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Ben Simmons et les Blazers, ça matche ? Un défenseur élite pour retaper une muraille pétée, l’idée est bonne

Couv

Ça match ou pas ?

Source image : Montage TrashTalk via Love Test

Entre les envies de départs de Damian Lillard ainsi que les tensions rapportées entre lui et Chauncey Billups, les rumeurs vont bon train à Portland. La dernière en date fait état des envies de Dame D.O.L.L.A. d’évoluer aux côtés de Ben Simmons. Dans le cas où un trade venait à arriver, l’Australien pourrait-il sublimer l’effectif de Portland ? 

L’équation de départ concerne deux valeurs négatives.

Oui, Portland et Ben Simmons sont tous deux dans des situations délicates et pourraient aspirer à mieux. Si la physique de base nous enseigne que deux charges négatives se repoussent, ce cas pourrait être un cas d’attraction par complémentarité. Et dans le pire des cas on prend les maths hein, où deux valeurs négatives multipliées donnent une valeur positive. Le problème des Blazers ces deux dernières années a été cet équilibre… inexistant. Leur attaque est excellente et a su à plusieurs reprises afficher un niveau élite, spécialement quand Damian Lillard tapote son poignet ce qui indique en générale une mort imminente pour l’adversaire. Mais le souci de Portland reste la défense (cette année plus que jamais), qui au mieux est tout juste bonne pour le siphon de la baignoire. Les Blazers concèdent un pourcentage élevé de shoot et sont tout simplement la pire défense derrière l’arc (38,6% des shoots concédés). Ces soucis défensifs peuvent être le premier point de convergence avec le profil du meneur australien, Ben Simmons s’étant imposé la saison dernière comme l’un des meilleurs défenseurs de la Ligue. Autant dire qu’il toise toujours Rudy Gobert pour l’avoir privé de DPOY l’an dernier. Son QI basket et son physique sont effectivement construits pour les tâches défensives et l’ont, de ce côté du terrain, tout simplement rendu indispensable auprès des Sixers. Avec lui, la défense de Portland pourrait se détacher d’un souci qui date de l’époque Terry Stotts. Même si Damian Lillard n’est pas un défenseur à la hauteur de sa palette offensive, il reste capable de suivre les gars avec sa vivacité ainsi que de switcher assez rapidement. Un line-up composé de Powell, Covington et Simmons constituerait sur le papier un chouette potentiel défensif, mais cela reste basé sur leur capacités individuelles. Oui, encore faudrait-il que Chauncey Billups réussisse à diligenter tout cela. En tant que membre de l’effectif des Pistons de 2004, il aurait bien mauvaise grâce à ne pas insuffler à ses hommes une âme défensive.   

Damian Lillard a manifesté l’envie de voir cette addition dans l’effectif de Portland, et au vu de tous les « Dame Time » qui ont sorti les Blazers de la mouise, son opinion est loin d’être tournée en dérision. Tout au long de ce premier quart de saison, Portland attendait que Dame redevienne le scoreur insatiable qu’il a toujours été, et céder à ses moindres désirs pourrait être la clé de ce problème, particulièrement quand ce désir est dans l’intérêt de la franchise. L’adaptabilité de Ben Simmons fait qu’il peut sans souci se glisser sur le poste 4 et proposer des écrans de pick à Damian Lillard. Sur le roll, son jeu de pénétration et les trois tireurs solides sur les ailes feront le reste. On a donc deux potentiels décisionnaire du jeu – Ben Simmons et Damian Lillard -, mais surtout des artilleurs assez compétents pour rendre le schéma offensif de Portland… imprévisible. Jusque-là, le nom de C.J. McCollum est rarement paru tout simple parce qu’il serait la victime désignée d’un éventuel trade, mais rien ne dit qu’il en paiera forcément les frais. C’est juste le scénario le moins pénalisant pour les Sixers.

Oui, CJ McCollum offre à Chauncey Billups beaucoup moins de flexibilité que Ben Simmons. Ce dernier affiche une polyvalence rare pour ne pas dire unique, car sa combinaison taille, capacité d’organisation et ball handling est plutôt rare (pour ne pas dire unique parmi ses contemporains). On ne comparera cependant pas les tirs extérieurs même si chez Benny, ce blocage pourrait être d’ordre psychologique. Il semble ouvert à l’idée de rejoindre l’Oregon, et si l’on se fie au post Instagram liké par l’Australien – à savoir que Damian Lillard aimerait jouer avec lui – un changement de décor et une pression moindre pourraient revitaliser sa carrière et par la même occasion, cet aspect du jeu. Eh oui, jurisprudence les mauvaises langues car Anfernee Simmons – dont le shoot a atteint un niveau de consistance bien supérieur à ses débuts en NBA – a travaillé avec le personal trainer de Damian Lillard. Ce qui lui a fait passer un cap sur le plan mental grâce à ce fameux Phil Beckner. Rendez vous compte, il est passé d’une séance de temps en temps – selon ses disponibilités et sa motivation -, à carrément faire une croix sur une grande partie de ses vacances pour suivre Phil Beckner aux 4 coins des États-Unis et perfectionner son jeu. Un Simmons de plus à accompagner, Philou ne refusera sans doute pas.

Telle qu’elle est actuellement construite, l’équipe de Billups manque d’un défenseur pour compliquer la tâche aux superstars adverses. Dans le cas où Portland parvenait à s’offrir une campagne de Playoffs cette saison, l’argument massue pour acter le trade de Ben Simmons serait là : la défense. Si en plus le changement de décor permet à l’Australien de se débloquer psychologiquement, les Blazers gagneraient en lui une pièce exceptionnelle. 

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