Heat

Le Heat a manqué… 38 tirs à 3-points dans le Game 5 : mais où est passée l’équipe la plus adroite de la saison régulière ?

Briques, Bulls

7/45 de loin, 38 shoots à 3-points manqués, 15,6% de réussite au tir. Moche.

Source image : lestroiscaravelles.net

Pour gagner un match de basket, il faut savoir mettre le grand ballon orange dans le panier situé à 3m05 de hauteur. C’est l’une des grandes bases de ce sport mais visiblement le Heat a oublié ce principe essentiel. Lors du Game 5 des Finales de Conférence Est cette nuit, Miami a effectivement enchaîné les briques à un rythme record.

Avec un pourcentage de réussite de quasiment 38% à 3-points sur les 82 matchs de saison régulière, le Heat a terminé devant tout le monde dans cette catégorie. Oui, Miami fut l’équipe NBA la plus adroite de la campagne 2021-22, une phrase qui ne colle pas du tout avec la suite. Parce que la suite, c’est donc ce terrible Game 5 en Floride, où les hommes d’Erik Spoelstra ont envoyé suffisamment de briques pour envisager la construction d’une nouvelle salle à South Beach. 7/45 de loin, 38 shoots à 3-points manqués, 15,6% de réussite au tir. C’est simple, on est sur des chiffres genre historiques là. Si l’on en croit les statisticiens de The Athletic, jamais la franchise du Heat n’avait terminé un match de basket avec autant d’échecs derrière l’arc. Alors évidemment, on vit dans une ère où les tentatives à 3-points sont beaucoup plus nombreuses que par le passé, mais ça pique quand même très fort. Si vous préférez juger en pourcentage, pas de problème on a également du lourd : 15,6% de réussite donc, c’est tout simplement le deuxième pire pourcentage de l’histoire dans un match de Playoffs pour une équipe tentant minimum 40 tirs primés, selon StatMuse. Aie aie aie. Les « héros » de la soirée côté Miami ? Kyle Lowry (0/5 de loin), Max Strus (0/7), Gabe Vincent (1/7), Victor Oladipo (0/3), ou encore P.J. Tucker (1/5) et Jimmy Butler (1/5). Seuls Duncan Robinson (3/10) et Caleb Martin (1/3) ont terminé avec un pourcentage pas trop dégueu.

« Le fait d’enchaîner les shoots ratés, cela a commencé à nous affecter de l’autre côté du terrain. On a commencé à craquer un peu. […] Je pense qu’on a fait un bon boulot pour générer des bons tirs, on ne l’a peut-être jamais fait aussi bien dans cette série. Ce sont des 3-points qu’on a mis durant toute la saison, mais ce n’était pas le cas ce soir. »

– Erik Spoelstra, en conférence de presse d’après-match

Le fait d’affronter une défense aussi organisée, polyvalente et physique que celle de Boston a évidemment quelque chose à voir avec ça. Le fait que Jimmy Butler ne soit pas du tout à 100%, tout comme Lowry d’ailleurs, explique aussi en partie cet énorme fail, tout comme l’absence d’un Tyler Herro qui aurait pu dynamiser un peu l’attaque floridienne en sortie de banc. Mais comme l’a dit Spo derrière les micros après la rencontre, le Heat a eu ses shoots ouverts, le Heat a eu ses opportunités pour planter, mais il a énormément vendangé. Contrairement à la saison régulière où Miami arrivait à sanctionner très efficacement dès que des bonnes positions de tirs étaient trouvées, là c’était brique après brique après brique. Une maladresse qui symbolise parfaitement ce Heat à bout de souffle aujourd’hui, un Heat qui galère à atteindre les 80 points à la fin du match. Est-ce que l’adresse peut revenir lors du Game 6 à Boston ? On le sait, la réussite à 3-points, ça va ça vient. On imagine mal Miami ressortir un match à 7/45 du parking, mais la faible production offensive qu’on a pu voir sur les deux dernières rencontres de la série nous donne peu d’espoirs sur la capacité du Heat à véritablement rebondir, surtout dans un TD Garden qui s’annonce chaud bouillant. Aux Floridiens de nous faire mentir.

Encaissant notamment un terrible 24-2 entre la fin du troisième quart-temps et le début du quatrième, le Heat a été trahi par sa réussite à 3-points, pourtant tellement fidèle durant la saison régulière. La preuve que l’adresse extérieure n’est pas toujours le meilleur allié pour aller loin en Playoffs, sauf quand on est les Warriors. 

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