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J.R. Smith élu Athlète académique de l’année : interrompez ce que vous faites, ceci est une formidable raison d’enlever son t-shirt

J.R. Smith

« Ah quel pied, put*** quel pied ! »

Source image : montage TrashTalk via YouTube

Loin des parquets – et c’est probablement mieux pour tout le monde – J.R. Smith s’éclate dans sa nouvelle vie. En décembre dernier, on le félicitait pour l’obtention de son premier semestre universitaire. Quatre mois plus tard, l’assistant préféré du professeur LeBron décroche le titre d’athlète académique de l’année. Chapeau l’artiste.

Les plus vieux s’en souviennent peut-être, J.R. Smith a sauté la case NCAA – et donc l’université – pour s’inscrire à la Draft 2004. Il n’est jamais trop tard pour rattraper le temps perdu et combler un manque que l’on considère essentiel à son épanouissement personnel. Beaucoup ne le savent pas – hormis ceux qui ont maté le Game 1 des Finales 2018 – mais Gérard souffre d’un trouble de l’attention. Les symptômes de ce trouble neurodéveloppemental sont l’inattention, l’impulsivité et l’hyperactivité. Il n’est donc pas simple à 36 ans de mêler vie de famille et études, tout en se gérant soi-même. En entrant à la North Carolina A&T University en août dernier, d’une pierre deux coups, J.R. Smith a réussi à intégrer l’équipe de golf de la fac. Il a ainsi participé à ses premiers tournois en tant qu’étudiant, et obtenu son premier semestre avec un GPA de 4.0 ! Pour ceux qui ne connaissent pas super bien ce système de notation, un GPA de 4.0 équivaut dans la plupart des matières à un A. Certaines disciplines poussent le GPA jusqu’à 5.0, mais c’est rare. Quatre mois après avoir réussi son premier semestre donc, J.R. Smith valide finalement son année avec – une fois encore – un GPA de 4.0. Il est même élu Athlète académique de l’année par son université. « Ah c’est super ! Quel pied ! Ah quel pied ! Oh puta**, oh la la la la la ! ».

« Je ne pourrais même pas vous décrire ce que je ressens en ce moment, je ne vais pas mentir. J’ai travaillé extrêmement dur pour y arriver. Mon dieu, du lundi au vendredi, de 8h à 23h, et parfois plus. Les devoirs quand vous n’êtes pas habitué à ce genre de choses […]

C’est encore plus spécial quand on ne pense pas pouvoir réussir. J’ai entendu parler de mes handicaps, qu’ils allaient jouer, qu’ils allaient m’empêcher de penser, de calculer et d’exprimer les choses comme je le voulais. Et malgré tout, j’ai été capable de réussir, et je ne vais pas vous mentir, ça me rend vraiment heureux. » – J.R. Smith, sur son compte Instagram

Pour la petite anecdote, J.R. Smith est devenu le tout premier golfeur masculin à signer un contrat avec d’ambassadeur de marque avec Lululemon, une société canadienne spécialisée dans l’habillement sportif. À force de travail, tout lui réussit. Le champion 2016 n’avait pas besoin de se refaçonner une réputation, mais plutôt de prendre du recul sur sa carrière NBA. Son ultime pige aux Lakers – longue de six matchs – a mis fin à une dernière danse toxique, avec un Gérard perçu davantage comme « le boulet de LeBron ». On ne lui annonçait pas le jubilé de Dirk Nowitzki et Dwyane Wade – le charme de sa carrière reposant sur l’improbable – mais une saison complète, stable, au sein d’un effectif qui reconnaît ses accomplissements en tant que Sixième homme de la saison 2012-13, eût été plus approprié. Alors oui, il est titré pour la seconde fois de sa carrière – et joue même neuf minutes sur les Finales face au Heat -, mais il n’est pas improbable qu’à ses yeux, son GPA de 4.0 compte plus que cette bague avec les Lakers. Celle-là, il l’a eu tout seul, en patron.

De Kevin Love aux Cleveland Cavaliers, toute la twittosphère a glissé dans les mentions de J.R. Smith pour le féliciter. De notre côté, on va retirer le t-shirt et attendre fin août pour le remettre. Le meilleur des hommages pour le meilleur des humains.

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