6ème Homme

NBA 6MOY Ranking 2021-22 : Tyler Herro a tué le suspense, l’allumette de South Beach peut déjà célébrer

Tyler Herro Heat 16 janvier 2022 ranking

Certains aiment le suspense et les scrutins serrés, Tyler Herro a décidé de siffloter sur la concurrence.

Source image : NBA League Pass

Ils sont l’étincelle du banc, ils font trembler la second unit adverse et ils peuvent retourner un match à eux seuls. Vous l’aurez compris, c’est l’heure de parler des meilleurs remplaçants de toute la Ligue : les candidats au fameux Sixth Man Of the Year. Lors de notre dernier ranking, Tyler Herro avait une voie royale pour aller chercher la couronne. A-t-il validé l’essai ? La réponse juste en-dessous. 

NB : comme toujours quand il s’agit d’un ranking, les avis s’opposent et il est compliqué, voire impossible, de sortir un Top 10 qui convaincra tout le monde. Pour classer les uns et les autres on s’est basé sur les stats, le bilan collectif mais aussi le ressenti, car les chiffres ne font pas tout dans la vie. Comme toujours, quelques petites mentions pour ne pas oublier les copains méritants et puis on se jette à l’eau. 

Mentions honorables : Carmelo Anthony, Bones Hyland, Pat Connaughton, Terance Mann, Devin Vassell, Otto Porter Jr, JaVale McGee et Cameron Payne.

#10 – Malik Beasley

On a longtemps vu la second unit des Wolves comme un tout mais on va rendre à Malik ce qui appartient à Beasley (c’est pas ça la formule ?). Y’a toujours une certaine irrégularité par rapport à ses performances (surtout ses pourcentages) mais il est capable, certains soirs, de retourner le match à lui tout seul. Replacé en leader de second unit pour donner un peu plus d’équilibre à l’équipe, Beasley s’est plutôt bien adapté à ce nouveau rôle. Il a aussi rendu de bons services lorsqu’il était amené à revenir dans le cinq de départ. Petite dédicace à cette soirée de folie contre le Thunder avec un record de franchise en provenance de Castorama (11 tirs primés). Il faudra sans doute une telle efficacité pour espérer faire douter (un peu) les Grizzlies au premier tour des Playoffs.

Statistiques : 12,1 points, 2,9 rebonds, 1,5 passe, 39% au tir, 38% de loin et 82% sur la ligne.

#9 – Gary Payton II 

Dur de croire que ce garçon devait se battre pour choper le quinzième spot des Warriors en début de saison. Préféré à un Avery Bradley, Gary Payton II a su faire taire tout le scepticisme qui accompagnait ce choix de la direction. Super défensivement, toujours le premier à partir dans la boue, offrant de multiples options à Steve Kerr grâce à ce rôle de point-center qui lui va plutôt bien, mini Glove a su s’acheter un prénom en NBA et il a sa part de responsabilité dans le retour au premier plan des Warriors. En attendant de connaître le parcours des Dubs en Playoffs, le joueur peut déjà se frotter les mains. Avec un contrat finissant cet été, et vu ses performances, il risque de faire plaisir à son banquier. Spoiler, on ne parle pas des 1,9 million de dollars qu’il touche actuellement.

Statistiques : 7,1 points, 3,5 rebonds, 1,4 interception, 62% au tir, 36% de loin, 60% sur la ligne. 

#8 – Grizzlies

C’est un peu notre wild-card dans ce classement final mais comment ne pas dire un mot sur la profondeur de l’effectif des Grizzlies ? Véritable facteur X toute la saison, la second unit a fait un boulot monstrueux dans le Tennessee. Le combatif et explosif De’Anthony Melton, le Monsieur Propre Tyus Jones, l’expérimenté couteau-suisse Kyle Anderson ou encore l’efficace Brandon Clarke dans la raquette. Difficile d’en sortir juste un du lot tant c’est vraiment le groupe qui tire ensemble vers le haut. Autant dire que Taylor Jenkins est plutôt serein quand il faut faire quelques rotations ou laisser un mec au repos pour un soir. Alors que beaucoup de coachs sont forcés de réduire leurs rotations en Playoffs faute d’options fiables, le coach des Oursons sait lui qu’il pourra piocher allègrement dans ses réserves pour faire la différence.  De quoi viser loin en postseason ?

Statistiques : Tyus Jones (8,7 point, 4,4 passes, 0,6 turnover), De’Anthony Melton (11 points, 4,5 rebonds, 1,4 interception), Kyle Anderson (7,6 points, 5,3 rebonds, 2,7 passes), Brandon Clarke (10 points, 5 rebonds). 

#7 – Luke Kennard 

Kawhi Leonard absent toute la saison, Paul George blessé plusieurs mois, Norman Powell qui les rejoint dès son arrivée en février, c’est peu dire si Tyronn Lue a été obligé de bricoler cette année. Pour combler ce manque au scoring, ce n’est pas un seul joueur qui est monté au créneau mais bien tout un effectif qui a step-up. Reggie Jackson a répondu présent, pareil pour Marcus Morris mais on aime bien aussi ce sacré duo en sortie de banc, à savoir Terance Mann et Luke Kennard. Puisqu’on a décidé de ne choisir qu’un seul joueur par effectif, on mise plutôt sur Kennard, meilleur shooteur de la Ligue depuis le parking avec presque 45% derrière l’arc et une belle capacité à sortir de sa boîte au meilleur des moments. Mention spéciale pour ce moment « McGradyiesque » contre les Wizards courant janvier : 7 points en 9 secondes. Le genre de mec qui aime bien être décisif. Ça tombe bien, un match capital arrive ce vendredi.

Statistiques : 11,9 points, 3,3 rebonds, 2,1 passes, 45% au tir, 45% de loin et 90% sur la ligne. 

#6 – Bogdan Bogdanovic

Voilà un joueur qui est longtemps resté loin de nos radars, pour la simple et bonne raison qu’il était bien trop souvent avec les titulaires. On aurait pu voir son passage en sixième homme fin janvier comme une rétrogradation mais Bogdan Bogdanovic a, au contraire, pu libérer tout son potentiel en menant la second unit de Nate McMillan. Mieux responsabilisé et toujours aussi fort pour créer son propre shoot, le Serbe rayonne face aux remplaçants adverses et il a sauvé les Hawks à plus d’une reprise sur les deux derniers mois. De meilleurs perfs au scoring, des pourcentages en hausse, pas de doute, ce changement de rôle a eu un vrai effet bénéfique. Avec John Collins bloqué à l’infirmerie, Bogda s’impose plus que jamais comme le bras de droit de Trae Young et le dégarni aura bien besoin d’un pyromane s’il veut ramener Atlanta en Playoffs.

Statistiques : 15,1 points, 4 rebonds, 3,1 passes, 1,1 interception, 43% au tir, 37% de loin, 84% sur la ligne. 

#5 – Kelly Oubre Jr.

Encore un garçon qui a fait de belles choses cette saison en sortie de banc et ça méritait bien un spot dans le Top 5 de notre ranking. On l’avait mis plus haut initialement mais sa fin de saison un peu difficile et le bilan des Hornets font que c’est compliqué de le placer sur le podium. Kelly Oubre a fait le boulot, il a bien step-up quand l’effectif était plombé par les bobos, il a sorti quelques belles dingueries, la renaissance après le mauvais passage à Golden State est clairement validée avec mention. On balance aussi un petit mot sur un joueur qui avait aussi sa place dans ce classement mais qui a été retiré pour cause de doublon Hornets : Montrezl Harrell. Encore 13 points et 6 rebonds et une énergie de tous les instants pour le pitbull de la raquette, malgré une production en baisse depuis son arrivée à Charlotte. Pas de quoi aller truster les sommets mais il méritait aussi quelques projecteurs.

Statistiques : 15 points, 4 rebonds, 1 interception, 44% au tir, 35% de loin, 67% sur la ligne. 

#4 – Cameron Johnson 

Qu’il est loin le temps où on rigolait à l’idée que les Suns aient choisi Cameron Johnson avec le onzième pick de la Draft 2019. Si l’ailier avait déjà montré qu’on pouvait lui faire confiance sur ses deux premières saisons, il a passé un vrai cap en 2022. Hyper efficace de loin (43% depuis Castorama), capable de défendre dur en relai d’un Jae Crowder, prêt à prendre ses responsabilités en attaque, Johnson est devenu un élément indispensable de la rotation de Monty Williams. Cameron Payne, son Cam Brother, reste également déterminant derrière Chris Paul et on a déjà noté plus d’une fois le gros impact de JaVale McGee malgré ses minutes limitées, mais c’est bien Cameron Johnson qui est le facteur X du banc dans l’Arizona. Ça sera un peu court pour les récompenses personnelles mais quelque chose nous dit qu’il est plus focus sur un autre gros trophée (on vous laisse deviner lequel).

Statistiques : 12,5 points, 4,1 rebonds, 46% au tir, 43% de loin, 86% sur la ligne. 

#3 – Jordan Clarkson 

On l’avait mis bien plus loin sur les derniers rankings mais peut-être a-t-on été un peu dur avec Jordan Clarkson. Second meilleur scoreur parmi les remplaçants de la Ligue, JC reste cette allumette capable de prendre feu à tout instant à Salt Lake City. Alors oui, les pourcentages ne sont pas forcément ouf mais il faut dire que les autres remplaçants du Jazz ne sont pas non plus des foudres de guerre. Ça oblige parfois Clarkson à se débrouiller en solo pour scorer et ça justifie un peu de déchet. Auteur de 45 points face aux Kings il y a tout juste un mois, Jojo est entré dans le Top 10 des plus gros cartons pour un remplaçant. Pas de quoi envisager un back-to-back pour le champion en titre mais on peut dire que le boulot a quand même été fait cette saison.

Statistiques : 16 points, 3,5 rebonds, 2,5 passes, 42% au tir, 32% de loin, 83% sur la ligne. 

#2 – Kevin Love

« All you need is Love » chantaient les Beatles et les fans des Cavs feraient bien de reprendre cette chanson vu la belle résurrection de Kevin Amour dans l’Ohio. Fini celui qui boudait dans son coin et trainait son spleen en attendant un transfert, « Kéké » a retrouvé le sourire et les performances qui vont avec. Paradoxalement, c’est en se mettant en retrait avec les joueurs du banc que Love a su récupérer son efficacité. Défensivement, ça reste très compliqué, mais quand l’ailier-fort décide de ressortir sa cape de 2012, les second units adverses commencent à trembler. Dernier exemple marquant avec une performance tout simplement historique face à l’équipe F des Bucks : 32 points, à 8/11 du parking en… 15 minutes. On parle beaucoup de Darius Garland, de Evan Mobley voire de Jarrett Allen mais faut aussi donner un peu de crédit à Kevin Love pour le retour au premier plan de Cleveland.

Statistiques : 13,6 points, 7,2 rebonds, 43% au tir, 39% de loin, 84% sur la ligne. 

#1 – Tyler Herro

Indiscutable, intouchable, imbattable. Choisissez l’adjectif que vous voulez mais tout correspond pour parler de la saison monstrueuse de Tyler Herro à Miami. Leader de ce ranking depuis le premier jour, Tyler va donc sortir le grand chelem sur la saison et il n’aura jamais été inquiété une seule seconde. Quatrième joueur dans l’histoire de la NBA à planter plus de 20 points par match depuis le banc, Herro a claqué, peut-être, une des plus belles campagnes dans l’histoire des sixth men. Avec un tel niveau, il serait titulaire dans 95% des franchises et c’est un gap qu’il franchira peut-être bientôt. On rappelle qu’il sera restricted free agent dans un an (mais éligible à une prolongation dès cet été) et Pat Riley devra envoyer la mallette de billets pour le conserver. Dans le cas contraire, on peut déjà annoncer qu’il y aura du monde pour le récupérer. Un pyromane, sixième homme en troisième année, et qui va donner des maux de tête au comptable de sa franchise, ça nous rappellerait presque un certain James Harden ça.

Statistiques : 20,7 points, 5 rebonds, 4 passes, 45% au tir, 40% de loin, 87% sur la ligne. 

Les awards sont chaque année très disputés mais Tyler Herro a décidé de faire la peau au suspense concernant le titre de Sixième Homme de l’Année. Une récompense plus que méritée pour l’arrière de Sud Plage, avant d’aller remplir le compte en banque ? 

Source texte : BasketBall Reference

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