand ils ont été draftés. Son physique s’est bâti très rapidement au cours de son année de seconde, pile au moment où la NBA envisageait d’abaisser l’âge minimum de la Draft à 18 ans, au lieu de 19 aujourd’hui. Il a fait le choix de se reclasser car il savait qu’il était capable de réussir en NBA sans patienter une année de plus sur les bancs du lycée. Jalen sait déjà encaisser les contacts et les rendre de l’autre côté du terrain à l’identique, dire qu’il a un impact en défense serait un mot bien trop faible. Il pèse sur le terrain et exerce une vraie influence dans les deux raquettes grâce à sa taille, son envergure, ses fortes qualités athlétiques et son très bon footwork. Au fur et à mesure de la saison, il a commencé à s’écarter à mi-distance et son tir de plus loin est plutôt fiable : 36% de réussite pour un début, ce n’est pas trop mal. Pour l’anecdote, Jalen n’a tenté qu’un seul tir à 3-points sur la saison, mais il l’a loupé malheureusement. Et même si sa moyenne de passes décisives est relativement faible, il arrive très bien à trouver ses coéquipiers en relation entre intérieurs ou en ressortant la balle à 3-points. En voyant toutes ces belles qualités sur le papier, les Blazers ont récemment voulu voir ce que valait le gros gaillard aux couettes de Fifi Brindacier sur le terrain lors d’un workout individuel.

Mais bien sûr, il reste encore des voies d’amélioration pour le minot de cette cuvée de Draft. En effet, les fondamentaux sont encore un peu bancals : sur le jeu au poste, son dribble est très haut et donc facilement interceptable par les petits meneurs filous sur les prises à deux. Il perd en moyenne 2,2 balles par match, à cause de ça notamment. La lecture du jeu sur les mouvements sans ballon n’est pas encore assez développée, et pour réussir à concurrencer les pivots NBA actuels, il faut que Jalen Duren apprenne à poser de vrais écrans. En NCAA, l’intérieur de Memphis a dominé grâce à son physique. Mais au sein de la Ligue, fini les gringalets qui font deux têtes de moins et bienvenue aux pères de famille aux gros biceps. Il faudra donc surveiller son adaptation lors de sa saison rookie, en arrêtant de flasher au panier grâce à des slip-and-roll, c’est-à-dire des feintes d’écran où il roule directement au panier pour martyriser le cercle sur alley-oop. Donc pour devenir plus qu’un défenseur de talent au fil de ses saisons NBA, il faudra qu’il apprenne à mieux se placer en attaque, à poser de vrais écrans et protéger son ballon au poste. Aussi pour que son agressivité vers le cercle reste efficace au sein de la Ligue, il va falloir mettre plus de lancers : 62,5% de réussite, ce n’est pas encore assez pour pouvoir prétendre à être l’un des meilleurs intérieurs de la cuvée de Draft 2022.

# ALORS SI ON RÉSUME…

Points forts :

  • Jeunesse
  • Physique prêt pour la NBA
  • Tir intérieur et mid-range fiable

Points faibles : 

  • Fondamentaux encore à développer
  • A trop dominé en NCAA de par son physique : voir l’adaptation en NBA
  • Lecture et compréhension du jeu

DANS LES MOCK DRAFT, ÇA DIT QUOI ?

  • ESPN annonce Jalen Duren en 9ème position.
  • Bleacher Report annonce Jalen Duren en 9ème position.
  • The Athletic annonce Jalen Duren en 11ème position.
  • Draft Room annonce Jalen Duren en 8ème position.
  • Tankathon annonce Jalen Duren en 11ème position.

Dans les mock draft, on assiste à un combat entre Jalen Duren et Mark Williams de Duke, qui ont tous deux le même poste et le même style de jeu. Le Blue Devil a montré de belles choses à la March Madness et a été finaliste pour remporter le titre de défenseur de l’année national. Le Tiger est, lui, un vrai modèle de précocité et qui réserve encore de belles surprises s’il s’adapte au jeu NBA. Les deux pivots sont très prisés mais il est possible que chaque franchise en manque d’un poste 5 trouve son compte dans l’un des deux intérieurs.

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