Warriors

Klay Thompson de retour au premier plan : du lit de l’infirmerie aux Finales NBA, un Splash Bro ne meurt jamais

Klay Thompson 13 février 2022

Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais.

Source image : NBA League Pass

Ce jeudi, les Warriors se sont qualifiés pour leurs sixièmes Finales NBA depuis 2014. Une longévité qui légitimise l’expression « dynastie » accolée au groupe de Steve Kerr, dont Klay Thompson est l’un des piliers. Blessé, deux saisons durant, 941 jours loin des parquets, le second Splash Bro est de retour sur le devant de la scène.

Sur chacune de ses saisons depuis 2014, Klay Thompson ne s’est jamais arrêté avant les Finales NBA. Cette stat est probablement la plus dingue qui résulte de cette nouvelle qualification des Warriors pour le dernier échelon. Sous la couette de l’infirmerie pendant la phase transitoire – de l’été 2019 à janvier dernier – Killa Klay n’a pas eu à élever les gosses, seulement à en profiter. Il ne sait pas qu’avant de se comporter en excellent sixième homme, Jordan Poole n’était conservé que pour faire le chiffre d’affaires des vendeurs de plexiglass. Un business de type « circulaire ». Eh oui, ces vendeurs de plexiglass étaient également actionnaires de la franchise ! Il était donc dans leur intérêt de laisser Jordan Poole envoyer des 3/18 au tir tous les soirs. « On a perdu de trente points et le minot a encore fait n’importe quoi, donc c’est bien, on va aller boire un coup pour fêter ça », confie Sébastiano Pegnini, vendeur de plexi sur Tameen Street, après une défaite à Sacramento en janvier 2020. Mais deux ans plus tard, c’est à leur propre jeu que se sont fait prendre les commerçants : Jordan Poole est devenu un crack, et nous, l’on se rend compte que ce papier sur Klay Thompson ne parle absolument pas de Klay Thompson. On recentre.

« C’est incroyable ce qu’une équipe peut réaliser quand aucun de ses membres ne se soucie de savoir qui en reçoit le crédit, et c’est ce que je ressens sincèrement pour cette équipe. » – Klay Thompson, après la qualification en Finales NBA

Une superbe ovation pour Klay Thompson, à quatre matchs de réaliser ce qu’en janvier dernier, tout le monde pensait impossible. Enchaîner une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche, une rupture du tendon d’Achille, puis revenir en Finales NBA quatre mois après sa sortie de convalescence. À raconter, l’histoire en est presque arrogante. Une fois encore, le collectif des Warriors brille de par sa capacité à intégrer/réintégrer un élément. C’est comme si Klay ne s’était jamais absenté du championnat de basket-ball le plus physique du monde, qui – pour y performer convenablement – nécessite du travail d’opposition. Et dans le jeu, sans prendre en compte la sanité de son environnement, Klay Thompson sort d’un Game 5 à 32 points à 8/16 du parking en 37 minutes du jeu. En carrière, c’est son cinquième match de Playoffs avec au moins huit 3-points : personne n’a fait mieux. Du coup, peut-on affirmer que Klay est revenu au niveau qui était le sien avant ses blessures ? Bien qu’il lui reste quelques réglages offensifs à ajuster, on en prend le chemin.

Quelle force de caractère. On passe presque trop de temps à l’admirer qu’on en oublie le travail de fond derrière ce retour au premier plan. Il n’est pas magicien, mais très bosseur.

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