Playoffs NBA

Matchs de Finales NBA joués : avantage 123-0 pour les Warriors, mais attention les Celtics ne sont pas nés de la dernière pluie

Warriors Stephen Curry Klay Thompson Draymond Green 17 avril 2022

Si Golden State connaît le chemin du titre, les Celtics ne sortent pas de nulle part.

Source image : NBA League Pass

Avant chaque série de Playoffs et notamment les Finales NBA, on a l’habitude de jeter un œil sur l’expérience des deux équipes, car on sait que ça peut jouer un rôle majeur à ce stade de la compétition. Pour cette affiche Golden State – Boston, les chiffres plaident clairement en faveur des Warriors, mais l’écart n’est peut-être pas aussi significatif qu’il n’en a l’air.  

123 à 0. La stat est folle. En accumulant l’ensemble des matchs de Finales NBA disputés par les joueurs composant l’effectif de Golden State, on tombe sur le chiffre 123. 28 pour Stephen Curry, 27 pour Klay Thompson, 27 pour Draymond Green, 32 pour Andre Iguodala (en prenant en compte les Finales NBA 2020 avec Miami), 9 pour Kevon Looney. Forcément, quand vous jouez cinq Finales NBA en cinq ans et que vous remportez trois titres, le total grimpe assez vite. Côté Boston ? C’est vite vu : 0. En effet, aucun joueur de l’effectif actuel des Celtics n’a pour l’instant disputé le moindre match de Finales NBA. En voyant cette stat, on peut logiquement se dire que l’expérience est très clairement en faveur des Dubs. Mais quand un certain Stephen Curry a été interrogé sur la question en conférence de presse (via ESPN), il n’a pas manqué de rappeler que l’équipe d’en face possédait tout de même une bonne dose d’XP malgré l’absence de matchs sur la plus grande des scènes.

« Ils ont un groupe qui a traversé beaucoup de choses ces quatre ou cinq dernières années. Ils ont été testés durant ces Playoffs. Ils ont des joueurs comme Tatum et Brown pour les guider, ils ont Marcus Smart qui est fidèle à lui-même, ils ont Al Horford qui est dans la Ligue depuis longtemps. »

Ok les gars en vert n’ont jamais joué en Finales NBA, mais ils ont pas mal de vécu. Al Horford par exemple était le joueur qui totalisait le plus de matchs de Playoffs sans apparition en finale (140) avant la victoire au Game 7 dimanche à Miami. Marcus Smart et Jaylen Brown ont quatre Finales de Conférence Est à leur compteur personnel, trois pour Jayson Tatum. Vous ajoutez à ça les Grant Williams et Robert Williams qui ont rapidement été jetés dans le grand bain malgré leur jeune âge, sans oublier Daniel Theis ou encore Derrick White, et vous obtenez un groupe connaissant bien voire très bien l’atmosphère des Playoffs. Certains diront que les Finales NBA sont encore un autre monde – peut-être – mais l’idée qu’il existe aujourd’hui un énorme gap entre les Warriors et les Celtics en matière d’XP est plutôt une illusion. D’autant plus qu’en dehors du noyau dur de Golden State (actuellement privé d’ailleurs d’Andre Iguodala blessé), l’expérience en postseason n’est pas folle. Jordan Poole, Gary Payton II (normalement de retour pour les Finales NBA après sa blessure), Damion Lee ou encore Juan Toscano-Anderson disputent leur toute première campagne de Playoffs, Andrew Wiggins n’en est qu’à sa deuxième apparition, Jonathan Kuminga et Moses Moody sont des rookies, et le vétéran Nemanja Bjelica n’a que 17 rencontres de postseason à son actif en carrière. Otto Porter Jr., l’autre vétéran recruté lors de la dernière intersaison, possède lui un peu plus d’expérience que son copain serbe (44 matchs de Playoffs) mais il est pour l’instant incertain pour le début des Finales à cause de son bobo au pied. Tout ça pour dire qu’il ne faut pas forcément s’attendre à voir les Warriors bien gérer tous les moments importants de la série et les Celtics craquer sous la pression. Et comme dirait un certain Bill Belichick, légendaire coach NFL des New England Patriots (basés juste à côté de Boston) et fan des Celtics, l’expérience c’est surcoté. « Ce qui compte, c’est ce qui arrive le jour du match, pas ce qui est arrivé il y a un an, deux ans, cinq ans, 15 ans, en 1996, ou qu’importe. » Pas faux.

L’expérience est du côté des Warriors car le noyau dur sait comment gagner sur la grande scène des Finales NBA, mais les Celtics ne sont clairement pas nés de la dernière pluie. Ils ont connu beaucoup de batailles en Playoffs et ne sont donc pas là par hasard. À eux de prouver qu’ils ont les épaules pour aller au bout. 

Sources texte : StatMuse, Basket-Reference, ESPN

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