Playoffs NBA

Les Finales NBA 2022 opposeront les deux meilleures défenses de la saison régulière : le dicton « Defense wins championships », vous connaissez ?

Not in our house !

Source image : Montage TrashTalk via YouTube

Dans une NBA où le scoring, les 3-points et les explosions offensives sont peut-être plus que jamais à la mode, la défense se trouve un peu au second plan… jusqu’aux Playoffs. Parce qu’une nouvelle fois, on voit cette année que les équipes qui vont loin sont celles qui savent défendre leur panier avec efficacité. L’affiche des Finales NBA 2022 en est la meilleure preuve.

Le dicton « Defense wins championships » n’est pas mort, loin de là. Si cette expression est quelque part incomplète étant donné qu’il faut évidemment aussi savoir marquer des paniers en attaque pour espérer gagner un titre NBA, il y a toujours beaucoup de vrai dans ce cliché. Même en 2022. Alors qu’on vit dans une ère où le show et les points priment sur le reste, on retrouve tout simplement les deux meilleures défenses de la Ligue cette saison en Finales NBA : Boston et Golden State. Les Celtics et les Warriors ont effectivement terminé aux deux premières places à l’efficacité défensive, qui représente la stat référence pour juger du niveau réel d’une défense. Les Verts ont accordé 106,2 points pour 100 possessions en saison régulière, tandis que les Dubs ont limité leurs adversaires à 106,6 points pour 100 possessions. Personne n’a fait mieux en NBA en 2021-22 et cela a permis aux deux équipes de finir leur campagne sur le podium de leur conférence avec plus de 50 victoires au compteur, malgré des attaques pas vraiment élites (9e attaque à l’efficacité offensive pour Boston, 16e pour Golden State). À Beantown comme dans la Baie de San Francisco, on a construit son succès sur des bases défensives hyper solides qui permettent aujourd’hui aux deux équipes d’aller loin en Playoffs, où le jeu a habituellement tendance à ralentir et où les arbitres laissent souvent plus de place à l’impact physique.

Avec l’évolution des règles en faveur de l’attaque, la révolution du 3-points, la montée en puissance des analytics, et globalement une NBA devenue de plus en plus offensive au cours de la dernière décennie, on peut se dire que la défense n’est plus aussi importante qu’auparavant pour espérer remporter un titre. Car même si la NBA a modifié quelques petites parties de son règlement cette année pour redonner un peu de pouvoir à la défense, la marge de manœuvre s’est largement réduite pour les défenseurs au fur et à mesure des saisons. Au cours des années 2000, c’était assez rare de voir une équipe participer aux Finales NBA sans faire partie des dix meilleures défenses de la régulière (entre 2000 et 2009, seulement 2 des 20 équipes finalistes ne faisaient pas partie du Top-10 en défense). Au cours de la décennie 2010, c’était bien plus fréquent (6/20). Mais en fin de compte, les Celtics et les Warriors sont là aujourd’hui pour montrer que la défense représente toujours une grosse clé du succès, peu importe la manière avec laquelle la Grande Ligue a évolué.

Boston possède en son sein le Défenseur de l’Année en la personne de Marcus Smart et des joueurs solides voire très solides (Robert Williams III, Al Horford, Grant Williams, Jayson Tatum, Jaylen Brown, Derrick White) sur chacun des postes. C’est un véritable calvaire d’attaquer sur les… Verts, qui mélangent polyvalence, impact physique et intelligence. Demandez donc à Kevin Durant et Kyrie Irving ce que ça fait de jouer la défense de Boston. Demandez à Giannis ou aux joueurs du Heat à quel point c’est usant d’affronter ces gars-là. Ils vont expliqueront tout ça très bien. Du côté des Dubs, Draymond Green est évidemment une référence dans sa propre moitié de terrain, lui qui est là pour guider ses copains à chaque possession afin de laisser un minimum d’ouvertures aux attaques adverses. À ses côtés on retrouve un Andrew Wiggins excellent qui n’a pas eu peur de se coltiner Luka Doncic en un-contre-un lors des Finales de Conférence, avec brio en plus. Bien évidemment, on a vu aussi Kevon Looney faire un travail remarquable autant sous les panneaux que quand il a dû switcher sur des arrières adverses, preuve de la polyvalence du bonhomme. Et derrière ces hommes de base, on retrouve un collectif solide dans lequel ont pu s’illustrer notamment Gary Payton II et même Stephen Curry, solide dans sa propre moitié de terrain. Même si Golden State a clairement haussé son niveau de jeu offensivement sur ces Playoffs par rapport à la saison régulière et que la défense a légèrement perdu en efficacité, cette capacité à être uni pour défendre son panier reste une composante essentielle du succès des Warriors, et c’est le cas depuis le début de la dynastie au milieu des années 2010.

Difficile de dire aujourd’hui qui de Boston ou de Golden State finira champion NBA, mais on peut déjà affirmer que l’une des deux meilleures équipes défensives de la saison gagnera le titre à la mi-juin. L’occasion de rappeler à tout le monde que la défense représente toujours la base du succès, même dans la NBA actuelle.

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