Heat

Le cauchemar continue à Miami : défaite 111-103 face aux Knicks, le Heat se fait atomiser dans le dernier quart par Immanuel Quickley

Knicks Heat Jimmy Butler

Ah bah oui, ouais mon Jimmy, tu peux tirer cette tête en ce moment !

Source image : nba league pass

En grosse période de remise en question actuellement, le Heat jouait à Miami ce vendredi soir et avait une mission simple : assurer face à des Knicks orphelins de Julius Randle. Juste gagner en fait, calmer les tensions récentes avec une victoire, et repartir de l’avant. Si cette affaire semblait bien partie pendant 36 minutes, les potes de Jimmy Butler ont malheureusement totalement pété les plombs dans le dernier quart temps. Résultat ? Une défaite 111 à 103 contre New York, et une déprime encore plus grande pour les fans de South Beach.

C’est tellement grotesque que c’en est presque drôle. Enfin, drôle, on parle d’un humour très spécifique, mais on ne va pas se mentir en disant que c’est presque comique ce qui se passe ces derniers jours à Miami.

Doit-on rappeler le contexte global ? Allez, pourquoi pas. Pour celles et ceux qui, peut-être, n’auraient pas suivi grand chose des affaires du Heat. En tête de la Conférence Est à trois petites semaines des Playoffs, les joueurs d’Erik Spoelstra abordaient leur semaine avec enthousiasme et une mission précise : faire le taf face à des équipes abordables. Abordables oui, car le programme était le suivant : Philadelphie, Golden State puis New York, mais trois équipes loin d’être au complet. Premier job ? Foiré, avec une défaite horrible face aux Sixers orphelins de James Harden et Joel Embiid. Deuxième job ? Foiré, avec une défaite horrible face aux Warriors orphelins de Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green, ponctuée par une embrouille curieuse entre Jimmy Butler, Erik Spoelstra et Udonis Haslem. On attendait donc le troisième job de ce vendredi, avec une certitude absolument intouchable : le Heat va se reprendre. Ce n’est pas possible, tu ne peux pas enchaîner avec un troisième revers de suite, ou alors c’est fait exprès. Et avant même que la rencontre ne démarre, on apprenait que Julius Randle était absent, et que Mitchell Robinson – incertain – ne serait pas titulaire, laissant sa place au bondissant Jericho Sims. C’était donc du tout cuit pour Miami, sur le papier.

Et bien… Miami a réussi à foiré sa troisième mission de la semaine, avec brio.

17 points d’avance dans le dernier quart-temps. Dix-sept.

Sur un jumper de Markieff Morris qui lance les hostilités de la dernière période, on ne voit qu’un seul scénario se profiler, le Heat va finir le job sérieusement et on pourra souffler un coup à Sud-Plage. D’autant plus que, rappel intéressant, Miami est sur un back-to-back new-yorkais puisque les Knicks sont en ville le vendredi et les Nets débarquent le samedi. Mieux vaut donc ne pas prendre de risque, finissons-en avec RJ Barrett et ses potes, comme ça on abordera le match contre Brooklyn avec un peu de sérénité. La logique est évidente. Et les projections sont même envoyées – compte Twitter de TrashTalk inclus – sur le fait que battre ces Knicks est une évidence et que c’est le test face aux Nets qui sera intéressant à observer, suite aux récentes histoires qui ont chamboulé la fanbase de Floride.

C’était sous-estimer les Knicks. Et le Heat, quelque part, aussi.

Rendons à César ce qui lui appartient, Immanuel Quickley va prendre littéralement feu dans le money-time, inscrivant 20 de ses 24 points dans l’ultime période. Merveilleusement accompagné par le culot de Miles McBride, les banderilles assassines de Quentin Grimes et le hustle de la paire Taj Gibson – Jericho Sims, le jeune arrière des Knicks va rejoindre Carmelo Anthony dans les récentes légendes à passer la barre des 20 pions dans un money-time, et quel money-time. Floaters, lancers, pénétrations chaloupées, vitesse, c’est comme si IQ avait pris la rencontre à son compte et qu’il n’y avait rien à faire en face. On y reviendra, côté Heat, mais il convient de souligner le beau travail réalisée par la jeunesse new-yorkaise, qui envoyée au charbon n’a jamais lâché la rencontre, même quand la barre des 20 points d’écart pointait son nez. Climatisant totalement la FTX Arena qui ne pouvait pas croire ce qu’elle voyait sous son nez, les visiteurs se sont offert une belle victoire et en ont surtout profité pour enfoncer Miami dans une spirale qui devient sérieusement inquiétante.

Le Heat, ne tournons pas autour du pot, s’est fait dessus.

Si le quatrième quart-temps avait déjà révélé à plusieurs reprises des éléments frustrants cette saison, soit dus aux choix d’Erik Spoelstra (Max Strus ?) soit dans l’incapacité des leaders à calmer le feu (Jimmy ?), ce soir c’était la cerise sur le gâteau, le point d’exclamation sur une situation sacrément flippante à Miami. Encore une fois, et on le répétera souvent, ce n’est pas comme si la saison du Heat se terminait demain matin. Mais face à la tempête, et devant des challenges aisés en perspective, cette équipe a l’air de perdre tous ses moyens en ce moment, ce qui n’augure rien de bon à quelques jours des Playoffs. Dans le moneytime foireux de ce vendredi, trop de choses ont semblé à côté de la plaque, que ce soit une gueulante du patron, les efforts au rebond (18 offensifs au total pour les Knicks), les choix de tirs en attaque, le body-langage des titulaires, la présence de certains joueurs trop longtemps sur le terrain… En fait, même en voyant Tyler Herro sur le côté car indisponible, on ne pouvait pas croire que le Heat allait se faire rattraper, et en même temps une part de nous poussait à y croire. C’est dire le manque de confiance qu’inspire ce groupe dans des situations précises à peu de temps des Playoffs, et les soucis internes qu’il va falloir vite régler sous peine de prolonger le cauchemar jusqu’à mi-avril.

38 à 15 encaissé dans le dernier quart-temps. Une salle choquée par ce dernier quart affreux. Un coach qui regardait dans le vide en susurrant fuck devant ce triste spectacle, des leaders qui n’ont pas su prendre le match à leur compte, et un trouble qui s’installe à Miami : il va falloir vite mettre un à ce merdier côté Heat. Face aux Nets ce samedi ? Il y a plutôt intérêt, car la tendance et à la panique en ce moment du côté de South Beach. On se réveille, et vite.

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