Playoffs NBA

Warriors – Celtics : focus sur 7 aspects (sous-estimés) des Finales qui pourraient bien faire basculer la série

Y’en a du facteur X !

Source image : NBA League Pass

Les Finales NBA 2022 sont là ! Le Game 1 entre les Warriors et les Celtics est prévu pour cette nuit et pour bien se préparer, rien de mieux que de se poser quelques minutes sur quelques-unes des grandes clés de la série. En se basant sur ce qu’on a pu voir lors des deux confrontations de saison régulière entre Golden State et Boston (même si beaucoup de choses ont évidemment changé depuis) ainsi que sur le contexte qui entoure actuellement les deux équipes, on a voulu mettre en avant plusieurs aspects plus ou moins sous-estimés qui pourraient bien décider la série.  

Bien évidemment, on pourrait parler de certains aspects centraux de la série comme la capacité de Marcus Smart et de la défense de Boston à ralentir Stephen Curry, le besoin pour les Celtics d’avoir un gros duo Jayson Tatum – Jaylen Brown, ou encore la différence d’expérience et l’avantage du terrain. Mais on a préféré souligner des éléments un peu moins hype mais sans doute tout aussi importants dans ces Finales NBA 2022. Let’s go !

Andrew Wiggins, un rôle majeur à jouer

Excellent contre les Mavericks et donc essentiel dans le parcours glorieux de Golden State, Andrew Wiggins va devoir montrer son meilleur visage lors des Finales NBA 2022. Bien évidemment, celui qui a dû se coltiner Luka Doncic lors de la série précédente aura un très grand rôle à jouer pour défendre sur les ailiers Jayson Tatum et Jaylen Brown, qui représentent les deux premières options offensives de Boston. Mais outre cette mission qui coule de source, Andrew devra surtout attaquer la défense de Boston avec la même agressivité que face à Dallas. Auteur de 27 points dans le premier match de saison régulière contre les Celtics en décembre mais absent lors du second en mars, Wiggins avait pas mal manqué aux Warriors il y a quelques semaines, défaits 110-88 au Chase Center. Ses qualités athlétiques sont autant utiles en défense qu’en attaque, sans oublier au rebond. Il fait partie de ces joueurs de Golden State qui peuvent aider les Dubs à prendre à défaut la défense cadenassée de Boston, à travers sa capacité à attaquer le panier et affronter n’importe qui se retrouvant sur son chemin (coucou Luka) tout en représentant une menace à 3-points.

La bataille des turnovers

Quand vous avez les deux meilleures équipes défensives de la saison régulière qui s’affrontent, la différence se fait souvent sur la bataille des turnovers. C’est d’autant plus vrai avec les Warriors et les Celtics, qui font des pertes de balle un peu leur péché mignon. Cette saison, Golden State est l’équipe qui a accumulé le plus de turnovers derrière Houston avec pratiquement 15 TO de moyenne en régulière, moyenne quasiment similaire en Playoffs. Quelque part, c’est le produit de leur style de basket, basé évidemment sur un ballon qui bouge beaucoup et une attaque rythmée. Cela fait partie du jeu en quelque sorte, mais la bande à Steve Kerr doit les limiter au maximum. Côté Boston, les pertes de balle ont souvent plombé les Verts lors de leurs défaites sur cette postseason (14 par match). Parce que qui dit turnovers dit évidemment opportunités en transition pour l’adversaire et incapacité pour les Celtics de vraiment mettre en place leur redoutable défense sur demi-terrain. Jayson Tatum et Jaylen Brown – les deux premiers créateurs offensifs de Boston – combinent plus de la moitié des pertes de balle des C’s sur cette campagne de Playoffs (7,3 en moyenne) et devront clairement prendre soin du ballon dans cette série. Preuve de l’importance des turnovers pour Boston sur ces Finales NBA, les Celtics ont réussi à limiter Golden State à seulement 88 points et 37% au tir (23% du parking) en mars dernier après avoir perdu seulement dix ballons au total. Certes Stephen Curry s’est blessé dans ce match, mais ça montre à quel point les C’s sont relous à jouer quand ils font peu ou pas de cadeau à leur adversaire.

La question du rythme

Cela rejoint un peu le paragraphe précédent. Les Warriors et les Celtics ont montré cette saison à quel point ils pouvaient être difficiles à jouer sur demi-terrain, quand le rythme ralentit. C’était particulièrement vrai pour Golden State en mars dernier quand ils ont pris l’eau face à Boston devant le public du Chase Center, mais ça vaut aussi de l’autre côté du terrain car on se rappelle que les hommes d’Ime Udoka étaient en grosse galère lors de la première mi-temps du match contre les Warriors à Beantown en décembre. Profiter des turnovers en transition est l’un des moyens pour faire face à la solidité défensive adverse, mais les deux équipes devront aussi profiter des opportunités qui se présentent après des stops défensifs en mettant du rythme dans leurs initiatives offensives. Aucune des deux équipes n’a envie de se retrouver avec des possessions qui ont du mal à se mettre en place pour finir avec un shoot forcé ou de mauvaise qualité. Bien sûr, de part et d’autre, on a les moyens pour faire face au dispositif défensif de l’adversaire mais dans une série où rien ne sera donné, ce serait plutôt une bonne idée de trouver des paniers faciles.

Jordan Poole, fonction dynamiteur

Le sixième homme de Golden State Jordan Poole représente l’un des joueurs les plus importants de cette série. En se basant sur ce qu’on vient de dire par rapport à la solidité de la défense de Boston, en particulier sur demi-terrain, Poole est l’un des rares à avoir cette capacité de dynamiteur qui sera sans doute très utile pour les Warriors dans cette série. Bon slasheur, bon passeur, shooteur respectable et donc vrai créateur, Jojo amène cet arsenal offensif que Golden State a besoin dès que l’attaque est un peu dans le dur. Lors du match de mars dernier à San Francisco, l’arrière des Warriors avait planté 19 points avec 2 passes décisives rien que dans le troisième quart-temps (27 en tout en deuxième mi-temps), relançant ainsi totalement une attaque de Golden State amorphe et en manque de solution lors de la première période contre les Celtics. Sous son impulsion et au cœur d’un lineup small-ball composé également de Damion Lee, Juan Toscano-Anderson, Jonathan Kuminga et… Quinndary Weatherspoon, les Dubs avaient retrouvé du rythme et de l’allant, marquant pas moins de 37 points dans la troisième période contre seulement… 32 au cours des 24 premières minutes. C’est ce Jordan Poole là que Steve Kerr veut voir dans ces Finales NBA, et c’est ce Jordan Poole là que les Warriors auront probablement besoin pour les remporter.

Andre Iguodala, Otto Porter Jr. et Gary Payton II, ça dit quoi ?

L’infirmerie des Warriors est actuellement composée de ces trois joueurs. Iggy est touché à la nuque, OPJ au pied, et GPII revient de sa grosse blessure au coude. À l’heure de ces lignes, le trio est considéré comme incertain pour le début des Finales NBA ce jeudi, et l’incertitude continue donc de régner malgré les nouvelles plutôt positives qu’on a pu avoir ces derniers jours en provenance de la Baie. Pourquoi est-ce qu’on met l’accent sur ces gars-là alors qu’on parle de joueurs qui sont loin de faire la une aujourd’hui ? Tout simplement car ils peuvent eux aussi avoir un rôle à jouer dans cette série. Quand vous affrontez une équipe qui est guidée par un duo d’ailiers du niveau de Jayson Tatum et Jaylen Brown, toutes les contributions peuvent être précieuses. Pendant longtemps, Andre Iguodala s’est bastonné avec LeBron James en Finales NBA, alors son expérience et son intelligence de jeu peuvent toujours servir même sur des séquences très limitées. Otto Porter Jr. – 28 ans – est lui un ailier/sniper de 2m03 qui a apporté des choses intéressantes aux Warriors cette année et il ne sera pas de trop dans cette série. Face aux Grizzlies et aux Mavs, il a eu ses moments pour aider Golden State à atteindre les Finales NBA. Quant à Gary Payton II, sa ténacité défensive est hyper appréciée dans la Baie, lui qui n’a pas peur d’affronter des mecs plus grands que lui. Appelé par Steve Kerr pour défendre sur Ja Morant lors de la série contre Memphis (où il n’a joué qu’un match avant de se blesser), le fils à Papa s’était notamment coltiné Jayson Tatum et Jaylen Brown lors du premier match de saison régulière entre Golden State et Boston cette année.

Quelle version de Robert Williams III ?

Durant ces Playoffs 2022, on a eu droit à plusieurs versions de Time Lord. Celle qui domine à travers l’énorme impact physique qu’il amène dans la raquette. Celle qui galère à cause d’un genou douloureux après l’opération qu’il a subie au ménisque en mars dernier. Et celle qui se retrouve tout simplement à l’infirmerie. Selon le coach Ime Udoka, Robert Williams III est considéré comme incertain pour le Game 1 de cette nuit, et ce sera probablement le cas pour chacun des matchs des Finales NBA contre Golden State. En plus de son état de santé, RWIII représente aussi un facteur X dans cette série à travers le match-up qu’il représente. On connaît la bête, il apporte une grosse dimension aérienne au secteur intérieur de Boston à travers sa capacité à décoller pour conclure les alley-oops et à protéger la peinture avec de grosses bâches, Jordan Poole peut en témoigner. Si on kiffe bien Kevon Looney côté Golden State, aucun intérieur des Warriors ne peut rivaliser avec les qualités athlétiques d’un Time Lord en forme et rien que ça lui donne une importance particulière dans cette série. Et puis faut pas oublier qu’on parle d’une pièce très importante de l’une des meilleures défenses de la NBA. Sans son impact, c’est pas tout à fait la même histoire pour Boston même si les Celtics ont ce qu’il faut pour rester très solides. Enfin, la dernière raison qui explique pourquoi on a voulu mettre un coup de projecteur sur Robert Williams III, c’est parce qu’on a bien envie de voir les choix tactiques des deux coachs le concernant directement. Exemple tout simple : quel rôle aura RWIII si Steve Kerr aligne des cinq small-ball voire son nouveau death lineup avec Draymond Green, Stephen Curry, Klay Thompson, Jordan Poole et Andrew Wiggins ? C’est typiquement le genre de cas qui sera intéressant à suivre. Car si Time Lord brille dans son rôle et est loin d’être unidimensionnel, il n’est pas aussi polyvalent qu’un Grant Williams ou qu’un Al Horford, qui seront sans doute cruciaux dans cette série.

Warriors et Celtics dans le clutch time, qu’est-ce que ça vaut ?

Les Finales NBA entre Golden State et Boston s’annoncent très serrées et on risque bien d’assister plusieurs fois à un très gros money-time. Du coup, on a voulu jeter un œil aux stats de NBA.com concernant les deux équipes dans le « clutch », le terme « clutch » étant défini par les cinq dernières minutes d’un match se jouant en cinq points ou moins. Et là, on remarque très vite une chose : les Warriors et les Celtics ne jouent pas vraiment dans la même cour. Car même si l’équipe de Boston a prouvé qu’elle était capable de gagner de gros matchs malgré la pression, les stats en fin de rencontre sur ces Playoffs 2022 ne sont pas hyper rassurantes : l’efficacité offensive chute à 94,7 points pour 100 possessions (ratio de 111,8 sur l’ensemble de la postseason), la réussite au tir globale tombe de 58,1% en Playoffs à 50,4% dans le clutch (true shooting percentage, qui prend en compte les paniers, les paniers à 3-points et les lancers-francs), et le ratio assist/turnover (nombre de passes décisives réalisées par rapport au nombre de perte de balles) passe lui de 1,73 à 0,75 (pour info, en dessous de 1 signifie plus de turnovers que d’assists). Côté Warriors ? C’est pas la même. Meilleure efficacité offensive des Playoffs (116,1), Golden State grimpe à 121,5 dans le clutch, avec une réussite globale en attaque encore plus forte (64,3% au lieu de 60,1% sur l’ensemble des Playoffs) et un ratio assist/turnover qui passe de 1,91 à 2,33. Offensivement, c’est donc le jour et la nuit entre Boston et Golden State. Heureusement pour les Celtics, la défense est exceptionnelle dans le clutch sur ces Playoffs (96,2 d’efficacité défensive), tandis que celle des Warriors est légèrement meilleure dans le money time en comparaison à l’ensemble de la postseason (109,7 contre 111,0), mais moins performante qu’en régulière (106,6).

Voilà quelques clés de la série qui nous semblent importantes, même si elles ne sont peut-être pas les plus sexy. On va particulièrement surveiller ces aspects-là dès le Game 1 de cette nuit au Chase Center, et durant l’ensemble des Finales NBA 2022. Allez, vivement que ça commence maintenant !

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