Celtics

Al Horford, Marcus Smart et Derrick White sont tombés de leur nuage : 15/23 à 3-points dans le Game 1, 6/23 au tir dans le Game 2…

Draymond Green avait donc vu juste.

Source image : NBA League Pass

Symbole de l’insolente réussite offensive des Celtics lors du Game 1 des Finales NBA, le trio Al Horford – Marcus Smart – Derrick White a connu une soirée beaucoup plus discrète cette nuit lors de la deuxième manche. Si on se doutait que ces trois-là n’allaient pas shooter comme Stephen Curry pendant toute la série, ils sont quand même bien tombés de leur nuage ce dimanche.

« Al Horford, Marcus Smart et Derrick White ont marqué 15 tirs à 3-points. Ce sont des bons shooteurs, mais 15/23 à 3-points de la part de ces gars-là… tout ira bien pour nous. » En conférence de presse d’après-match il y a quelques jours, Draymond Green avait gentiment fait comprendre à tout le monde qu’une telle réussite de la part des Celtics était plus ou moins une anomalie. Sans doute que cela a un peu vexé le camp vert, mais faut bien avouer que la grande bouche de la Baie a vu juste sur ce coup-là. Le trio de Boston cette nuit ? Seulement 6/23 au tir dont 2/7 à 3-points. Derrick White a été le plus en vue parmi les trois, ce dernier terminant le match avec 12 points au compteur (4/13 au shoot, 2/4 de loin) tandis que le DPOY a apporté une très belle aide défensive aux Warriors (1/6 au tir, 0/3 de loin, 2 points), et qu’Al Horford ne faisait visiblement pas partie des plans de l’attaque de Boston cette fois-ci (2 points à 1/4 au tir, aucun tir à 3-points tenté). Bien évidemment, la défense de Golden State a quelque chose à voir avec tout ça. On se rappelle que dans le Game 1, les Warriors avaient tendance à avoir un temps de retard sur leurs rotations défensives, les Celtics enchaînant les tirs ouverts sur catch & shoot grâce notamment à l’attention que génèrent des joueurs comme Jaylen Brown et Jayson Tatum qui peuvent faire mal en pénétration. Et c’est spécifiquement ce point-là que le coach Ime Udoka a souhaité souligner en conférence de presse pour expliquer non seulement la baisse de réussite de son trio, mais aussi la baisse de ses tentatives à 3-points (10 cette nuit contre 23 dans le Game 1).

« Je pense qu’on n’a pas autant pénétré dans la raquette que dans le Game 1. Ils ont un peu plus switché. Et puis il y a eu les turnovers, qui ont réduit nos opportunités offensives. »

Comme souvent, le coach des Celtics met d’abord en avant ce que son équipe n’a pas réussi à faire avant de parler de l’adversaire, histoire de montrer à son groupe que Boston tient toujours les clés pour corriger ses erreurs face à Golden State. Mais clairement, la défense des Warriors a évolué un niveau bien supérieur que lors du Game 1, en tout cas si on prend en compte l’ensemble de la rencontre. Les Dubs avaient déjà lâché un très gros troisième quart-temps il y a quelques jours, et rebelote cette nuit. Mais Golden State a cette fois-ci mis le couvercle en maintenant cette belle intensité défensive jusqu’au bout. Si Draymond Green est le plus grand symbole de tout ça, c’est vraiment sur le plan collectif que les Dubs ont réussi à mettre à mal l’attaque de Boston, certes en réussite de loin sur le match (15/37 du parking au total) mais en grande galère et peu inspiré pour trouver des ouvertures à l’intérieur de la ligne à 3-points (15/43 seulement sur les paniers à 2-points). Et quand vous combinez cette faible réussite à un total de 18 turnovers, forcément ça devient vite compliqué de battre une équipe comme les Warriors.

La grosse réaction de Golden State a notamment été boostée par l’intensité défensive des Dubs. Intensité qui a remis les pendules à l’heure après l’explosion des Celtics dans le quatrième quart-temps jeudi dernier, même si Boston peut clairement faire mieux que ça en attaque. Ça tombe bien, on attend beaucoup mieux de la part des Verts dès mercredi soir au TD Garden.  

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