Warriors

Draymond Green a fait un gros chantier : c’était pas toujours très beau, c’était parfois limite, mais Draymond a bel et bien step-up

draymond green

Il devait step-up, il l’a fait… à sa manière.

Source image : NBA League Pass

Parmi les joueurs de Golden State qui sont un peu passés au travers du Game 1 des Finales NBA face aux Celtics, il y avait Draymond Green. “J’ai laissé tomber Stephen Curry mais je vais réagir” déclarait-t-il après la rencontre initiale. On peut dire qu’il a tenu ses paroles cette nuit, même si sur la forme c’était pas très beau…

“Il a tenté de pourrir le match.” Voilà ce qu’a déclaré Jaylen Brown en conférence de presse après la victoire des Dubs lors du Game 2 cette nuit, et on peut difficilement être en désaccord avec cette analyse. Car si JB n’a pas oublié de souligner l’intensité et l’impact physique que Green a apporté aux Warriors dans cette deuxième manche, on a vu Draymond faire du Draymond x10 : embrouille avec Brown, embrouille avec Jayson Tatum, embrouille avec Grant Williams, provocation physique, altercation verbale, échanges avec les arbitres, faute technique, tout ça accompagné de ce qui fait la grandeur de Draymond en tant que pur basketteur, à savoir la défense, le playmaking et l’intelligence de jeu. Bref, the full Draymond Green experience.

Clairement, après sa piètre performance du Game 1, on attendait une réaction de la part de Green. On parle d’un triple champion NBA et du leader vocal des Warriors, alors il ne pouvait pas représenter une nouvelle fois l’une des raisons de la défaite de Golden State comme cela a pu être le cas il y a quelques jours. C’est simple, Dray est arrivé sur le terrain avec une seule mission en tête : foutre le boxon, ce qu’il arrive plutôt bien à faire quand il décide de s’y mettre sérieusement. Et qu’on aime ou pas ses manières, il est indiscutable que cela a aidé les Warriors à très bien rebondir dans cette série. Les Dubs ont dominé cette rencontre sur de nombreux aspects, en particulier sur le plan de l’intensité ainsi qu’en défense. Et comme vous pouvez l’imaginer, le moteur dans tout ça, il s’appelle Draymond. Terminant la rencontre avec 9 points (seulement 2/3 au tir mais 5/7 aux lancers-francs), 5 rebonds, 7 passes, 1 interception, 1 contre, 1 turnover et environ 257 fautes provoquées, Green a clairement été un difference-maker, lui qui a notamment haussé le ton sur Jaylen Brown après le gros start de ce dernier.

“Je pense que tout le monde a joué avec plus de force. Ce n’était pas juste moi face à Jaylen Brown. C’était tout le monde. S’il n’y a que moi qui hausse le ton, ça ne marche pas. […]

Oui, je voulais être plus agressif, et je pense que j’ai fait un bon boulot. Mais c’est un vrai effort collectif.”

– Draymond Green en conférence de presse d’après-match

Là où Draymond est très fort, c’est qu’il nous a tellement habitués à ses pitreries que ça passe crème aux yeux des arbitres aujourd’hui. Alors évidemment, ça arrive que les officiels lui balancent une technique dans la tronche juste histoire de le calmer un peu, et c’était le cas en début de match cette nuit. Mais ensuite, Green sait très bien qu’il peut faire à peu près tout ce qu’il veut sans pour autant en prendre une seconde, tout simplement car aucun officiel n’a envie d’être celui qui expulse un joueur majeur avant même la mi-temps d’un match de Finales NBA. Même Steve Javie, ancien arbitre qui commente aujourd’hui les décisions arbitrales pour ESPN, a avoué sans trembler du menton – après une altercation entre Green et Brown revue à la vidéo – que les officiels prenaient en compte le statut d’un joueur comme Green au niveau des fautes techniques avant de décider s’il en méritait une deuxième. À partir de là, faut pas s’étonner si Dray continue à ouvrir sa grand bouche sur les arbitres ou provoquer les adversaires, qu’il soit sous le coup d’une expulsion ou pas. On peut dire “mais fais attention Draymond !” derrière nos écrans, sauf qu’en fin de compte on sait très bien qu’il y a peu de chances qu’un arbitre décide de le foutre dehors. Pas impossible hein, mais revoyez le match de cette nuit et vous comprendrez très bien ce qu’on veut dire.

“Je n’ai pas été surpris que Draymond n’ait pas eu de deuxième technique. Pas du tout, à cause des circonstances.”

– Le coach des Celtics Ime Udoka après le match

Clairement, Green sait flirter avec les limites pour faire en sorte que ça tourne en faveur de ses Warriors. Les fans des Celtics se demandent sans doute encore comment il a pu finir le match, mais Draymond sait très bien ce qu’il fait même s’il semble parfois hors de contrôle. Gagner par tous les moyens possibles, voilà le mantra de la grande gueule des Warriors.   

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