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DeMar DeRozan a été immense face aux Clippers : 50 points et un money time de patron, les Bulls soufflent à nouveau !

Bulls 1er avril 2022

50 points à 17/26 dont 2/2 de sa Zone Interdite et 14/15 aux lancers, 5 rebonds, 6 passes. Monstrueux match de DeMar DeRozan, au meilleur des moments

Source image : NBA League Pass

On l’avait presque oublié celui-là. Un hiver majestueux mais un bad trip de quelques semaines couplé à des résultats compliqués pour les Bulls, et voilà que DeMar DeRozan avait chuté du podium MVP bien plus rapidement que la manière avec laquelle il s’y était hissé. On ne dit pas qu’il vient d’y remonter, pas du tout, mais on dit par contre que, cette nuit, la prestation de DMDR nous a rappelé pourquoi il était titulaire pour le All-Star Game et, en partie, pourquoi les Bulls s’apprêtaient à jouer leurs premiers Playoffs depuis cinq ans.

Les stats maison de la DeRozanisation des Clippers c’est juste ici !

Dans la catégorie des joueurs NBA insaisissables lorsqu’ils ont la papatte chaude, DeMar DeRozan se pose parmi les leaders. Ce genre de mecs dont on connait l’issue lorsqu’ils héritent de la gonfle, ce genre de mecs dont les moves sont aussi prévisibles… qu’indéfendables, ce genre de superstar capable de faire absolument de tout sur un parquet. Et ce soir DeMar DeRozan a tout fait à la défense des Clippers qui, même si elle peut être à blâmer pour certains de ses choix, certains de ses switchs, n’a fait que ce que n’importe quelle défense aurait fait à sa place : s’incliner. S’incliner devant ce footwork majestueux qui danse avec vos âmes, s’incliner devant ce cannibale qui choisira de monter sur toute votre défense si vous lui laissez quatre centimètres de trop. Un roi du mid-range passé il y a peu Top 50 des scoreurs les plus prolifiques de l’histoire et qui va crapahuter très vite dans ce classement s’il nous lâche ce genre de match trop souvent, un roi du money time, aussi, même si un échec au lancer est venu ternir un peu la feuille à la fin du temps réglementaire, échec très vite oublié devant la monstruosité du type en overtime. Un pétard dans le trafic, un shoot à mi-distance estampillé, les lancers qui cette fois-ci rentrent et cette dernière possession où il se joue de Terance Mann tel un lutin pour aller claquer les 50, presque gêné.

Une nouvelle démo donc, de la veine de celles qu’il nous offrait entre décembre et février, et au meilleur des moments puisque, sans blague, les Bulls avaient VRAIMENT besoin de cette victoire. Une victoire acquise face à des Clippers toujours aussi joueurs, un peu trop au final, qui auront pu compter ce soir sur un Reggie Jackson qui ne lâche décidément jamais le steak, sur un Paul George moins étincelant que l’avant-veille et qui aura été laissé sur le banc en overtime mais qui révolutionne évidemment le jeu de son équipe, et sur un duo Morris / Batum toujours aussi high level dans le classement des role players vétérans qui vous soulagent. Des Clippers qui, au contraire des Bulls, connaissent déjà plus ou moins leur plat du mois d’avril, à savoir un play-in tournament (face aux Wolves, puis, peut-être aux Lakers ?) et un potentiel premier tour contre les Suns ou les Grizzlies, bon appétit. Les Bulls ? Retour de Pat Williams, auteur par ailleurs d’un très gros match et d’un tir diablement clutch en OT, DeMar DeRozan en mode MVP et les pépères LaVine et Vucevic qui font le boulot, retour à la cinquième place et on souffle donc un peu avant une fin de régulière qui s’annonce sauvage avec des duels face au Heat, aux Bucks, aux Celtics, argh, aux Hornets et aux Wolves. Pour valider la cinquième place devant des Raptors affamés il faudra être très forts mais, avec un DMDR aussi saignant on se dit que personne n’est à l’abri, le timing est parfait.

50 points à 17/26 dont 2/2 de sa Zone Interdite et 14/15 aux lancers, 5 rebonds, 6 passes et 1 steal. Monstrueux match de DeMar DeRozan et record de saison, au meilleur des moments, et les Bulls qui se replacent instinctivement dans le peloton de tête. Dans dix jours la saison régulière aura livré tous ses secrets, et à Chicago on a très envie de surprendre encore un peu avant les Playoffs.

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