Heat

Duncan Robinson ne joue presque plus : Jimmy Neutron est collé au banc, peut-il s’en détacher face aux Celtics ?

duncan robinson Heat 3 août 2021

Le maillot est au placard.

Source : YouTube

Si vous avez maté la série du Heat contre les Sixers, quelque chose n’a pas pu vous échapper. Mais où diable Duncan Robinson est-il passé ? Délaissé au profit de Victor Oladipo et Max Strus, la houppette la plus fraîche de Floride s’est vue reléguée en fond de banc par Erik Spoelstra. Débrief.

19 minutes. La durée pour aller faire une petite course à l’épicerie du coin, mais aussi le temps de jeu de Duncan Robinson sur toute la série face aux Sixers. Ça pique très fort. Il était jusqu’à la fin du premier tour contre les Hawks, un élément important dans la création offensive du Heat. D’ailleurs, il avait planté huit tirs de loin au premier match, de quoi logiquement satisfaire Erik Spoelstra. Mais le retour de Vivic Oladipo et la montée en puissance de Max Strus ont mis un sacré coup de plomb dans l’aile du non drafté. Loin d’avoir l’efficacité de la raquette des Spurs en 1999, on parle quand même d’un gars capable d’allumer de loin fréquemment et d’inscrire des points ayant beaucoup d’impact sur le match. En plus, le bonhomme est sujet à un contrat de 90 millions sur cinq ans. À ce prix-là, la moindre des chose est d’essayer de le rentabiliser. Et dans le basket – comme dans tout autre sport collectif – privez immédiatement un joueur de la quasi totalité de son temps de jeu, et bonjour les dégâts. Limité subitement à des miettes, il devient impossible de trouver son rythme. Et ce n’est pas comme si le shoot était avant tout une histoire de rythme : 4 points en 19 minutes, et en 4 tirs aussi. On parle d’un lieutenant dégradé au rang de jeune rookie, celui à qui l’on fait un cadeau quand on lui file deux minutes à la fin du mois de février. Vous trouvez ça dommage ? Nous aussi.

C’est cependant la loi du sport. On le sait, en Playoffs, les rotations sont souvent resserrées pour justement privilégier le rythme et ne pas refroidir les éléments importants du groupe, d’un match à l’autre. Et ce qui fait la force du Heat depuis le début des Playoffs, c’est la grosse défense que South Beach propose. Force est de reconnaître qu’à ce petit jeu, Max Strus comme Victor Oladipo sont bien plus efficaces que Duncan Robinson. La défense de Jimmy Neutron est peut être largement suffisante d’octobre à avril, mais se farcir Jayson Tatum et Jaylen Brown en mai n’est pas la même affaire. Et la constante dans un match de Playoffs, c’est de ne pas laisser un pouce d’espace à l’adversaire. Mal à l’aise avec tout ça, Rob’ est un peu sur une île déserte en ce moment. On parle toujours de Duncan Robinson, pas de Robinson Crusoé. On parle comme si cette situation était irréversible, mais ce n’est pas le cas non plus. En grosse difficulté face aux Sixers au niveau de l’adresse au large, le staff du Heat se prive d’un bel artilleur longue distance en la personne de DR. L’équipe tire à 29,4% de loin sur les six derniers matchs, ça pique un peu. Pas certain que cela soit suffisant face aux Celtics. On ne parle pas de faire jouer Dun’ 25 minutes, mais plus de lui accorder juste le temps nécessaire pour retrouver ses marques et remplir son job, à savoir envoyer de la ficelle quand il est sur le terrain. Bref, vous aurez compris que la situation du bonhomme est pas la plus agréable à vivre, mais c’est aussi dans ces moments-là que se forge un caractère de gagnant.

Être un défenseur plutôt moyen dans une équipe qui a fait de la défense son principe de jeu majeur, ce n’est pas l’idéal. Pour remédier à tout ça ? Le travail, le travail et encore le travail, jusqu’à regagner la confiance du Spo’. 

Source : ESPN

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