Warriors

Les Warriors ont sorti leur troisième quart-temps maison : 35-14 sur la ganache des Celtics, voilà la furia californienne

Ça fait mal, mal, mal.

Source image : NBA League Pass

On les connaît pour être capables de mettre le feu en sortie de vestiaire, c’est même leur signature. Les Warriors ont une nouvelle fois fait trembler les murs du Chase Center lors du troisième quart-temps, infligeant aux Celtics un 35-14 symbolique d’une défense de fer et d’une attaque sans arrière-pensée. On s’est régalés ! 

Que faire quand le feu est aussi fort ? On vous le demande, car personne depuis maintenant près de huit ans n’a trouvé la solution à cette équation bien compliquée. Ime Udoka n’a pas dérogé à la règle, et n’a rien pu faire hormis regarder ses joueurs se faire détruire des deux côtés du terrain. Un peu de chronologie : à la pause, les Dubs sont en tête de deux petits points… à la faveur d’un Stephen Curry au four et au moulin offensivement et d’un Draymond Green qui s’est mis Jaylen Brown dans sa poche gauche, à côté des clés de sa 206 break. Vous l’aurez saisi, la vibe est plutôt bonne mais ça reste quand même tendu sur les bords, suffit d’une fléchette adverse pour retrouver le rôle désagréable du poursuivant. Pas de souci, Steph met les choses au clair dans le vestiaire : “Les gars, on passe en mode super saiyan”. Le premier qui passe la deuxième, c’est Kevon Looney. Déjà plutôt costaud dans le premier acte, le grand garçon de Golden State s’est feint d’une seconde période exceptionnelle. La défense est monstrueuse, personne ne passe en bas. Pas loin de l’appeler Gandalf le type quoi. Al Horford ? Deux points. Robert Williams III ? Pas mieux. C’est de là que tout part. En galvanisant les siens via des stops défensifs, des séquences à vous dégoûter les meilleurs attaquants de la ligue… Kevon a permis aux siens d’attaquer avec sérénité et surtout spontanéité, ce que l’on va d’ailleurs vite remarquer. Les Warriors sont hyper focus dans leur moitié de terrain, ne laissant rien d’autre que quelques 3-points à une équipe de Boston il est vrai pas très inspirée offensivement.

Stephen Curry a aussi sorti la toque de Chef ce soir. Trois étoiles au Michelin, 3-points au tableau d’affichage. Le meneur a trouvé son mojo, ça donne des tirs de zinzin pris en première intention et en sortie d’écran. Que voulez-vous faire quand le gars à chaud comme ça ? Déjà sortir sur les écrans mais sinon pas grand-chose. On se pose et on en profite, point. 14 points sur la période à 4/9 au tir dont trois banderilles, chaque shoot primé est un calvaire pour Boston. Klay Thompson se réveille enfin après une première mi-temps passée très loin de la Californie. C’est d’ailleurs KaTé qui lance le temps fort des Warriors avec un tir primé, un peu une sorte de symbole de cette résilience collective qui emporte tout sur son passage. Plus que Killa Klay, c’est aussi Jordan Poole qui profite de cette grosse fiesta pour ramener sa piscine. Deux réussites à (très) longue distance pour le bonhomme, dont le shoot au buzzer du troisième quart-temps pris depuis le milieu de terrain. Non, c’est trop et il n’y a rien à faire. 11/23 au tir pour les locaux, dont 7/12 à 3-points, téma la tempête. Les leaders de Golden State auront même le luxe de passer les douze dernières minutes du match en tongs sur le banc, on a vu pire comme fin de partie. Au final, c’est un violent 35-14 que dégustent les Celtics, il aura fallu moins d’un quart d’heure pour éteindre complètement Boston.

Que voulez-vous faire quand ils sont comme ça ? Pas grand-chose. La clé des victoires de Golden State réside beaucoup dans cette capacité à exploiter un temps fort aussi proprement. Il faudra réitérer l’exploit dans le Massachusetts dès mercredi, mais la tâche risque de ne pas être aussi simple. 

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