Celtics

Heat – Celtics c’est aussi… P.J. Tucker contre Grant Williams : sortez les protège-dents, il est là le combat du siècle

Tucker Williams

Ça va boxer FORT.

Source image : montage TrashTalk via YouTube

On veut aller acheter du pain, mais P.J. Tucker refuse de nous laisser sortir de notre immeuble. Scandalisé devant le toupet du bonhomme, on décide de remonter à l’appartement pour appeler la police. Sauf que Grant Williams nous barre l’accès aux escaliers. C’est donc depuis le hall d’entrée, coincé entre les deux CRS, que nous écrivons un papier sous leur contrainte.

Quel est le point commun entre Boston et Miami ? Les deux équipes sont axunpuncotobarbephile, c’est-à-dire attirées par les barbelés. Le Heat est pour l’instant la 2e défense de ces Playoffs 2021-22, tandis que les Celtics complètent le podium. C’est un accomplissement collectif, rendu possible par l’investissement de tout un groupe. Dans le cas contraire, Luguentz Dort serait en Playoffs. Mais à chaque mouvement son chef de file, à chaque succès son artisan, à chaque jardin son chien de garde. À Boston, entre Jayson Tatum, Jaylen Brown et Marcus Smart, c’est à Grant Williams qu’Ime Udoka fait confiance. Il est celui qui a tenu Giannis Antetokounmpo sur toute une série de Playoffs. Par « tenu », on entend réussir à limiter l’actuel meilleur joueur de la planète, tout en encaissant d’inévitables soirées à 40 points. On rappelle que le bonhomme ne mesure qu’1m98, mais que son torse est regoudronné tous les premiers lundis du mois par les collectivités du Massachussetts. C’est désormais un objet du patrimoine. Pour enfoncer Grant Williams au poste, il n’y a comme solution que la ténacité et l’endurance. Même s’il y a deux points au bout, l’attaquant repart le plus souvent lessivé, avec une épaule luxée et un rendez-vous à ses frais chez l’ostéo. Et pour les plus petits gabarits, la rapidité latérale de Williams lui octroie une polyvalence exceptionnelle. Il peut défendre tout le monde, quand de l’autre côte du parquet, tout le monde ne peut pas le défendre. Sur le Game 7 face aux Bucks, ses 27 points à 10/22 au tir dont 7/18 du parking, ont créé la différence.

« Grant nous a fait gagner un match de Playoffs. Un Game 7. » – Jayson Tatum, en conférence d’après-match

Jimmy Butler, Bam Adebayo, Kyle Lowry (out pour le Game 1), P.J. Tucker. et Erik Spoelstra en chef d’orchestre. Le Heat est vraisemblablement l’une – si ce n’est la – des deux meilleures compositions défensives de NBA. L’association Jrue Holiday – Giannis Antetokounmpo à Milwaukee permet le débat. Mais dans le sillage de bonshommes qui ont besoin de garder du jus en attaque, P.J. Tucker est la silhouette qu’Erik Spoelstra apprécie missionner en défense. La présence de Bam Adebayo dans sa raquette lui retire toutefois les besognes de type « big men », qu’il est arrivé à Grant Williams – en l’absence de Robert Williams III – d’exécuter. Bien que l’angle ce papier mentionne un duel, il reste indirect : P.J. Tucker et Grant Williams ne se défendront probablement pas mutuellement. Ce serait comme manger du foie gras sur du saumon. Il y a bien mieux à faire. Selon les meilleurs analystes de la rédaction, Jean-Pierre Tocard se coltinera Jayson Tatum, histoire de laisser Jimmy Butler défendre Jaylen Brown, plus mobile, moins grand. Pour Grant Williams, l’homme à abattre s’appellera soit Jimmy Butler, soit – dans le cas où Tatum tient Butler – P.J. Tucker. La phrase fait un peu lourdingue, mais se vérifiera – ou non – la nuit prochaine.

Deux bulldogs, deux CRS, deux gladiateurs. L’un est plus développé offensivement que l’autre, mais l’autre sort d’une série parfaite contre le Greek Freak. Les forces sont partagées, un seul l’emportera.

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